La Sainte Russlavie

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Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



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 Grand-Bal masqué de la Restauration

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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mer 13 Oct 2010 - 17:10

Une nouvelle ère commençait en Russlavie, celle de la Restauration lente de la monarchie des Samsonov. Le Grand-Duc était un homme méticuleux et surtout très conscient qu'il naurait pas pu d'un seul coup faire tomber la république et retourner immédiatement à l'Ancien Régime. Il considérait que dans un premier temps, le consensus et l'unanimité devait se faire dans les milieux bourgeois, d'affaires et aristocratiques. Depuis sa conférence de presse qui avait éclaircit plusieurs points, les boyards c'étaient rapprochés d'Ozy. On le craignait moins en réalité que par opportunisme et affairisme pour se trouve une belle position auprès du Régent. Évidemment, c'était le RR qui dirigeait la Russlavie, personne n'était assez fou pour l'oublier et Ozy non plus. Ce ne serait certainement pas pour ses beaux yeux que l'on viendrait lui offrir son aide.

La phase suivante dans la Restauration consistait au retour progressif du faste et du luxe sans commune mesure dans les cours et chateau de la Sainte-Russlavie. La Restauration des rentes et des comptes de dépenses réservés à la noblesse des boyards. Il fit donc une annonce publique à Murasibirsk et à Gornograd, ou la majeur partie de la noblesse résidait. Bien sûr, toute l'aristocratie était invité. Ozy leur servirait les plus fins champagnes qu'il trouverait, surtout depuis la destruction de (Monsieur Paul), du caviar de Novgorod, de la vodka bien glacé et un gigantesque buffet qui ferait pallir d'envie n'importe qu'elle pacha de Turcosie. Ce serait un Grand-Bal pompeux, magnifique, avec musique et spectacle, feux d'artifice, tapis rouge et photographes. Il fallait redonner le lustre, le faste et la gloire à cet empire souillé par les Merksistes crasseux. Des luninistes bête comme des dahus!

Les affiches furent donc placardés dans les deux capitales, et la nouvelle fut publiée les plus grands quotidiens.


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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mer 20 Oct 2010 - 2:19

La soirée tant attendue dans l'aristocratie arriva. Boyards de toutes les origines, les anciennes familles nobles et riches aux parvenus, étaient tous présentes au Palais des Terems. Le Grand-Duc se demandait si son ennemi juré, le Prince Pojarski oserait bien se montrer ou bien, prit d'une soudaine frayeur, irait se cacher dans le fond d'une ruelle sombre et crasseuse de Murasibirsk.

Tous et chacun avec un masque. On ne pouvait donc pas se douter à première vue à qui l'on aurait affaire. La chose était amusante et plaisait bien au Régent. Après tout, il s'agissait d'un événement festif pour la noblesse Russlave. Celui de la Restauration de l'Ancien Régime, la Belle Époque comme disait les historiens en herbes. Pour l'occasion, une peinture fraîche produite du Grand-Duc était accroché au mur du fond, pouvant être contemplé par tous les sujets présent. Rien de trop beau pour l'égo et la modestie de Krasstchenko se dirent quelqu'uns.

Caviar et la fine champagne coulait à flot, la soirée débutait lentement, l'orchestre commencait sur une magnifique valse de Strousse, célèbre compositeur de la Romanégra. Les gens engagèrent le pas, Ozy observait en silence le magnifique mouvement de la foule. On aurait dit une chorégraphie des Grands Ballets russlave!
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mer 20 Oct 2010 - 11:35


Pour l'aristocratie, ce bal, c'était le retour de la bonne vieille Russlavie, celle de la vie d'avant, celle sur laquelle (croyait-on), le soleil ne se coucherait jamais. On vit de vieux princes se promener parmi les vastes pièces du Palais comme des enfants, les larmes aux yeux, poussant des cris de joie et d'enthousiasme sénile. C'était toute une société qui revenait à la vie; ceux qui avaient choisi l'exil retrouvaient ceux qui étaient resté au pays. Ceux qui avaient refusé toute collaboration avec la république toisaient de haut ceux qui avaient mouillé leur chemise dans cette tourbe qu'on appelait démocratie (mot qu'on ne prononçait qu'avec un ton de répugnance infinie).

Mais l'effet symbolique de ce Bal ne s'adressait pas qu'à la noblesse. C'était un signal adressé à toutes les classes possédantes ou vaguement supérieures: bourgeois, industriels, commerçants, hauts fonctionnaires, magistrats, officiers etc...: ce Bal signifiait que les temps d'anarchie démocratique étaient révolus: les temps où la propriété et les comptes en banque étaient constamment sous la menace de la plèbe merksiste étaient passés: le nouveau pouvoir, pour imparfait qu'il fusse, garantirait l'ordre et la justice.

Parmi les nationalistes, on se prenait même à rêver que, sous la férule du Régent, les Armées russlaves retrouveraient leur gloire passée; que les Jatonnais seraient chassés du Kaukaze, les Turcoses d'Erfuz, et qu'enfin l'Empire Russlave se lance à la conquête de Terra Nova pour réaliser la Grande Panslavie Cathodoxe tant exaltée par les intellectuels slavophiles et droitistes.

Même parmi le bas peuple, le coup de Krasschenko ne suscitait pas réellement d'opposition. Pourquoi les paysans défendraient-ils la république qui ne leur avait jamais apporté la réforme agraire tant promise ? Seuls les ouvriers et une partie de l'armée pouvaient éventuellement s'opposer au Régent, mais ils étaient sans meneurs depuis l'effondrement des élites républicaines: sans Medjelev ou Godinnik pour les mener, ils ne feraient rien.

C'était le constat auquel était arrivé Pojarski. Il ne pouvait lutter contre Krasschenko, du moins pour le moment. Il fallait se rallier au nouveau pouvoir, pour être en mesure de l'influencer de l'intérieur.
C'est pourquoi le prince avait pris le risque énorme de venir au Bal de la Restauration. Il s'était affublé d'un faux nez, d'une grosse barbe grise et d'un faux ventre. Revêtu d'un uniforme de la marine tsariste, il se présenta au Palais comme l' "Amiral Vassiliev".

L'amiral Vassiliev déambulait donc sous les vastes plafonds mordorés, souriant vaguement aux invités présents. Il finit par aviser le Régent lui-même, environné d'une foule de courtisans et de flatteurs, visiblement aux anges. "Le vieux serpent" pensa Pojarski. Il s'approcha lui aussi, et parvint à se frayer un passage jusqu'au Régent. Se penchant à son oreille, il lui murmura:


- Mes plus sincères félicitations, Votre Haute Noblesse. Serait-il possible de vous entretenir en privé de certains sujets de la plus haute importance ?
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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mer 20 Oct 2010 - 16:51

Le Grand-Duc comblé jusqu'aux anges par tant de flatteries et d'éloges à son égard semblait flotter au dessus de la grande salle de bal. C'était comme un rêve pour lui. Il revoyait tout les grands bals qu'il avait donné au Palais Ninjovskia à Gornograd. La Restauration était la plus belle chose qui pouvait arriver à la nation et à ses millions. Dans une chance infinie, les merksistes avaient oubliés de saisir les comptes du KMK. Mai-Maievski avait du beaucoup faire de lobbying pour en arriver à un tel résultat.

Soudain il sentit que quelqu'un lui tira par la manche. Il regarda à droite et vit un gros amiral ventripotant et plutot bien garnit. Il demandait bien ce que pouvait bien vouloir lui dire cet étrange huluberlu. Lorsqu'il entendit le son de la voix, il comprit tout de suite à qui il avait affaire.


Suivez-moi dans le bureau bleu, Prince.

Les deux hommes et une demi douzaine de soldats suivirent les deux hommes. Ils marchent longtemps dans les grands couloirs du Palais. Pour la gloire passée et les vestiges de ce que fut la splendeur des Samsonov, ils avaient fait battir un chateau à l'image de leur estime, c'est-à-dire démesuré. Les murs recouverts de marbre et de feuille d'or, les milliers de bustres sculptés rappelant tel ou tel personnage. Ce Palais ressemblait plus à un musée qu'à une véritable résidence. Mais c'était les Tsars qui en avaient voulu ainsi. Lorsqu'ils arrivent en face du bureau, Ozy entra le premier. Les soldats avec leurs fusils les croisèrent et empêchèrent le Prince de rentrer.

Pojarski, votre réputation vous précède mon ami. Vous n'allez tout de même pas penser que je vais rester enfermé dans un bureau avec vous sans que vous ayez été fouillé? Gardes! fouillez-le.


Ce n'était pas les objets retirés qui choquait l'imaginaire du Grand-Duc mais leur utilisation qui lui donnait des frissons dans le dos. Mini-fusil, poignards, seringue dissimulée, le Prince était équipé pour faire pas mal de grabuge.


Entrez maintenant Prince et dites moi quel plaisir me vaut cette visite? Désirez-vous un cigare? Je les ai fait venir expressément du Krassland depuis que mon traiteur préféré (Monsieur Paul) à mystérieusement explosé...
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mer 20 Oct 2010 - 18:25


Fedor Vassilievitch frémit un peu quand les sbires du Régent lui arrachèrent ses joujous, notamment son fidèle poignard kaukazien qui lui avait rendu de grands services par le passé. Entrant dans la pièce à la suite du Grand-duc, il reprit toute son arrogance:

- Monsieur Paul ? Mais c'était un merksiste doublé d'un onaniste, vous ne le saviez pas ? J'ai lu dans la presse que l'attentat qui l'a frappé émanait du PMLR... C'est donc sans doute un règlement de comptes entre crapules.

Le prince s'assit en face du Régent, refusant de la main le cigare proposé. Il savait qu'il jouait sa vie en ce moment précis; raison de plus pour mener la partie sans peur ni hésitations.

- Je vais vous dire ce qui m'amène, Krasschenko. Vous avez gagné, c'est entendu. Le pouvoir est entre vos mains, l'opposition est vaincue, et le Maréchal Romanovsky n'est plus une menace. Tout cela, je le reconnais. Et voilà votre ultime adversaire, moi-même, entre vos mains ! Votre triomphe est total, et vous n'avez plus qu'à me faire exécuter pour conclure votre prise du pouvoir. Allez-y, tuez moi si vous le voulez.

Pojarski vit passer une mauvaise lueur dans les yeux jaunis du vieux dictateur alors que celui-ci soupesait soigneusement cette première hypothèse. Pojarski poursuivit:

- ... Ou alors, acceptez la main que je vous tends, et acceptez mes services, moi qui reconnais votre légitimité et votre suprématie. Avec mon allégeance, vous obtiendrez les Cosaques du Don, Svetivostok, et le Parti Impérial, c'est à dire toute la noblesse et les officiers qui ne se sont pas encore ralliés à vous.
Vous avez triomphé sur un malentendu, en abusant Romanovsky et la droite républicaine: vous ne pourrez longtemps vous appuyer sur eux: à terme, ils deviendront vos pires ennemis.
Vous avez besoin d'un parti solide, un parti apte à devenir le parti du pouvoir, comme l'était le Parti du Peuple sous Nicolas Ier, un parti d'officiers et de hauts fonctionnaires, de nobles et de popes, de capitalistes et de diplomates: un parti apte à peupler les ministères et les armées: et ce parti, nous pouvons le créer en unissant le PIR et vos affidés "krasschenkistes".

Je vais résumer les choses comme suit, Krasschenko: si vous faites cavalier seul, vous régnerez en tyran, pour quelques années sans doute, obligé de guerroyer contre la guérilla cosaque, les terroristes rouges et les séparatistes. Si vous unissez les classes supérieures sous votre sceptre, vous régnerez en Régent légitime, et votre régime durera des siècles et des siècles.


Pojarski, en même temps qu'il parlait, en avait profité pour se défaire de son déguisement. Alors qu'il prononçait ses derniers mots (qui laissaient habilement dans l'ombre la question du retour des Samsonov), il achevait d'ôter sa barbe postiche. Il attendait maintenant la réponse du vieux podagre, qui d'un mot pouvait l'envoyer rejoindre ses ancêtres... ou le précipiter dans le camp des gagnants.

Non loin de là, dissimulés dans l'obscurité, éparpillés dans les rues autour du Palais, une vingtaine de tchetniks attendaient. Si le prince Pojarski ne ressortait pas, ils avaient ordre d'assassiner le Régent par tous les moyens. Plusieurs d'entre eux étaient munis de bombes, les autres dissimulaient sous leurs manteaux des fusils et des pistolets.
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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Jeu 21 Oct 2010 - 2:06

Ozy était pensif devant la proposition du Prince Pojarski. L'idée de se débarasser de son piere ennemi du moment était sans doute fort alléchante mais il avait parfaitement raison. Seul, il ne pourrait justifier son titre de Régent et une opposition lentement grandirait pour le renverser. Cela frustrait le Grand-Duc que ce Prince de pacotille ait raison. Encore plus, il était la clé et le problème. Il aspira une grande bouffée de son cigare Krasslandais, une fumée poisseuse et puante à souhait se dégageait lentement... L'enquête que la tuerie de Gornograd avait fait son chemin. Son fidèle ami au sein de l'Okhrana, le Comte Yachvili Oubranov lui avait rendu un rapport très détaillé des événements. Il savait qui était le cerveau derrière tout ça et surtout, il savait qui était ce fameux prince...

Je sais qui vous êtes réellement Pojarski et cela m'amuse. Voyez-vous, tout comme moi, vous cachez un horrible secret mais pour le moment je ne vous fais pas suffisament confiance pour vous le divulguer. Une source de l'Okhrana m'a fait enquêter sur votre compte. Je trouvais curieux vos agissements et votre tic. Ces yeux vitreux et ce regard constamment perdu. Dois-je vous appeler Pojarski ou Irakli?

Ozy attendait pour voir si le prince allait sourciller. Il allait un peu s'amuser à son tour contre son adversaire. Le Régent était certes un homme violent, mais c'était surtout la guerre psychologique qu'il affectionnait. Il se leva et brassa les tisons dans la cheminée. Il attendait toujours la réaction de cet impassible créature diabolique.

Alors Irakli, cela vous amuse de tuer de pauvre victime innocente? Des étudiants, des civiles, des soldats avec vos forces armés réactionnaire. J'ai craint un instant pour ma propre sécurité, mais j'ai réfléchit. Vous avez voulu me faire peur en me menaçant. Vous avez franchement assez bien réussit votre coup. Si bien dissimulé derrière un habile camouflage vous êtes passé incognito dans la foule. Je vous estime mon cher, voilà un coup de maître. Je savais que cet attentat ne pouvait pas émaner des Merksistes... allons-donc, ils ont déjà mauvaise presse. Mais ces sombres crétins de moujiks pourraient envaler n'importe quoi du moment que le Gouvernement l'affirme. Je vous ai donc protégé d'une certaine façon en détournant ce que vous avez commis sur le dos des rouge. Je vous ai blanchit de tout soupçon et en même temps je me suis débarassé définitivement de tout retour de Medjelev.

Il offrit un verre de vodka à son interlocuteur qui semblait à nouveau parti les yeux dans le vide. Décidemment les réaction du prince faisait frémir Ozy. Comment ce monstre pouvait rester de glace face à tant de cruauté?

J'ai besoin de vous comme vous de moi. Vous êtes un homme fort du PIR. Ce parti doit soutenir mon régime afin de faire perdurer la régence indéfiniment. En contre parti, je vous offre ma protection, l'honneur et la gloire.


Un coup de téléphone sonna, le Grand-Duc ne discuta que quelques secondes, le temps de se mettre au courrant de la situation.


Ciel, j'ai bien l'impression que ce Loughinine va être pendu haut et court. On vient de m'apprendre à l'instant qu'il va probablement être juger pour ses crimes. C'est dommage Pojarski, parce qu'il nous ferait un bon bras droit ....!! vous la comprenez? Il est manchot! ahahahahahaha




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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Dim 24 Oct 2010 - 16:06


Un sourire factice déforma les traits de Pojarski. Il réalisait combien il était à la merci de ce vieillard diabolique qui avait percé à jour sa véritable identité. Plus personne pouvait s'opposer au pouvoir du Régent: il fallait le servir, faute de mieux, en attendant des jours meilleurs.

- Ah, da, elle est bien bonne, Votre Altesse. Je me fiche de ce vieux grognard de Loughinine: qu'il crève ! Nous avons plus important à faire: ne croyez-vous pas, Votre Altesse, qu'il serait temps de donner à votre pouvoir une apparence légale en promulguant une constitution ?

Voyant que ce dernier mot avait provoqué une réaction de répugnance extrême chez son interlocuteur, Pojarski s'empressa de corriger:

- Mais une constitution réactionnaire, bien sûr ! Un texte qui grave dans la pierre et la loi votre Régence absolue ! Nous devrions mettre au travail les juristes et les savants du Parti Impérial, ils n'attendent que cela. Nous mettrons votre ami Romanovsky devant le fait accompli.
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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Lun 25 Oct 2010 - 1:17

Touché! Ozy venait d'ébranler la confiance et la certitude absolue de son adversaire. Il venait de marquer un point contre Pojarski. Il était à sa merçi, mais pour combien de temps? Chose certaine, du moment qu'il pouvait l'avoir de son côté, de gré ou de force, cela lui assurait l'emprise sur le PIR. La gauche était définitivement écartée maintenant et le centre-gauche républicain était trop concentrer à panser ses blessures.

Prince, ce que vous venez de me dire est ignoble, sale et contraire au principe de la monarchie.... une constitution... de la démocratie?! Nous sommes encore dans une République actuellement mais vraiment pas pour très longtemps. Le Maréchal Romanovsky semble avoir déserté la Douma et le champ est libre pour renverser une bonne fois pour toute, ce qui reste de ce régime démocratique....

Ozy frémit en prononçant ce dernier mot.


Vous êtes un précieux conseillé Pojarski, vous avoir à mes côtés est un privilège vous savez. Je vous couvrirai d'or et de gloire mon ami, vous ne le regretterez pas.

Tant que j'aurai besoin de vous...

Je vous charge donc avec les bons soins du PIR de commencer la rédaction de ce qui sera le fondement et la base du nouvel empire que nous allons rebâtir. Ensemble, nous règnerons sur la Russlavie éternelle. Elle tremblera à nos pieds.
Dès maintenant, je vous nomme Conseiller Spécial du régent avec plein pouvoir. Vous avez champ libre pour me reforger cet nation selon la vision ultra-monarchiste. Vous pouvez vous adjoindre de ceux qui vous seront utile. Votre prix sera le mien.


Ozy se caressa le menton et pensa à une chose.

Et trouvez-moi ce prince Gornostai... il nous serait utile.
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mar 26 Oct 2010 - 12:22


Pojarski se permit un discret sourire de triomphe: il s'en était tiré, une fois encore. Il ne serait peut-être pas le maître absolu de la Restauration, mais il en serait surement un gros bonnet...

- Le prince Gornostaï ? S'il n'est pas venu à votre réception, je crains qu'il faille le considérer comme un opposant...
Avec un parfait cynisme, Pojarski ajouta, sur le ton de la confidence: J'ai même entendu dire qu'il était franc-charpentier... Et ce n'est pas un cousin issu germain de feu le Prince Godinnik ?

Je vais aller quérir les professeurs Iakovlev et Pankratov, et avec eux nous rédigerons une... non pas une constitution, mai une Charte, une Charte octroyée par le Régent et par Khrestos à la Sainte Russlavie !

Et le prince s'éclipsa, trop heureux de sortir vivant du Palais des Terems.
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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Mer 27 Oct 2010 - 3:38

Franc-Charpentier.... pfffff! Il ne serait même pas capable de lacer ses propres souliers dit Krasstchenko en rigolant.

À l'entrée du bureau, Pojarski retrouva ses jouets et attirails de toutes sortes. En un éclair, il disparut dans les dédales des couloirs du Palais des Terems. Ozy retourna dans la salle de bal, accompagné de sa garde personnelle. La fête se déroula sans incident majeur si ce n'est de quelques merksistes qui manifestaient devant les portes du Palais. Les soldats eurent tôt fait de les enfermer dans un cachot de la ville.

Des feux d'artifices éclatèrent durant plus d'une heure, c'était un spectacle magnifique que les moujiks de la ville comtemplaient. Ces pauvre bougre d'imbéciles prenaient ses lumières pour des messages divins de Khrestos... Krasstchenko observa que Porjarski avait bien raison. Ce prince Gornostai n'était même pas venu au bal. C'était une insulte pour le régent et sa cours.

Ozy s'approcha du Général Krassbulov et lui glissa à l'oreille.

Trouvez-moi ce prince de pacotille et faites lui remettre ce message. S'il ne daigne pas venir m'offrir ses hommages en tant que régent ligitime de la Russlavie, je le ferai enfermer dans un goulag pour les 10 prochaines années de sa vie. Croyez-moi Krassbulov, je ne suis pas de ceux qui bluff longtemps.
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Anissim Gornostaï
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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Jeu 4 Nov 2010 - 21:30

Le message fut transféré au Prince avec quelque retard: ces dernières semaines ce dernier avait eu mieux à faire que de se préoccuper des affaires d'une clique malfamée et prétentieuse. Il était allé découvrir en Murasovie les terres de ses ancêtres glorieux et y remettre un peu d'ordre.

Quand le billet du régent lui fut remis, il le parcouru rapidement puis le chiffonna avant de le jeter au feu:


- Balivernes! Ce nobliau krasslandais se croit au dessus du sang sanctifié par des générations de princes russlaves dignes et fiers... Des menaces? Qu'il aille se faire brosser!

Le prince respire fort, est encore rouge de colère, mais il se ressaisit:

- Faites répondre à celui qui se dit régent que nous viendrons le voir quand cela nous chantera, et que nous attendrons le respect et les égards dus à notre rang! Et rappelez-lui nos deux millions de RR qu'il a si bien... et VITE acceptés

Gornostaï avait décidément un caractère tranché et n'était pas prêt à avaler les couleuvres de cette restauration d'opérette!
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Ozy Krasstchenko



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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Ven 5 Nov 2010 - 1:52

Ozy reçut la lettre du prince Gornostai, la lu rapidement et la déchira un mouvement sec et brusque. Ce n'était tout de même aps un parvenu du fin fond de la Sibérie qui allait en apprendre au vieu roublard. Krasstchenko était en train de se faire un ennemi potentiellement dangeureux, bien plus que ce Prince Pojarski qui en fait n'était qu'un bandit de grands chemins. La famille Krasstchenko venait du Krassland du Zollernberg et du Locquetas, c'est par la branche matriarcale, les Soyembika, que leur deux famille c'était toujours hautement détestés.... et tout ca probablement pour de la traite de fourrure ou tout autre pacotille dans importance aujourd'hui. De fait, Ozy avait toujours été incapable de s'entendre avec Anissim sur le monde des affaires. Ils étaient tous simplement trop influent et trop puissant. Et puis quoi après tout... s'il avait bien survécut à deux guerres civiles dont il était le principal auteur, il pourrait bien survivre à ce jeune parvenu dont sa fortune avait été constitué par ses parents et non par lui-même. Il n'avait aucun mérite la dedans.

Bah et puis que le diable l'emporte!
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MessageSujet: Re: Grand-Bal masqué de la Restauration   Aujourd'hui à 5:57

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Grand-Bal masqué de la Restauration
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