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Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



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 Carnets de route du voyageur en Dunav

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AuteurMessage
Michel Sebastopol



Nombre de messages : 640
Date d'inscription : 28/12/2006

MessageSujet: Carnets de route du voyageur en Dunav   Mer 7 Mar 2007 - 17:33

Lime lointaine de l'Empire, le Grand Duché de Dunav a toujours été considéré comme la Sentinelle de l'Ouest de la Russlavie


En fait, elle porte dans l'imaginaire du russlave les stigmates de son paysage de steppes désolées et ventues.

Longtemps lieu de combats sauvages, elle servait même de territoire croquemitaine dans l'imaginaire du peuple, les disgraces de fonctionnaires de Gornograd avait souvent pour destination Dunav

que dire de cette grande enclave vide , riche pourtant de ses 8 millions d'habitants.

Avec ses montagnes hautes et dechiquetées à l'ouest le pays est tourné vers l'intérieur.

La Capitale Dunav, est un lieu de commerce trés actif, avec des échanges commerciaux nord sud intense et une population industrieuse.

Malgré son million d' habitants elle garde un charme du passé incontestable et son coeur de ville ne manque pas de curiosités en particulier les fontaines du Palais du Grand Duc.


Les autres bourgades, ont des noms qui fleurent bon le lointain : NUk albon, Cracher vat, Gastiar Veld, Chamouj Altus

Si on trouve des plaines fertiles, des vignobles, de trés grandes forets, ces paysages representent 60% du territoire, le Dunav c'est pour beaucoup sa steppe immense...

Mais parler du Dunav c'est avant tout parler de la steppe et de ses habitants nomades , éleveurs de betail et de chevaux, on pense n 'avoir rien à dire sur ces nues étendues, où rien n 'accroche le regard, et pourtant, c'est là qu on croise, effleure, l'ame des habitants de ce pays.



Dans la steppe du Dunav, la plupart des choses acquièrent une signification en rupture avec l’époque actuelle, et par certains aspects archaïque. Il en va ainsi de l’abri des hommes, la tente ronde en bois et en feutre qu’on appelle yourte hors de nos frontières. Chez nous, le regard de celui qui chemine demeure sans cesse à l’affût ; toujours excitant est l’instant où la yourte apparaît quelque part aux confins de la steppe infinie, tel un cœur qui bat, solitaire. Car là où elle se trouve, l’eau, la vie, la chaleur pendant les hivers rigoureux et la fraîcheur au cœur des étés ardents sont au rendez-vous. La porte de la yourte est ouverte à tous. Même lorsqu’il n’y a personne, il faut y entrer sans hésiter, se servir des boissons et des mets, allumer le poêle pour préparer à manger. L’hôte qui est encore en route avec les troupeaux, qui a peut-être faim et soif, chaud ou froid, finira par arriver…

De même en ce qui concerne les distances. Pour parcourir -30 kilomètres –, il faut souvent deux heures entières en voiture automobile, si ce n’est plus. Et ces heures paraîssent plus longue que toutes celles que l’on a laissées mourir sans plus s’en soucier, n’importe où dans le monde.
Une fois dans la steppe, on est tellement livré au temps, pur temps de vie, que toutes ses vagues et ses rayons pénètrent chaque pore de votre peau. Tantôt ils réchauffent, tantôt ils rafraîchissent la mince couche en dessous, vos paysages intérieurs, s’attaquant activement au confinement qui s’est créé et instauré, tel un rempart invisible, mais impénétrable, s’opposant au flair primitif toujours en éveil des cellules du corps humain.

Comme il en va pour l’heure, il en va pour la journée, qui dure ici plus longtemps qu’ailleurs. Il ne s’agit pas d’une simple sensation dont pourrait douter et sourire n’importe quel matérialiste, mais d’un fait quantifiable .



Dans la steppe, le temps est plus long qu’autre part. Ce jugement ne cesse de se vérifier. Les chefs traditionnels avec leur cheveux blancs, sont des sages – en une brève vie humaine, ils ont compris ce qu’ailleurs seules au moins trois générations réunies peuvent saisir. Leurs peaux font penser à un paysage de désert, la sueur qui coule de leurs fronts ridés ressemble à de l’eau de pluie ruisselant d’un tremble et remplissant de son éclat les sillons de l’écorce.

Les jeunes gardent les chevaux. Leurs peaux et leurs regards, comme leurs conceptions, paraissent différents et plus mûrs que ceux des citadins de son âge. Le temps doit avoir venté et soufflé plus longtemps sur eux et en eux



Une opinion largement répandue veut que la civilisation ismarke nomade possède de nombreuses caractéristiques peu flatteuses aux yeux des contemporains : paresse, gloutonnerie, lenteur, superstition, impureté, etc. Certes, la communauté dunave de souche n’a rien d’une race de seigneurs se distinguant par ses nobles attributs, comme certains aimeraient l’affirmer. Mais la plupart des fautes dont on les accable relèvent soit de mensonges volontaires, imputables à un sentiment de vengeance héréditaire remontant à des défaites passées, soit de malentendus.

Il est vrai que les nomades vivent à un autre rythme, conditionné par l’activité qui les nourrit. Tout au long de l’année, sous le soleil, la lune et toute constellation, il faut s’occuper des troupeaux et les protéger. Alors que l’agriculture exige des travailleurs un investissement total à la saison chaude et que le travail en usine s’effectue uniquement par roulement, le berger nomade doit répartir ses forces sur toute la durée de l’année, voire de sa vie, car il n’est protégé ni à l’âge de l’enfance ni à celui de la retraite.


Dans la steppe, le climat est capricieux et les bêtes elles-mêmes peuvent se montrer imprévisibles. Il faut sans cesse être sur ses gardes et prêt à toutes les éventualités. Comment y arriver au mieux ? En réfléchissant en silence, les sens tendus et les muscles relâchés – en conservant extérieurement son calme tout en vivant dans une grande tension intérieure !



Les étrangers semblent ne pas se douter de toute la tension qui règne dans la vie d’un berger nomade. Que pas mal de gens ne se lavent pas à fond, et de surcroît pas assez souvent, est injustifiable. Mais s’agissant de pureté, voici ce que je peux dire en toute bonne conscience : la poussière, le sable, la terre, la boue... oui, tout cela existe dans cette partie du monde, mais la saleté, sûrement pas.

Contrairement au temps qui est plus long, toutes les choses ont ici une croissance plus brève. C’est vrai pour les herbes, les arbres, les animaux et les hommes. Tous ont en quelque sorte du mal à pousser et restent toujours de petite taille. Mais il y a beaucoup de valeur nutritive dans l’herbe courte, de valeur calorique dans le petit arbre, d’endurance dans le petit cheval et de force dans le petit homme – comme si tout ce qui jaillissait de la steppe recevait largement sa part de ce qu’elle porte en elle. Et la steppe est sans conteste extrêmement grande et puissante ;

Pourtant la steppe dunave vit , elle aussi ces bouleversements et ces changements qui déterminent notre existence sur la planète. La vitesse croissante, et tout ce qui l’accompagne, est en train de submerger de plus en plus, et de plus en plus sûrement, le pays de la steppe grise. Des choses nouvelles naissent, des choses anciennes meurent. Cela ne concerne pas que le visible, mais aussi l’invisible : les angles et les points de vue.
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