La Sainte Russlavie

Micronation inspirée de la Russie tsariste des années 1900
 
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 Medjelev c. Le Vigilant

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Viktor Medjelev

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MessageSujet: Medjelev c. Le Vigilant   Sam 20 Fév 2010 - 1:59

Les constables de la Cour Fédérale n'avaient jamais été autant débordés et pour cause : cela faisait à peine quinze minutes qu'on avait ouvert les portes de la salle d'audience où s'amorcerait le très médiatisé procès Medjelev c. Le Vigilant et, déjà, la salle était bondé de curieux. Sur le bord de la porte, les journalistes faisaient le pied-de-grue pour arracher une interview à Viktor. C'est qu'un Premier Ministre qui passait devant la justice, ça faisait toujours jaser, même si il était dans ce cas ci le plaignant.

Soudain, on entendit des pas claquer au bout du couloir. Les journalistes se retournèrent subitement pour apercevoir Piotr I. Oubranovitch, l'illustre et redoutable avocat-plaideur des élites du pays, et ce peut-importe le régime ou le parti au pouvoir. L'homme, dans le début de la quarantaine, avait un de ses sourires qui vous faisait vendre votre maison et vos enfants pour un oui ou pou un non. Ce matin, il portait un complet noir très chic qui rehaussait son charisme naturel. Derrière lui, deux autres avocats et autant de stagiaires portaient un monticule de documents, de photocopies et d'autres dossier quelconques. Mais, nulle trace de Viktor...

Avisant le désarroi des journalistes, il s'arrêta un instant devant eux


Allons ! Vous n'imaginiez quand même pas que Viktor serait ici ce matin ! Le pays est en crise messieurs, les Jatonais ont pris le Kaukase à cause de la mollesse de la racaille tsariste... mon client a donc fort à faire. En tout cas il a mieux à faire que de se défendre contre les calomnies pernicieuses et politisés de groupes ne cherchant rien d'autres qu'une occasion de s'accaparer le pouvoir.

Enfin bref, j'ai bon espoir que justice sera faite très rapidement au vue de la preuve accablante qui pèse sur Le Vigilant. Et plus vite nous aurons fini, mieux ce sera ! Vous savez... mon client est très affecté par ces mensonges, cela l'a blessé énormément. Il est dur pour lui de mettre toutes ses énergies au service de la République quand il est victime de pareilles attaques. Oh oui, Viktor est très peiné. Surtout qu'il croit tellement à la presse et à son rôle en démocratie...je n'hésiterai pas à dire que les actions du Vigilant l'ont bouleversés.

Mais bon, Viktor est fort, il passera au travers de cette tempête et résistera à ces coup bas. Maintenant, veuillez m'excuser, j'ai fort à faire.


Piotr fit mine d'essuyer une larme, l'air affligé, puis se dirigea vers sa table en soupirant. S'affalant sur une chaise, il se plongea dans ses notes en attendant le début du procès. Autour de lui, ses stagiaires s'affairaient à classer et préparer la preuve.
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Leonid Godinnik

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Sam 20 Fév 2010 - 2:21

Dans les couloirs on entendait et l'on disait beaucoup de choses... les journalistes prêchaient le faux pour avoir le vrai... Quiconque n'aurait pas eu conscience d'être ici en un tribunal aurait pu se croire à la foire tant ça caquetait, jacassait, piaillait...

L'heure avançait, l'avocat du Premier Ministre venait d'arriver, jouant comme toujours la même comédie de l'homme touché et atteint dans sa dignité -que l'avocat avait perdue depuis belle lurette à vrai dire- et prêt à clamer au monde le bienfait et la nécessité de son action.



Le juge Nikita Bogdanevitch Formosisky avait observé sans mot dire et sans sortir de la zone d'ombre où il se trouvait... Pour l'instant il attendait et se faisait une idée de la scène qu'allait être ce procès médiatique, ressemblant plus à un affrontement politique et idéologique qu'à une action de justice banale... Il attendait aussi que l'avocat du feuillet incriminé fît son apparition, afin de compléter son résumé des protagonistes...

Ensuite il sortirait de l'ombre et irait rendre justice, car là était sa tâche...
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Iossif Maï-Maïevski

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Sam 20 Fév 2010 - 19:20


Les portes s'ouvrirent à nouveau, et c'est un revenant qui entra dans la salle. Iossif Iossifovitch Mai-Maievski lui-même ! Le richissime industriel avait beaucoup vieilli, depuis qu'il avait quitté la vie publique en 1908. Il s'était entièrement retiré des affaires politiques, se contentant de gérer sa fortune, ses entreprises et de plaider de tant à autre dans de petites affaires, histoire de garder la main. La chute définitive de la monarchie, la transformation de son PCD chéri en mouvement républicain, la Guerre civile, la disparition de tous ses vieux camarades et adversaires, dont son vieux complice Krasstchenko, tout cela avait éprouvé le vieillard. Mais ce n'était rien en comparaison du coup que lui avait porté la mort de son fils unique, Stepan.

A présent, à l'exception d'un vague cousin installé en Ukhranie, Iossif Iossifovitch était à présent l'ultime survivant des Mai-Maievski, cette famille qui avait cru pouvoir jouer un rôle de premier plan sur la scène russlave.

Indifférent à la horde de journalistes qui s'agglutina autour de lui dès son entrée, le vieux marcha avec dignité et lenteur jusqu'aux bancs alloués à la défense, suivi par un seul assistant. Il se remémorait l'époque où, membre de l'opposition libérale au Tsar Nicolas Ier, il entrait dans un tribunal similaire pour défendre le dissident Chliandropov. Cette affaire, même si elle n'avait pas été à proprement parler couronnée de succès, l'avait fait connaitre sur la scène publique. Iossif Iossifovitch avait ensuite été facilement élu député progressiste à la douma, avant de devenir Ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Krasstchenko.

Iossif Iossifovitch arriva enfin à sa place. Il se retourna, et répondit enfin aux journalistes, créatures lâches et veules qu'il avait toujours méprisés:


- A l'heure où le nouveau pouvoir entend assurer son emprise sur le pays en immolant la liberté de la presse sur l'autel de ses intérêts, il était de mon devoir de me placer aux côtés de la liberté, comme il y a trois ans. Je le devais à mon pays et à mes compatriotes, dont les témoignages indéfectibles de soutien lors du décès de mon fils m'ont beaucoup touché. Ce sera tout.

Sur ce, il se retourna et s'installa, non sans avoir salué d'un sourire paternel le jeune loup qui s'agitait sur le banc d'à coté, Oubranov, l'étoile montante du barreau Murasovite. Il ne serra pas la main de son client, en l'occurrence le minable rédacteur en chef de ce torchon appelé Vigilant, histoire de bien lui faire comprendre qu'il ne lui inspirait que mépris. En revanche, Iossif Iossifovitch tourna la tête, inquiet: où était-donc l'autre célébrité du jour, le professeur Pankratov ?

_________________

Iossif Iossifovitch Maï-Maïevski,
Vice-président du Krasschenko Maï-Maïevski Konsortium,
Avocat,
député KD
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Merkoul I. Pankratov

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Date d'inscription : 29/12/2009

MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Sam 20 Fév 2010 - 21:19

Dans l'agitation générale, le professeur Pankratov fit une entrée remarquée. Il avait été retardé par un petit incident. En effet, une meute d'apprentis, d'ouvriers métallurgistes et de déserteurs saouls à la solde de Medjelev avaient tenté de l'enlever à sa sortie de l'Université St-Wolodymir de Murasibirsk, ou du moins de lui voler ses précieux documents. Heureusement, les étudiants murasovites, bons patriotes et bons cathodoxes, étaient venus à sa rescousse et avaient mis en fuite les lâches agresseurs.

Choqués par cet affrontement opposant la Science et son humble (mais néanmoins excellent) représentant à la horde des ignares, aux masses analphabètes des bas-fonds de l'humanité, les étudiants avaient alors escorté le professeur Pankratov jusqu'au siège de la Cour Fédérale.

La ville était en ébullition - ce qui était assez rare pour Murasibirsk, cité endormie où toute l'énergie des habitants se perdait habituellement dans les rues boueuses. Les Tchetniks, déversés par camions entiers en provenance des districts voisins, disputaient le trottoir aux faisceaux kadets et aux agitateurs merksistes. Le gouverneur avait renforcé la police locale en faisant appel à deux détachements de police supplémentaires, à un régiment d'infanterie et une section d'automobiles blindés. Or il suffisait d'observer la mine hébétée des paysans-soldats en sandales de paille lâchés sur les boulevards et les croisements pour se rendre compte qu'ils n'étaient pas à la hauteur d'une éventuelle guérilla urbaine.

Il était clair que le procès qui se préparait allait avoir un grand retentissement à travers la Russlavie. Le Premier Ministre, peut-être sans le vouloir, avait garanti une tribune publicitaire de choix à une des composantes les plus dangereuses de l'opposition.

Avant de serrer la main de l'éminent Maï-Maïevski et de s'installer à sa place, le grand Pankratov daigna répondre aux journalistes :

- Il m'apparaît tout de suite que ce procès ne sera pas celui du Vigilant et de l'objectivité journalistique dont cette feuille a toujours fait preuve, mais celui des nouveaux oppresseurs, des nouveaux tsars de la Russlavie et de leurs méthodes criminelles.
Il m'apparaît aujourd'hui que ce procès sonnera le glas du régime tel que nous le connaissons et fragilisera les carrières des plus importantes figures de la République : Viktor Trofimovitch Medjelev, Nikolaï Alexandrevitch Romanovsky et Leonid Antonovitch Godinnik. Ce sont eux qui, croyant pouvoir bâillonner la presse, se retrouveront dans la peau de l'accusé ! Dixi.
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Juge Nikita Formosisky

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 3:41

Une fois tout ce petit monde en place dans l'arène, ce fut à Nikita Bogdanevitch Formosisky d'y entrer afin d'endosser le rôle qui était le sien. Pour ce faire il envoya le greffier l'annoncer:

- SON EXCELLENCE LE JUGE! SILENCE ET RESPECT POUR LA JUSTICE QUI ENTRE! cria le petit homme chauve à la grosse voix tonitruante.

Formosisky apparût alors dans la salle, marchant d'un pas lent et puissant, lissant sa barbe noire encore malgré ses cinquante-deux ans. Pendant ce trajet qui le séparait de l'entrée latérale de la salle d'audience à la chaire qui était la sienne, il prit le temps de jauger les hommes qu'il avait entrevus depuis la porte entrebaillée... Son regard ne passa pas inaperçu: chacun pu sentir une vrille inquisitrice commencer son oeuvre de justice...
Le juge au ventre imposant sous sa robe au plastron et au col d'hermine, s'assit lentement et pesamment puis se saisit de son maillet avant que d'en taper son pupitre de trois coups et de prendre la parole:


- En ce jour la République de Russlavie, après requête d'un plaignant, va juger de la recevabilité d'une plainte et sanctionner les fautifs... La justice sera droite et impartiale, ma main, celle de l'ordre, sera celle qui dirigera ce procès. Je ne supporterai aucun excès d'aucune part. Aucune flagornerie, aucune corruption de quelque type que ce soit. Tout abus sera sévèrement puni au titre de la loi, juste et unique!

Puis après un silence pesant:

- La séance est ouverte, la parole est au plaignant, énoncez le sujet de votre plainte dit le magistrat en soupirant et en posant ses lunettes sur le bout de son nez...

L'homme avait planté le décor, SON décor, il serait maître en cette salle, et personne d'autre...
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Viktor Medjelev

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Localisation : Novolensk
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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 8:20

Alors que ses assistants se précipitaient pour finir de trier les notes, Piotr s'était calé dans son fauteuil et avait fermé les yeux, histoire de réviser sa stratégie une dernière fois. Mais il fut soudain dérangé par le juge qui faisait déjà son entré en grande pompe. Piotr soupira en se levant pour l'entrée du magistrat. Puis, il prit une gorgée d'eau, se racla la gorge, et entama d'une voix assuré le récapitulatif de sa plainte et de la preuve.

Merci votre honneur,

Le 15 février dernier, suite aux propos écrits par Le Vigilant dans ses 3 dernières édition, mon client a porté plainte contre ce journal pour diffamation et atteinte à son intégrité morale. J'entends donc démontré aujourd'hui que les propos concernant Viktor Medjelev qui ont été écris par le Vigilant et qui font l'objet de cette plainte sont, d'une part, infondés et mensongés ainsi, d'une autre part, qu'ils portent atteinte à la réputation, à la crédibilité et à la respectabilité de mon client et donc qu'ils ont posé un préjudice important à ce dernier. Pour ce faire, il convient d'abord de démontrer la recevabilité de la plainte en étayant les principaux propos ayant motivé la plainte ainsi qu'un résumé de la preuve.

Le numéro du Vigilant du 9 février dernier, donc, titrait ''Exclusif ! L'agenda secret du Gouvernement Medjelev révélé dans ce numéro !''. Il était notamment dit, dans ce numéro, que


Citation :
Le Vigilant est donc en mesure de vous dévoiler le nouveau drapeau qui sera bientôt celui de la République Russlave, par oukaze de M. Medjelev

Cette phrase était suivi d'un sordide dessin dont le Vigilant ne daigne même pas citer la source. Hors, mon client n'a jamais abordé le sujet du drapeau russlave avant la parution de cet article et ce, ni en chambre, ni en réunion et ni en privé. Je ferai venir à la barre plusieurs témoins pour prouver mes dires en temps venu. Cela, conjugué au fait que le Vigilant ne fonde cette affirmation sur absolument rien, fait clairement de ce propos le premier d'une longue série de mensonges visant à discréditer mon client par des moyens illégaux.

Le Vigilant poursuit ensuite en usant de l'expression ''la clique franc-charpentière au pouvoir'' pour nommer le gouvernement. Encore une fois, le journal ne cite aucune preuve pour appuyer ses dires et fait donc de la diffamation. En outre, ces propos sont totalement faux, du moins dans le cas de mon client qui est un pieu cathodoxe, et le Pope de Novolensk viendra témoigner en ce sens si besoin il y a.

Le Vigilant poursuit en affirmant que mon client a négocié la cession de Svetivostok au Jaton, propos mensongé et calomnieux, qui plus est totalement saugrenu. La seule preuve qu'apporte le Vigilant pour étayer ces propos est un document en plutôt mauvaise état mais au contenu en bonne partie lisible. En voici la transcription : (EL: selon un OCR online)


Citation :


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ию Омчкчп нобгшн лмодспч или по по 6: Ь ІІ
они до щобнмм кшцьіітогіі при ипрпчиъ Копп-
пія сии 1 уп Фвпп \пи.×:›п,п довдомил арии пц
°0'ІІ\01$О СО СІІІІІ ІЕЁІІ СЁІІІЄІІІ СІОІІРІ ОІОІЧІСІЯЬЦ
по иван амп.: эуьррппипи яд а или нссііідд,
ппц В дыма еоьіцр-;о{ппп5 проц ШДІУ ~г}сдос~ -
одиыно 1 снипы Мп сцпцроппхъ дв скорііцп
,испании поди: 1. 1: сог.-всі: съ госўдриппіеп Дни.
пищи ІІ ц Анн прочим пт время гесумрспс по-
еіівмм 1 сдан съ 051 Іаипцп ццстьіо иди ри-
етпьп въ цепи: Осип !АІІІЪ.ІП продан пенис
ви: вт; шт вёищ пт- ишш цвсщтш 1
вмюппипп во пп цепями: на просил Іъсуррсти
іъссііппгозслміцсп Брпу !ЩІІ Ірпп или неу-
дцриишппя из пипец 1 пируфть оцвиіп въ Іродиін
ппц: при п измедвпльщв у\рвцн1пэ.п пп
мшппдв: буди пи устспвпвпшрявюел п топ пом-
руяпцп прпепъіо пл ничо пиве! рдппн грппцпг
пена иран сцен Оппепп п Ішппиіа иного сапо-
го или воров Іпв,|е›:воипіап› пр и няир щіту
аоощхшив нашим! 1 ищи Ідиин оъ видицпн-
цп пденлпоеп Поудрнп Ііиъоіпюп п по пцр,
впгоцдрпіл 1 еиііцўтпч-5 тип ИМ Ёасеи. _

Vu la piètre état de la photo publiée dans le Vigilant, tous les phrases ne sont pas lisibles (c’est sans doute volontaire de leur part). Néanmoins, ceux qui le sont sont truffés de mots inventés de toute pièce comme ‘’titanium’’ et ‘’Espagne’’ qui serait selon cette lettre un pays quelconque (EL :selon un traducteur en ligne). Vous voyez bien, votre honneur, que cette lettre est inventée de toute pièce ! La signature au-bas de celle-ci n’est même pas celle de mon client !

Le 10 février, suite à l’invasion du Kaukase par le Jaton, le Vigilant affirmait que le pacte entre mon client et le Jaton dont il parlait précédemment, pacte inventé de toute pièce par le Vigilant comme je l’ai démontré précédemment, ne concernait finalement pas Svetivostok mais le Kaukase. Voilà là des propos fort opportunistes mais aussi mensongés que les précédant. D’abord, le Vigilant n’apporte aucune preuve valable pour étayer ces dires. De plus, les faits ont donnés raison à mon client. En effet, les soldats de la Républiques se sont vaillamment battu pour défendre le Kaukase (mais ont échoué). En ce moment même, le ministre Godinik négocie le retrait des troupes jatonaises du Kaukase et des militaires se déplace vers se territoire pour le reprendre par la force si nécessaire. Alors disons simplement que le Premier Ministre fait actuellement tout sauf donner le Kaukase aux Jattonais.

Mais les attaques les plus mesquines et les plus mensongères sont venues dans l’édition du 13 février de la bouche de Fedor Pojarski. Comme vous le savez, Monsieur Pojarski gravite autour du Vigilant et participe même, cela semble évident, à déterminer la ligne éditoriale du journal. En outre, la jurisprudence l’a démontré amplement, il est de la responsabilité du journal de vérifier les dires des gens qu’il interview avant de les publier. Finalement, il n’est écrit à nulle part que les propos de Monsieur Pojarski (membre éminent du PIR et donc lointain dirigeant du Vigilant) ne sont pas endossés par le Vigilant. Pour toutes ces raisons, il n’y a donc aucun doute que Le Vigilant est imputable des propos de Monsieur Pojarski qu’il véhicule dans ses pages.


Cela étant dit, penchons-nous sur les dits propos. Le premier propos diffamatoire envers mon client arrive lorsqu’il est écrit que mon client aurait soudoyé d’anciens membres de la milice rouge. Encore une fois, aucune preuve n’étaye ce propos. De plus, la teneur de ce propos est ridicule, d’abord parce que mon client n’a plus aucun lien avec la milice rouge qu’il a lui-même fait dissoudre, et surtout parcequ’un Premier Ministre ne corromps pas quelques soldats de seconde main, il a déjà une ressource plus imposante en l’armé du pays. De toute façon, à l’heure ou nous nous parlons, la plupart des anciens dirigeants de la milice rouge sont morts de façon naturelle ou accidentelle, dans des circonstances que travaille à élucider la police. L’attaque la plus diffamatoire et la plus pernicieuse est cependant celle sur la nationalité de mon client. Je dois dire que Viktor s’est effondré en larme en voyant ce que le Vigilant disait de ses origines. Comprenez-moi bien, votre honneur, Viktor est un patriote fier de son pays, la Russlavie. En outre, il a vu la mémoire de feu son père, un autre patriote, être trainé dans la boue par cette accusation. Mais enfin, votre honneur, ces paroles sont ridicules et d’une méchanceté gratuite ! Comment Viktor Medjelev pourrait venir de Dastornia ? La seule preuve qu’à le Vigilant est une photo en noir et blanc ou ont été rajoutés des accessoires et traits dastorniens en couleur...UN CHAPEAU ET UNE PIPE EN COULEUR SUR UNE PHOTO EN NOIR ET BLANC...de toute évidence un montage grotesque. Peu convaincant… Moi, je peux venir faire témoigner ses professeurs, de la petite école à l’université, ses amis d’enfance, sa sœur, son ancienne gouvernante, ses collègues syndicalistes. Mais ce ne sera pas nécessaire car tous ici connaissent Viktor Medjelev et tous savent bien qu’il a vécu toute son enfance à Gornograd. J’ai d’ailleurs ici son certificat de naissance et sa récente preuve de recensement.

Voilà donc, votre honneur, l’essentiel des propos diffamatoires qu’a tenu le Vigilant sur mon client. Je l’ai démontré et peut le redémontrer, il s’agit là d’une vaste poignée de mensonges, mensonges qui plus est blessants et dégradants envers mon client. Il est évident que, à cause des sornettes que colporte sciemment le Vigilant, la réputation et le bien-être de mon client de même que sa cote de popularité seront affectés. Tout cet épisode aura causé beaucoup de tord à mon client. Et tout cela, tout cela simplement parce qu’un torchon qui ose se faire appeler journal, semaine après semaine, travaille sans aucune éthique journalistique au mieux mais plus probablement ment sciemment à la population à des fins partisanes et ce en toute impunité.

En toute impunité ? … Peut-être pas car aujourd’hui, la cour a une chance de sévir contre le Vigilant et d’affirmer que la diffamation est intolérable. Aujourd’hui, la cour a l’occasion d’affirmer des standards d’éthique, de rigueur et d’honnêteté journalistique. Aujourd’hui, la cour a la chance de dire non à la propagande démagogique et oui à la liberté d’expression et d’opinion cela dans le respect des autres. En condamnant le Vigilant, la cour fera bien plus que rendre justice et condamner des malfrats, elle condamnera des pratiques illicites et anti-démocratiques et dira oui à la démocratie et à la Constitution, pièce centrale de la justice russlave.


Son exposé préliminaire achevé, Piotr se rassit, plutôt fier de lui. Après avoir but une gorgée d'eau, il se tourna vers la défense à qui il adressa un sourire condescendant. Certes, ses adversaires étaient de haut calibre, sans doute bien plus élevé que le sien, mais la preuve était accablante ce qui faisait voir à Piotr en se procès une chance de battre le vieux Mai-Maievski et, peut-être, de finalement s'imposer sur la scène judiciaire du pays. C'est donc plutôt détendu, rêveur même, que Piotr s'accota dans son siège pour suivre la suite des procédures sans avoir manqué au préalable de serrer les mains de ses assistants et de se retourner vers les journalistes pour leur faire un sourire qui voulait dire, du moins Piotr l'espérait, ''je contrôle la situation''.
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Juge Nikita Formosisky

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 14:27

Tandis que l'avocat de la "victime" énonçait les faits, Nikita Fomosisky écoutait tranquillement, mais soupirant assez souvent. Il recevait les documents incriminés annoncés comme pièces maîtresses...

Pour l'instant il ne dirait strictement rien, il écouterait d'abord le discours préliminaire de l'avocat du feuillet accusé... Ensuite il proclamerait les points retenus pour mener le jugement... Les choses allaient sans doute être mouvementées, vu le premier préliminaire entendu et vu la fierté de l'orateur à peine assis mais se prenant pour Artaban et roulant des mécaniques devant la presse


- Maître Maï-Maïevski, l'audience vous écoute, veuillez annoncer votre défense... dit le juge en s'affaissant dans on profond fauteuil de cuir, tout en feuilletant les documents reçus et en souriant doucement...
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Iossif Maï-Maïevski

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 18:37

Pendant toute la prestation d'Oubranovitch, Iossif Iossifovitch avait écouté avec soin, affichant une mine dubitative et amusée, échangeant de temps à autre des regards complices et narquois avec Pankratov, manière de dire: "Quel gentil petit acrobate on a là !".

A l'injonction du juge, Maï-Maïevski se leva tranquillement, et s'approcha du juge. Levant les yeux vers ce dernier, il pris la parole, d'une voix forte et distincte:


- Votre Honneur, avant toutes choses, nous intentons une action reconventionnelle en dommages et intérêts, vu le caractère manifestement téméraire et vexatoire de la plainte qui nous occupe aujourd'hui. Il est manifeste que l'action intentée par le client de M. Oubranovitch n'a aucune chance d'aboutir et ne vise qu'à nuire à la réputation d'un journal hautement réputé pour son excellence et sa rigueur journalistique, dans le dessein de discréditer la presse libre de notre pays. Il s'agit aussi, selon toute évidence, de couvrir de boue le nom d'un des citoyens les plus éminents en l'associant aux prétendus méfaits que M. Oubranovitch cite dans ses accusations fantaisistes.

Nous demandons donc des dommages et intérêts équivalant au préjudice commercial subi par le Vigilant, à savoir 3 Millions de Roubles, et des excuses publiques du client de M. Oubranovitch, dans la presse, devant la douma et sous forme de publication officielle.

Vu l'étroite connexité entre les deux demandes, nous pensons que notre action reconventionnelle peut être instruite en même temps que l'action principale intentée par le client de M. Oubranovitch: s'il s'avère que l'une n'est pas fondée, l'autre le sera logiquement. Ainsi nous pourrons obtenir un verdict juste et rapide, sous l'égide éclairée de Votre Honneur.


Le vieux renard fit une interruption pour reprendre son souffle avant de continuer. Il s'adressait maintenant autant au juge qu'à Oubranovitch et à l'assistance.

- Venons en maintenant au vif du sujet. Mon honorable collègue a, avec une admirable conviction qu'on ne lui connaissait pas, et que doivent lui envier les acteurs du Théâtre Derjavine, raconté beaucoup de choses, en mêlant habilement le vrai et le faux, en infligeant avec insouciance des absurdités complètes à cette Cour.

Qu'on me permette donc de corriger les assertions fantaisistes de mon honorable adversaire.

Point 1; l'affaire du drapeau. M. Oubranovitch affirme qu'il peut prouver, en citant des témoins ramassés dans les bas-fonds de l'arsenal Rozannov, que son client, Bobby Al-Fayez, n'a jamais fait part de son intention de modifier le drapeau national. Ce qui est bien entendu absurde: en quoi citer des dizaines de témoins apporterait-t-il la preuve que les propos du Vigilant sont faux ? M. Oubranovitch dispose-t-il de suffisamment de témoins pour retracer l'emploi du temps de M. Al-Fayez ces six derniers mois, 24h sur 24 ?

Hors, je rappelle que nous sommes la partie défenderesse: ce n'est pas à nous de prouver la réalité des propos tenus par le Vigilant, mais bien à M. Al-Fayez de prouver que ces propos sont faux. Vu l'impossibilité de le faire, la question du drapeau doit être écartée comme non vérifiable et donc non relevante.

Point 2; la dénomination du gouvernement républicain de "clique franc-charpentière" serait soit-disant injurieuse pour M. Al-Fayez, compte tenu du fait qu'il est cathodoxe.
Je m'interroge: où a-t-il été dit que l'appartenance à la franc-charpenterie et la foi cathodoxe sont incompatibles ? Nulle part. Le ressentiment de M. Al-Fayez n'a donc d'autre fondement que sa propre ignorance de choses évidentes et connues de tous. Qu'il s'instruise plutôt que de faire perdre son temps à cette auguste cour !

Point 3: Le texte original du pacte entre M. Al-Fayez et M. Goku San, Ministre du Jaton.
Après être retourné sur les bancs de l'école, il serait bon que Messieurs Al-Fayez et Oubranovitch s'achètent des verres grossissants, car leur vue semble en mauvaise état, à moins qu'ils ne sachent tout simplement pas lire ?
Regardez-donc plus attentivement: il ne faut pas lire "Espagne", ce qui ne veut rien dire, mais "Sepakano", une locution jatonnaise qui signifie, selon les traducteurs de l'Université Impériale, quelque chose comme "Votre trahison n'est guère honorable mais elle nous est très profitable". Nous ne pouvons qu'admirer la remarquable concision de ce language ! L'augustissime Merkoul Ippolitovitch ici présent pourra en témoigner.

Quant au "Titanium", il s'agit d'un navire marchand immatriculé au Noordzeeland, et qui servira de toute évidence à apporter à M. Al-Fayez sa récompense.


EL/ ton traducteur n'est pas top top, puisqu'il s'agit du texte de l'abdication de Nicolas II ;-) Alors à moins qu'il ne mentionne sa villa sur la costa del sol, je ne vois pas trop ce que l'Espagne vient faire dans l'histoire ;-)/EL

D'ailleurs, ce document est tout ce qu'il y a de plus officiel et certifié. Il porte l'entête de la Stavka, l'Etat-major de l'Armée républicaine. Quant à la signature, il est évident qu'elle ne correspond pas au nom "Viktor Medjelev", puisque M. Al-Fayez a signé sous son vrai nom ! Bien essayé, Monsieur Oubranovitch !

Point 4: la cession du Kaukaze. Mais de qui vous moquez-vous ? Vous prétendez sérieusement que les troupes républicaines ont esquissé le moindre geste pour défendre le Kaukaze ? Et quelles unités étaient présentes là-bas, je vous prie ? Non, la vérité, la voilà: les seuls à défendre Somorkonde et l'honneur russlave furent les cosaques blancs du colonel Bezborodko, qui sacrifièrent leur vie pour défendre les colons russlaves !

Mais vous pérsevérez dans le ridicule ! Vous prétendez sérieusement que M. Godinnik "négocie le retrait des troupes jatonaises du Kaukase et des militaires se déplace vers se territoire pour le reprendre par la force si nécessaire".

De qui vous moquez-vous, je le répète ? Vous pensez sérieusement que le Ministre Godinnik va, par sa seule force de persuasion, que les Jatonnais renoncent à leur victoire écrasante ? Quant aux troupes en marche, c'est de la mythomanie pure et simple: le Maréchal Romanovsky n'a pas donné le moindre ordre, et il n'y a eu aucun mouvement de troupes vers le Kaukaze, si on excepte la maigre escorte du Ministre Godinnik.

Non, Monsieur Oubranovitch, difficile de voir là-dedans autre chose qu'une volonté délibérée d'abandonner le Kaukaze au prix d'une paix déshonorante, que M. Godinnik négocie en ce moment même. Vos propos, et l'inactivité assourdissante du gouvernement confirme les dires du Vigilant.

Passons enfin au point 5: les prétendues calomnies formulées par le Prince Pojarski dans l'édition du 13 février. Sur ce point, je laisse la parole à mon auguste collègue et ami, le professeur Pankratov, qui a mené de longues et profondes recherches sur le sujet, et qui va nous éclairer sur la question.


La vérité, c'était que Iossif Iossifovitch était essoufflé: il se rassit brutalement dans son siège, et adressa un signe d'encouragement à l'imposant Merkoul Ippolitovitch, carré dans son siège dans une posture de philosophe méditant sur les vanités terrestres.

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Juge Nikita Formosisky

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MessageSujet: A   Dim 21 Fév 2010 - 19:43

Une fois que Maï-Maïevski l'Ancien fut assis, le juge Nikita Formosisky relut rapidement ses notes et vis les documents qui avaient été déposés au greffe par l'un et l'autre des deux avocats. son expression était assez particulière et dans l'assistance tout le monde restait accroché à ces lèvres entrouvertes prêtes à exprimer le point de vue de la Justice...

- Ahahahahah... Messieurs... Puis-je seulement vous appelez maîtres? Je vous avoue me poser la question très sérieusement. Est-on ici en salle d'audience ou sur scène... Que dis-je, sur une piètre scène!

Dans la salle le silence est profond et beaucoup, interloqués, ne savent que penser de cette amorce...

- Maîtres, après avoir écoutés vos discours, longs et rhétoriques à souhait, il me faut vous rappeler des éléments basiques: nous sommes ici pour rendre justice et ceci en nous basant sur des éléments qui ne doivent pas laisser de doute quant à la bonne foi et à la bonne volonté des uns ou des autres...

- Maître Oubranovitch, ile me semble assez comique de voir que vous prenez pour monnaie comptante des éléments d'informations non vérifiés. Que vous dénonciez cela comme diffamation, pourquoi pas, cela serait compréhensible... De là à vous comporter comme un naïf à accuser les auteurs de propos infondés et à vous défendre, comme s'ils pouvaient dire vrai, vous vous décréditez vous-même. La liberté de la presse existant en Russlavie, ce dont nous pouvons nous louer, tous les propos peuvent être exprimés. Aussi nous ne recevons pas votre demande concernant d'éventuels propos mensongers.

Devant la mine décomposée de l'avocat déconfit, le juge poursuit:

- Maître Maï-Maïevski, vous qui avez été ministre et qui avez une expérience plus qu'honorable, vous parlez d'un Monsieur Al-Fayez que je ne connais pas et qui n'est aucunement impliqué dans cette affaire qui nous concerne. Aussi vos propos sont incompréhensibles et non recevables.
Vous nous parlez de plus d'affaires politiques qui n'ont pas leur place au tribunal, où seule la justice doit être exprimée. Tout propos concernant une opinion ou une autre relatives au contexte politique du moment, fussent-elles fondées ou non, doit se régler dans le monde politique!


La salle reste silencieuse devant ce camouflet pour les deux avocats émérites et prolixes.

- Maîtres, à moins de requalifier vos demandes respectives, vos requêtes ne sont pas reçues par la Cour Fédérale de Russlavie! Votre débat qui relève plus de la comédie n'a pas sa place en ces murs. Pour la peine, je vous renvoie à vos responsabilités et à celles de vos clients et considère comme nulles les deux accusations. Afin de palier la perte de temps de cette Cour et afin que tous sachent que la Justice n'est plus une parodie en russlavie, chacun de vos deux clients sera condamné à verser au Ministère de la Justice la somme de 25000 RR

Sur ce le magistrat tape sur son pupitre, ce qui marque la sentence, puis range ses documents... Voyant des yeux écarquillés, Formosisky s'adresse aux avocats piteux:

- Des remarques, des requêtes?
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Merkoul I. Pankratov

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 20:27

Merkoul Ippolitovitch Pankratov, second juriste après l'inusable et génial Iakovlev, connaissait toutes les lois par coeur. Aucun code ne lui était étranger, puisqu'il s'était spécialisé à la fois dans les domaines juridiques russlave, turcose, chynien antique, morain, bytanzin, intermicronational et, dans le cadre d'une grande étude ethnologique, du domaine juridique primitif des tribus pygmées de Port-Banane.

Mais toutes ces études étaient superflues pour constater la simple erreur du juge Formosisky.

Le professeur Pankratov se leva.

- J'ai une remarque, Votre Honneur.
Selon mon humble jugement personnel, ce procès mérite d'être mené jusqu'au bout des vérités qu'il se propose de découvrir. En outre, Votre Honneur, votre verdict (si vous ne le retirez pas) sera aisément contestable devant la Cour d'Appel de la République, et cela pour une simple raison : le vice de forme.
Oui, car vous violez l'ordre légitime des affaires de ce procès en rejetant les plaintes des deux parties tout en énonçant un verdict doublement pénalisant avant même d'avoir pris connaissance de toutes les preuves et des témoins.

Deux solutions s'offrent à vous, Nikita Bogdanovitch (Pankratov le connaissait personnellement) :

Vous pouvez entériner le verdict que vous venez d'énoncer, dans quel cas, selon le désir de notre client, Monsieur Maï-Maïevski et moi-même ferons recours et gagnerons.
Mais vous pouvez aussi, démontrant le courage de la Justice russlave et républicaine, nous laisser continuer et rendre votre verdict au moment prévu à cet effet, c'est-à-dire à la fin du procès.

Car, Votre Honneur, Monsieur Maï-Maïevski et moi-même possédons des preuves accablantes pour Monsieur al-Fayez et plusieurs des membres de son cabinet. Des témoins, également, comparaîtront pour confirmer ces preuves. Monsieur le Ministre Jatonnais des Affaires Etrangères, Son Haute Excellence Goku San, m'a assuré qu'il transmettra un message à cette Cour par l'intermédiaire d'un diplomate jatonnais irréprochable, un modeste consul, Monsieur... (Pankratov doit relire la feuille)... Mochimochi Nagano !

Pankratov brandit le télégramme du ministre Goku San, alors que crépitèrent les appareils photographiques.

- Puis-je, Votre Honneur, commencer l'analyse linguistique de la lettre présentée par mon collègue ?
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Viktor Medjelev

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 20:41

Piotr était sidéré. Il savait le juge Formosisky d'un âge vénérable mais celui-ci semblait finalement résolument sénile. Embêté, Piotr se leva lentement pour tenter de réajuster sa plainte en réfléchissant à ce qu'il pourrait dire. La tâche était délicate, il ne devait pas avoir l'air de contester les propos du juge mais ne pouvait pas non plus abandonner si vite.

Votre honneur,

Malgré le droit de liberté d'expression qui est garantit aux journaux, ceux-ci ne peuvent pas dire n'importe quoi puisque, en vertu de la législation et de la justice russlave, les informations véhiculés dans les journaux (puisque le Vigilant a bien présenté ces dire comme de l'information et non de l'opinion...ce point est capital) doivent être vérifiés soit de source directe ou d'une littérature crédible. Je me surprend donc que cette cour ne croit pas propice de se pencher sur des informations que, même leur avocat l'avoue, le Vigilant diffuse sans vérifier ou appuyer. Il s'agit là, en mon sens, de diffamation.

Votre honneur a énoncé, avec justesse, qu'il y avait incohérence entre le fait de démontrer que les propos du Vigilants sont infondés et prouver qu'ils sont faux. Je propose donc à cette cour de se pencher exclusivement sur le fondement des propos du Vigilant. Car, véracité ou non, si le Vigilant ne peut pas montrer à cette cour des sources solides qui lui ont permis d'écrire les propos faisant objet de la plainte, ces propos seront au ses de la loi diffamatoire. Je suggère donc que la défense nous démontre sur quoi se base ses propos, chose qu'elle n'a pas faite, et pourrai aussi expliquer en quoi ils sont in fondés. Je tiens d'ailleurs à rappeler à la défenseur qu'elle n'est pas dans une cause pénale et que sa rhétorique sur l'innocence de son client et le fardeau de la preuve qui incombe au plaignant était donc déplacé.

Je demande aussi à votre honneur de rejeter la demande de la défense qui n'a absolument pas sa place ici, En effet, il ne saurait être fait de poursuite en dommage et intérêts contre mon client avant la clôture de ce procès puisque la victoire de la défense à celui-ci est une condition absolue à la recevabilité d'une telle demande.

J'estime donc, votre honneur, que la plainte peut-être reçu si elle est concentré sur le fondement des propos. En outre, je me surprend d'entendre des énoncés de jugement alors que nous en sommes à évaluer la recevabilité de la preuve pour qu'un procès en bonne et due forme s'ouvre par la suite.


Encore sous le choc des propos du juge, Piotr s'assit brutalement en s'épongeant le front. Puis, il jeta un regard décontenancé à la défense qui semblait tout aussi surprise que lui de voir le juge vouloir clore la séance au plus vite. Soupirant, Piotr essaya de se concentrer. Il fallait avoir quelquechose à dire aux journalistes advenant une clôture rapide de la séance. Relisant les notes qu'il avait pris durant l'exposé préliminaire de la défense, il se rendit compte que celle-ci n'avait même pas parlé des allégations du Vigilant sur la nationalité de Viktor ce qui était pourtant le propos le plus lourd de conséquence...et aussi le plus ridicule. En plus, le juge avait feint de ne pas comprendre la défense lorsqu'elle nommait son client par le honteux nom que lui avait affublé le Vigilant. Un cénile.... Mai-Maievski devenait cénil et se comportait en cour comme à la Douma pour lancer de la rhétorique politique...voilà ce que dirait Piotr aux journalistes.

EL : Concernant la traduction : LOL...comment perdre toute crédibilitée XD...bah peut importe c'était du EL

Je comprends pas trop l'acharnement de tous à dire que les journalistes peuvent dire n'importe quoi et n'ont pas à se justifier si demande il y a. Est-ce que ça se passe vraiment comme ça en France/Suisse ou c'est que du rp ?
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Viktor Medjelev

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 20:48

/EL Merde, KPL a posté avant moi /EL

En entendant les propos de Pankrattov, Piotr bondit sideré.

Votre honneur,

La cour ne peut savoir tolérer pareil outrage au tribunal bien longtemps. la partie adverse n'a pas à vous dire comment agir ni a remettre en doute votre jugement et à parler d'appel dans cette salle.

Les propos de Monsieur Pankratov sont indignes d'un juriste et totalement déplacés en cour.


Piotr se rassit en espérant que le juge était encore assez lucide pour expulser ce Pankratov qui, si il était un éminent professeur, n'avait de toute évidence aucune connaissance de la façon de plaider une cause.
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Iossif Maï-Maïevski

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Dim 21 Fév 2010 - 23:44

Iossif se leva à son tour, et parla d'un ton docte;

- A nouveau, les assertions de M. Oubranovitch sont complètement fantaisistes.

Citation :
"Je suggère donc que la défense nous démontre sur quoi se base ses propos"

Et puis quoi encore ? C'est contraire à toutes les règles de charge de la preuve ! C'est au demandeur de prouver la réalité de ce qu'il avance !

Et même si cela est, là n'est pas la question. Comme la Cour l'a précisé, le caractère erroné ou non fondé d'un article de presse n'est pas un délit, mais une simple entorse à la déontologie journalistique, chose qui n'est soumise à aucune sanction pénale ou civile dans notre système juridique, du moins aux dernières nouvelles, à moins que le Ministre Romanovsky ait fait voté une nouvelle loi depuis ce matin !

C'est le caractère diffamatoire, et lui seul ! des affirmations contenues dans le Vigilant qui constitue, éventuellement, un délit. Vous devez donc apporter la preuve, Monsieur Oubranov, que les éventuelles erreurs commises par le Vigilant l'ont été intentionnellement, et ont bel et bien causé diffamation. Si vous n'y parvenez pas, il n'y a pas lieu de condamner mon client, du moins pas au sens des dispositions pénales régissant le délit de diffamation.


EL/
Citation :
je comprends pas trop l'acharnement de tous à dire que les journalistes peuvent dire n'importe quoi et n'ont pas à se justifier si demande il y a. Est-ce que ça se passe vraiment comme ça en France/Suisse ou c'est que du rp ?

C'est du rp Laughing Du moins, me concernant. Dans cette affaire, le droit et la justice se trouvent du côté de Medjelev, sans équivoque possible.

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Viktor Medjelev

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Lun 22 Fév 2010 - 0:16

Piotr était de plus en plus surpris des propos de Mai-Maievski.

Votre honneur,

La partie adverse doit fort mal connaitre la jurisprudence russlave, jurisprudence qui a toute son importance vu que la loi russlave est comme nous le savons très peu codifié, pour tenir de pareills propos. Qui plus est, on semble mal comprendre le concept de diffamation à ma droite. Laissez moi donc vous rappeler la définition que donnait à ce terme l'édition de l'an passé du dictionnaire de l'Université impériale.


Citation :


Diffamation :atteinte à la réputation d'un individu ou d'une collectivité par des propos ou des écrits calomnieux

...

Calomnie : Accusation mensongère portant atteinte à l'honneur de quelqu'un


Vous conviendrez comme moi que lorsque le Vigilant énonce des informations non-fondés, et donc fausses au sens de la loi, contre mon client, il calomnie. Et, dans la mesure ou elle ne pouvait pas ignorer qu'elle n'avait pas de preuve valable de ce qu'elle annonçait, le Vigilant diffamait. Ainsi, la partie adverse suggère que la cour ne se penche que sur les accusations de diffamation et non le caractère non-fondé des propos du Vigilant. Or, cette thèse est ridicule puisque c'est précisément les propos non-fondés mais tout de même publiés par le Vigilant, propos accusateurs contre mon client et justement mensonges au sens de la loi car non-fondés, qui sont à l'origine de la plainte pour diffamation.

Maintenant, il me fera plaisir de démontrer le caractère calomnieux des écrits du Vigilant comme me l'y incite la partie adverse avec tant de verve, alors qu'elle est incapable de démontrer la validité des propos de son client, mais dois-je vraiment rappeler que nous en sommes à étudier la recevabilité de la plainte et qu'il ne saurait être question de démontrer la véracité des accusations avant le procès proprement dit.

En effet, il est ici question d'étudier la recevabilité de la plainte. Le seul discours pertinent que pourrait tenir la partie adverse, le seul discours à même de rendre cette plainte non-recevable serait un discours illustrant sur quoi se fondaient les accusations du Vigilant. La partie adverse semble être incapable de démontre cela et, confondant tout, saute déjà au procès proprement dit en plus de porter une plainte qui, j'ai déjà expliqué pourquoi, ne saurait être considérée avant la fin de ce procès.

Je pris donc votre honneur de convenir de la recevabilité de la plainte pour diffamation et atteinte à l'intégrité morale de mon client.
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Iossif Maï-Maïevski

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Lun 22 Fév 2010 - 0:41

- Mon cher, il me semble que vous vous embrouillez dans des chicaneries qui n'ont pas lieu d'être. Pour reprendre vos propos, une calomnie est une "accusation mensongère portant atteinte à l'honneur de quelqu'un". Ceci conforte exactement mon propos: sans l'atteinte à l'honneur, il n'est pas de calomnie, et donc pas de diffamation. Hors, vous semblez considérer que la seule absence de fondements ou de sources emporte nécessairement calomnie, ce qui n'est pas le cas. Je peux qualifier quelqu'un de cathodoxe: s'il s'avère ensuite qu'il est halawite, il n'y a pas diffamation, à moins que l'erreur ait été intentionnelle et provoquée à dessein, afin de nuire à la réputation de la personne.

Vous portez plainte pour diffamation, si mes souvenirs sont bons. Il s'agit donc dans votre chef de prouver les deux éléments constitutifs du délit, à savoir l'absence de fondement et le caractère attentatoire à l'honneur.

Or, jusqu'ici vous n'avez plaidé que sur l'absence de fondements. J'estime que nous n'avons pas à y répondre tant que vous n'aurez pas avancé également des arguments concernant le caractère insultant des propos avancés.

A ce moment là, et à ce moment là seulement, la charge de la preuve reposera sur nous: nous devrons prouver la véracité des propos tenus par le Vigilant, ou l'absence de caractère attentatoire à l'honneur, afin de dénier un des éléments constitutifs du délit.

Quant à la question de la recevabilité de la plainte, vous avez été le premier à en sortir, Maître. La recevabilité ne concerne pas le fond de l'affaire, mais seulement la question de savoir si la plainte est recevable devant le tribunal saisi, en considération de la capacité du demandeur, du for saisi, de la qualification de la plainte et d'autres considérations procédurales: hors la question du non-fondement est partie intégrante du fond de l'affaire, en tant qu'élément constitutif du délit invoqué. En vous risquant sur ce terrain, vous avez implicitement ouvert les débats: nous n'avons fait que vous répondre.

Pour revenir à cette question, qui est donc celle qui nous occupe, le professeur Pankratov et moi-même n'avons aucune exception à formuler. Nous ne contestons ni la capacité à agir du demandeur, ni la compétence territoriale ou matérielle du for saisi. Je propose donc que nous passions directement aux débats proprement dits, sur lesquels Maître Oubranovitch a déja largement empiété, avant de nous reprocher ironiquement de faire pareil !

Enfin, quant à notre demande reconventionnelle, nous considérons qu'elle est parfaitement valable dans l'affaire actuelle. Vu la relative souplesse avec laquelle sont organisés les débats, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas conclure, après l'affaire principale mais avant le prononcé, sur cette question. La Cour pourra ainsi donner son verdict sur la demande reconventionnelle dans le même jugement que la demande principale. Il n'y a rien dans notre système procédural qui s'oppose à cette jonction des causes.

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Juge Nikita Formosisky

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Lun 22 Fév 2010 - 14:33

Ce bal des acharnés n'était pas pour déplaire à Formosisky qui avait réussi là son coup: exalter les hommes afin de voir leur fond. L'on avait là à faire à des bêtes de proie qui iraient jusqu'à la mort symbolique de l'autre.

Le juge aimait aussi à voir comment les deux excellents avocats avaient pu ne pas voir le messages qui leur était adressé. Du moins seul Oubranovitch en avait capté quelque chose, même s'il ne perdait rien de de son acharnement véhément et presque déraisonnable.


- Maître Oubranovitch, vous avez enfin consenti à attaquer pour de la diffamation, ce que nous pouvons recevoir. Là où ne ne pouvions condamner la presse pour un libre exercice de son art, nous pouvons tout à fait statuer sur de la diffamation. Avez-vous raison ou tort, la sentence vous le dira.

Puis setournant, leregard noir vers son ancien acolyte Pancratov et Maï-Maïevski:

- Maîtres, je réitère mes propos: sommes-nous à la comédie? Vous me parlez toujours d'un monsieur Al-Fayez dont je n'ai pas de preuve de l'existence, dont le Tribunal n'a pas connaissance dans aucun document digne de ce nom... Vous me reparlerez de vice de forme, mais accuser un absent, voire même un fantôme de votre imagination, n'ayant aucun lien tangible ni prouvé avec la personne se trouvant face à vous aujourd'hui, je vouscite: "Car, Votre Honneur, Monsieur Maï-Maïevski et moi-même possédons des preuves accablantes pour Monsieur al-Fayez et plusieurs des membres de son cabinet.", n'est-ce pas là motif suffisant pour vous débouter illico et de facto?

Laissant passer un ange

- En ce qui concerne la demande reconventionnelle, vous comprendrez bien que face à votre tendance à l'affabulation je ne puisse pour l'instant pas y prêter une once de crédit. Pour ce qui est de la somme de 25000 RR annoncée par le Tribunal, sachez que si vous continuez à manquer de respect à cette Audience, et à la Justice, vous serez assurément greffé de bien plus! Ressaisissez-vous!

L'ambiance dans la salle était électrique, le volume sonore commençait à monter au fur et à mesure que les partisans de l'une ou de l'autre des parties impliquées dans le procès en venait à vouloir s'écharper... Face à ce brouhaha, Nikita Bogdanovitch Formosisky émit d'un ton péremptoire une sentence à exécuter se suite:


- La séance est levée pour deux heures! Que les plaignants en profitent pour établir de vrais argumentaires, la Cour daignera les écouter UNE DERNIÈRE FOIS...

Sur ce le magistrat quitta la salle, suivit des greffiers et des assistants, tandis que des gendarmes faisaient sortir le public de manière assez preste...
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Viktor Medjelev

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Lun 22 Fév 2010 - 18:53

Oubranovitch souria à pleine dents en entendant le juge statuer. Certes, il n'avait pas vraiment été dans son sens mais la plaine était reçu et c'était là l'important. Mais surtout, Formosisky avait été particulièrement critique envers le comportement flamboyant de son adversaire... c'est tout ce dont avait besoin Piotr pour lancer une volée de flèches à la partie adverse devant les journalistes.

Ainsi, après un court conciliabule avec ses assistants, histoire d'orienter leur travaux, il se dirigea lentement vers la presse, un sourire angélique sur les lèvres.


Je ne peux que me réjouir, messieurs les journalistes, que la recevabilité de la plainte de mon client ait été reconnu par son honneur le juge Nikita Formosisky bien que je n'en doutais pas une seconde. Je me félicite aussi que le juge ait, avec clairvoyance, refusé d'écouter la ridicule demande de la partie adverse, demande qui n'avait pour objectif, c'est évident, que de museler la plainte pour protéger, sous faux couvert de liberté de presse, ce que j'ai l'intention de démontrer comme calomnieux.

...

Oui, vous avez raison, cette séance préliminaire a été surprenament longue et mouvementé pour une étape qui se veut normalement essentiellement procédurale. Sans doute que les discours des deux parties, qui ont débordés sur le fond, sont une des causes de tout cela mais, comprenez-mi bien, il était nécessaire d'étaler une preuve préliminaire à cette étape-ci du procès cela afin de prouver la légitimités de la plainte.

...

Hum,je n'irais pas jusqu'à dire cela. Certe, monsieur le juge s'est montré particulièrement sévère envers les deux parties mais cela ne peut être, en mon sens, qu'un gage d'une saine justice appliquée rigoureusement. D'ailleurs, il a particulièrement insisté sur le grotesque des allocutions de la partie adverse qui osent amalgamer le nom de mon client à celui que lui a affublé honteusement cette feuille de propagande que nous dénommons le Vigilant. Je vous le dit moi, la partie adverse n'est pas sérieuse et je me désole qu'elle vienne salir cet exercice judiciaire d'une rhétorique toute politique. D'ailleurs, le juge a noté que la partie adverse est clairement sortie du domaine judiciaire.

...

Pancratov ? Bah, j'ai très peu à dire sur lui sinon que je m'expliques mal comment il peut représenter quelqu'un en cour. Probablement que son statut de professeur lui a monté à la tête pour exiger et explique d'un ton suffisant comme si il était l'autorité dans cette salle... il à même interpellé la juge par son nom. J'ose espérer que pareils outrages à la cour ne seront pas tolérer bien longtemps...

Bon, je vous remercie de vos questions mais j'ai fort à faire avant la reprise des travaux, c'est tout le temps que je disposais...merci beacoup



Et Piotr quitta lentement la cour vers une salle de travail en sifflotant. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. Il lui restait un peu plus d'une heure trente. C'était amplement suffisant pour réajuster la preuve, le juge ne semblant pas apprécier qu'il démontre la véracité ET la caractère infondé des propos, et finir de se préparer...
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Viktor Medjelev

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Lun 8 Mar 2010 - 20:24

EL : Alors on le reprend ce procès ? ^^
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Juge Nikita Formosisky

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MessageSujet: Re: Medjelev c. Le Vigilant   Mer 31 Mar 2010 - 12:11

Le juge, à la fin des deux heures de suspension annoncées, décida finalement de ne pas reprendre la séance, des partisans des uns et des autres ayant pris le parti se s'empoigner par le col et de se coller des coups... Tout cela avec un volume sonore déplaisant et non circonstancié en ce genre de lieu.
Formosisky avait donc ajourné la séance et renvoyé tout le monde dehors, presque manu militari, sans toutefois préciser de date de reprise. C'est qu''il avait beaucoup d'affaires à juger, dont la plupart étaient plus importantes et justifiées que ce pinaillage et cette chamaillerie. Il aurait plus de coeur à juger la demande de dévolution à de pauvres moujiks de terres usurpées par ce qui semblait être une filiale de l'ancien KMK, ayant repris de l'activité par Dieu seul savait quel miracle...

Ce jour il décida cependant de relancer le jugement, ayant le sentiment que les esprits étaient moins échauffés et espérant pouvoir en finir assez rapidement... Il fit donc convoquer les protagonistes de cette pièce de boulevard en son bureau. Il se trouvaient devant lui et il attendait leur motivation ou leur volonté d'en finir...


- Messieurs, je vous écoute, je pense que ces jours passés à réfléchir 'n'ont pu que vous diriger vers la raison saine! La parole au plaignant, tout d'abord. Monsieur Medjelev maintient-il ses accusations, maître?
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Medjelev c. Le Vigilant
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