La Sainte Russlavie

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 Chez les ennemis de la République...

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Feodor V. Pojarski

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MessageSujet: Re: Chez les ennemis de la République...   Jeu 18 Fév 2010 - 14:21

Sous l’égide de Pojarski, le Parti Impérial recrute massivement. Oubliées, les crispations doctrinaires et les vieilles nostalgies d’ancien régime ! Pojarski entend rassembler autour de lui tous les opposants à la République dominée par la bourgeoisie. La paysannerie, les cosaques qui regrettent leurs privilèges, les princes vassaux qui craignent pour les leurs, les soldats au chômage, les demi-soldes, les officiers spoliés par la clique menchevique, l’Eglise, bien sur, mais aussi tous les aigris dont les rêves d’ascension ne se sont pas réalisés, ceux qui s’estiment injustement spoliés du pouvoir, les ambitieux républicains laissés de côté par leurs partis respectifs…
Quelques Niviakovistes repentis, oubliés par la répression, font leur retour dans les rangs tsaristes.

Mais tous les nouveaux amis de Pojarski n’adhèrent pas au PIR. Certains œuvrent en sous main. Pojarski s’emploie en effet à gagner des clients au sein des syndicats, et même, pourquoi pas, dans l’appareil même du PMLR. Après tout, on y trouve suffisamment d’envieux aux ambitions frustrées, de Spartakistes qui haïssent suffisamment Medjelev pour se tromper d’adversaire, en échange de quelques monnaies sonnantes et trébuchantes.

Certains au sein du PIR sont, il est vrai, choqués par la nouvelle orientation imposée par Pojarski. Ces boyards de la vieille école méprisent l'opportunisme, le populisme et l'absence de scrupules du prince. Ils murmurent, outrés, que ce descendant du légendaire Pocha n'a pas le moindre sens de l'honneur. S'ils savaient ! pense Pojarski, hilare. En attendant, ces vieux porcs en uniforme sont les ennemis les plus dangereux de Pojarski. Dans les prochains mois, il devra manœuvrer avec ruse et patience pour s'emparer progressivement du pouvoir au sein du PIR.

Quelle merveilleuse aberration que la démocratie ! songe Pojarski, affalé dans un bordel quelconque, aspirant lentement la fumée d’opium. C’est probablement le seul système au monde qui autorise ses ennemis à le détruire ! On peut comploter ouvertement contre celui-là, appeler publiquement à son renversement, sans risquer la moindre sanction ! Ah, pas étonnant que l’Empire se disloque ! Au bon vieux temps des Tzars, « Pojarski » est bien placé pour le savoir, on déportait au Katorga les opposants au régime.

En attendant, Pojarski menait la grande vie : il avait obtenu de pouvoir gérer lui-même la trésorerie de la section régionale. Il en avait profité pour acquérir une charmante petite maison à Strounino, quartier périphérique de la capitale, sous la qualification de « permanence électorale ». Il avait fait refaire entièrement sa garde-robe, qui commençait à s’user. Costumes trois-pièces faits sur mesure par les tailleurs étrangers de la rue Elisabeth Petrovna, cravates de soie bouffante piquées de perles, hauts de forme de la meilleure facture, cannes incrustées de pierres semi-précieuses (il ne fallait tout de même pas exagérer), etc...

Il avait également fait venir d'Arbat-Altchouk des Kaukaziens aux mines sinistres, sur la loyauté desquels il pouvait compter. Ses compatriotes étaient les seuls à connaitre à connaitre le double jeu que pratiquait le pseudo-Pojarski, et à l'assister dans les entreprises macabres qu'il accomplissait quand le besoin de tuer et de torturer se faisait trop fort.

Sise dans un faubourg clairsemé, sa résidence avait fait l’objet d’un examen attentif, aux critères particuliers. Fedor Vassilievitch avait choisi cette demeure pour des raisons bien précises : elle était relativement isolée, et son arrière-cour donnait sur la Wolga. On pouvait accéder au fleuve en restant à l’abri des regards. Quant à la rive opposée, on y trouvait que des champs. Selon toute probabilité, il ne s’y trouverait aucun badaud importun durant la nuit. Fedor Vassilievitch avait complété son dispositif d’évacuation des déchets en achetant une petite barque qui lui permettait de voguer jusqu’au milieu du fleuve, là où le courant emporterait les corps vers le large.

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Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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Feodor V. Pojarski

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MessageSujet: Re: Chez les ennemis de la République...   Lun 1 Mar 2010 - 14:40

Parmi les classes possédantes, on haïssait la République d’une haine lâche, une haine tapie, sournoise, qui sifflait dans l’obscurité. Une haine de bourgeois et d’aristocrates qui craignaient de tout perdre, sans penser un seul instant à combattre pour défendre leurs privilèges.

Mais il en était d’autres qui haïssaient la République d’une haine brûlante, rageuse, d’une haine qui donne envie de se battre. C’étaient les officiers de l’Ancien Régime, licenciés par le nouveau pouvoir, et les élèves-officiers des académies nobles et polytechniques. C’étaient les cosaques du Don, et les restes des bandes de Polchak qui erraient dans les montagnes du Sud. C’était une génération perdue, ceux dont la Révolution avait brisé tous les espoirs d’avancement, une génération qui n’avait strictement rien à perdre. Tout ce monde buvait beaucoup, vouait aux gémonies le Maréchal Romanovsky, et ne demandait qu’à se battre. Leurs idées politiques étaient aussi troubles que les boissons qu’ils ingurgitaient en quantité astronomique et que le blanc de leurs yeux au petit matin. Une espèce de sentimentalisme nostalgique, sans pour autant être réellement en faveur d’une restauration impériale, et une haine insondable à l’égard de tout ce qui était « rouge », c’étaient là les seules choses qui les mettaient d’accord. Le jour, ils erraient sur les boulevards, l'uniforme élimé et les joues mal rasées. La nuit, ils s'endormaient, abrutis d'alcool, à même le sol, enveloppés dans leurs capotes militaires usées jusqu'à la corde.

Septembristes, Impérialistes, Novembristes ou n’importe qui d’autre, ils étaient prêt à suivre aveuglément ceux qui voudraient bien les mener à l’assaut du nouveau régime. Tous unis, ils ne dépassaient sans doute pas les cent ou cent vingt mille hommes, mais par rapport aux recrues paysannes de l’Armée ils étaient des soldats d’élite, et ils le savaient.

La République avait commit une erreur, celle de ne pas purger à fond l’Armée et la bureaucratie. Dans les Etats-majors on trouvait encore des dizaines d’officiers qui, sans être ouvertement tsaristes, étaient farouchement opposés à la démocratie « medjeleviste ». Proches du Parti Septembriste ou Constitutionnalistes en désaccord avec la politique du Maréchal Romanovsky, on pouvait attendre d’eux qu’ils ne s’empressent pas de défendre la République contre un putsch.

C’était à peu près la même chose dans la bureaucratie : aux plus hauts étages, on avait soigneusement remplacé les serviteurs de l’Ancien régime par des laquais du nouveau pouvoir, mais aux étages inférieurs, dans les couloirs obscurs des sous-départements, vivotait encore toute une masse de fonctionnaires qui avait servi indifféremment Nicolas Ier, Alexandre III, et maintenant la République. Pour peu qu’on leur offre une promotion plus rapide que celle que pouvait leur proposer la République, ils rallieraient avec empressement le putsch.

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Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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Feodor V. Pojarski

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MessageSujet: Re: Chez les ennemis de la République...   Mer 10 Mar 2010 - 11:30

- Une catastrophe ! gémit le prince Bestoujev; le gouvernement Medjelev est en train de tous nous prendre de court ! Sa réforme agraire, c'est la victoire définitive de la république dans le coeur du peuple !

Pojarski soupira, et répondit d'un ton agacé et méprisant:

- Croyez-vous vraiment, Modest Borissovitch, que le "coeur du peuple" puisse jamais nous être acquis ? Nous n'arriverons jamais au pouvoir par des moyens démocratiques, soyez un peu lucide ! La noblesse, les officiers, une minorité de la haute bourgeoisie, voilà tout notre électorat !

Les paysans ? Les paysans nous tolèrent tant que nous promettons la réforme agraire, mais ils ne voteront jamais pour nous en masse ! Vous pensiez vraiment, Modest Borissovitch, que les moujiks que vous avez fait fouetter à l'époque où vous étiez chef de volost vont vous accorder leurs votes ?

Non, messieurs, il n'y a qu'une seule façon pour nous d'arriver au pouvoir: par la force. Il faut que, terrifiés par l'instabilité du pays et l'impuissance du gouvernement, les bourjouis, les marchands, les koulaks et les libéraux se jettent dans nos bras et nous confient la dictature. Il faut que le PIR représente pour tous le parti de l'ordre, l'unique rempart contre la violence de la tourbe. Cette logique d'affrontement sera encore accentuée par l'effondrement du PP, qui va perdre tout son crédit d'un moment à l'autre, une fois la réforme agraire votée par la douma. Pour la bourgeoisie, il n'y aura plus qu'un choix, clair et définitif: le socialisme, ou la répression. Nous mettrons en place un Directoire (Komoutch), nous fusillerons quelques milliers de paysans et de rouges, nous gagnerons la guerre contre le Jaton... Et enfin, nous rétablirons la monarchie.

Mais avant cela, il est nécessaire que les choses empirent. Il nous faut de la violence !
Il est grand temps que les spartakistes se réveillent, et que des bombinettes explosent à nouveau dans les rues cossues des métropoles ! Donnons leur un coup de pouce !


Fedor Vassilievitch adressa un clin d'oeil complice aux membres du parti, puis se leva:

- Messieurs, je m'en vais de ce pas travailler à ce projet. On m'attend en ville, dans les bas quartiers...

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