La Sainte Russlavie

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 Dans un établissement de la Capitale...

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Feodor Pojarski

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Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: Dans un établissement de la Capitale...   Ven 12 Sep 2008 - 20:18



Écartant de la main les lourds rideaux, Irakli retrouva l’arrière-salle qu’il connaissait bien. Le couloir principal était jouxté de cabinets particuliers, petites pièces étroites, juste assez larges pour accueillir un divan et une table basse.

Rien n’avait changé. Les mêmes Asiates silencieux guidaient les habitués vers les cabinets, leurs pas légers glissant sur le tapis moelleux sans faire le moindre bruit.
Ici, personne ne semblait se soucier des événements des derniers jours.

Irakli suivait une jeune serveuse aux courbes agréables, qu’il reluquait distraitement. Pour quelques roubles de plus, il pourrait probablement la mettre dans son lit, mais il n’y songeait pas sérieusement : il n’était pas venu pour le sexe, mais pour un autre genre d’oubli.

Alors qu’il progressait dans l’étroit couloir, il vit un autre client sortir d’un cabinet sur sa gauche, l’œil hagard et embrouillé, comme sortant d’un long sommeil.
Irakli le connaissait ; c’était un Junker assez influent au Palais d’Hiver, à qui Irakli avait rendu quelques services au début de sa carrière.
S’il l’avait croisé ailleurs, il l’aurait salué d’un discret signe de tête. Mais pas ici.
D’ailleurs, Irakli n’était même pas certain que l’aristocrate l’aurait reconnu. Il lui faudrait probablement plusieurs heures avant d’émerger du brouillard dans lequel il était plongé.

Devant lui, la serveuse asiatique s’arrêta, et ouvrit une porte, l’invitant à entrer d’un geste onctueux.
Irakli entra dans la petite pièce, et s’allongea sur le divan.
Il desserra sa cravate, et pris le verre de vodka que lui tendait la serveuse. Il le sirota en regardant le plafond tandis que l’Asiate préparait la pipe à opium.

Rien n’égale l’oubli que procure l’opium.
Même s’il s’en défendait, Irakli était devenu dépendant.
Il ne pouvait plus se passer deux jours sans qu’il ne se rende au « Salon ».

La drogue lui permettait de quitter le sol : alors que la fumée emplissait lentement ses poumons, il avait l’impression de s’élever du divan et de quitter son propre corps : il n’était plus qu’un pur esprit, à la force sans pareille. Immobile, il se déplaçait à une vitesse folle à travers les étendues.
Affalé dans cette pièce glauque, il était plus puissant que jamais : tout lui était possible, toute la gloire dans sa main…
Alors que ses yeux sombraient dans le vague, il parcourait sans frein les royaumes de l’utopie, son esprit à demi fou l’emmenait jusqu’aux limes du Monde, et il voyait les montagnes du Kaukase, cet anti-monde barbare où, un jour, il était né.
Et son esprit ne s’arrêtait pas là : il continuait, descendant vers le Sud, survolant les vallées escarpées et les forteresses noires : il effleurait du regard les Portes de Fer, et le royaume de Gog et Magog.

L’opium n’est pas un plaisir, c’est une nécessité.
Irakli était terriblement conscient de cette vérité, même dans les abîmes profonds où il descendait sans trêve.
Il savait que sans les drogues dont il s’empoisonnait, il perdrait tout contact avec les limites de la réalité.
Il tuerait en plein jour. Il errerait dans les larges avenues de Gornograd, un poignard à la main, frappant au hasard, jusqu’à ce qu’on l’abatte.

L’accorte serveuse lui fit signe que le matériel était prêt. Irakli lui fit signe de dégager, et commença à inspirer lentement.


_________________
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Feodor Pojarski

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MessageSujet: Vers la Gare St-Vladymir...   Lun 15 Sep 2008 - 19:18



Dans la stupeur du matin rendu irréel par une longue nuit de paradis artificiels, alors qu’un ciel blanc se lève sur la Capitale des Tsars, Irakli émerge lentement des torpeurs où il s’est plongé de manière ininterrompue pendant une semaine.

Sortant de l’hôtel Continental où il a élu domicile, il cligne des yeux et semble perdu. Il finit par reprendre ses esprits, et se dirige vers la Gare Saint-Vladymir.

Dans les poches de l’homme, on peut trouver : un court poignard kaukasien au manche d’ivoire et à la lame ciselée ; une lettre froissée au contenu de la première importance ; des papiers d’identité ; un passe-droit du Ministère des Affaires Etrangères, périmé depuis plusieurs mois mais « actualisé » par un faussaire; un revolver à six coups ; une poignée de balles ; plusieurs liasses de billets de mille.

Irakli marche à pas lents le long des palais gornogradiens. Il regarde d’un œil absent (puis ironique à mesure qu’il reprend ses esprits) les manifestations populeuses et les démonstrations de force des syndicats.

Enfin, il arrive à la gare. Après avoir acheté un billet, il se promène à travers la vaste gare, dans l’attente de son train.

Ses pas le mènent vers un couloir peu fréquenté, qui conduit à un quai secondaire, d’où seul part un train à destination de quelque faubourg isolé.

Arpentant ce couloir, Irakli bouscule un aveugle, qui tombe à terre.
Irakli va continuer son chemin, sourd aux gémissements pathétiques du vieil infirme, quand soudain il se ravise, comme pris de remords.

Retournant sur ses pas, il aide l’aveugle à se relever en passant son bras droit sous son épaule. Dans le même mouvement, sa main gauche plonge dans sa poche et en sort le poignard, qu’il plonge d’un geste sec dans la gorge du vieil homme.

Celui-ci veut crier mais n’émet qu’un gargouillis répugnant.
Irakli le frappe encore trois fois, au ventre, avant de le laisser glisser sur le sol.
Après avoir essuyé sa lame sur le manteau de sa victime, il s’en va d’un pas vif.


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