La Sainte Russlavie

Micronation inspirée de la Russie tsariste des années 1900
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Derniers sujets
2éme Législature de 1916: Révision des Lois Fondamentales
Mar 18 Oct 2016 - 5:05 par Mikhaïl-Alexandrovich
Dans ses moments de lucidité, le tsar Mikhaïl II montrait une singulière intelligence politique doublée d’un attachement réel pour son pays. Et il se trouvait que le remplacement de son médecin personnel, ancien moine au passé douteux, par un professionnel respecté avait presque pérennisé la maîtrise de soi du souverain. Les effets des nouveaux médicaments expliquaient peut-être sa décision …

Commentaires: 4
1ère Législature de 1916: Séance 1: Réforme Agraire
Lun 16 Mai 2016 - 22:30 par Mikhaïl-Alexandrovich

Radimir Komiov (PNJ), Président de la Douma.


Quelques heures après le discours du trône débuta la première séance de la Douma depuis la fin des hostilités. Tel bon nombre d’édifices publics, le palais Marinski était en phase de réparation. Les forces républicaines l’avaient utilisé comme entrepôt, d’abord à munitions …

Commentaires: 2
Discours sur l'état de l'Empire
Mer 10 Avr 2013 - 2:40 par Stemka Soyembika
Le régent de la couronne se plaça derrière le strapontin que lui avait expressément installé les huissiers de la Douma. Si le Régent se foutait un peu de la démocratie et de ce qu'elle avait apporté de négatif à l'empire, il était important que les députés sachent tout de même ce qui se passait dans les tractations diplomatique internes et externes.

Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



Commentaires: 3
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 5 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 5 Invités :: 1 Moteur de recherche

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 60 le Lun 22 Déc 2014 - 1:40
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Forum

Partagez | 
 

 A la Stavka...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Feodor V. Pojarski



Nombre de messages : 347
Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: A la Stavka...   Lun 1 Nov 2010 - 17:24

Le Haut État-major des Armées, la Stavka, avait élu domicile dans l’Institut Novikov, un bâtiment annexe du gigantesque Palais Bobrinski, siège du Ministère de la Guerre et de la Marine. L’emplacement de la Stavka traduisait bien l’indifférence que l’on portait dans les hautes sphères militaires à la lointaine guerre kaukazienne. Parmi la bande de magouilleurs, de barbons et de proxénètes qui peuplaient les couloirs endormis de la Stavka, il n’était venu à personne l’idée de se transporter physiquement un peu plus près des combats. Ca aurait été s’éloigner de la Capitale, ce qui était vigoureusement hors de question, à moins bien sûr de vouloir saborder sa carrière.

Mais les choses étaient destinées à changer.

Une vaste entreprise de terreur. C’était la signification des mots « reconstruction de l’Armée » pour le Général-prince Pojarski. Il n’ignorait pas que sa nomination n’avait suscité que stupéfaction ou mépris. Il avait donc frappé un grand coup. Le jour même de sa nomination, il avait pris la route d’Alexandrovskoe, où les restes de la flotte s’ébattaient dans l’anarchie : le haut-commandement s’était retranché dans la ville haute, où il se bâfrait jusqu’à satiété aux frais des finances publiques, tandis que les marins, livrés à eux-mêmes, avaient formé un soviet qui faisait régner la terreur dans les bas quartiers. Le tout frais Généralissime des Armées Impériales entra en ville accompagné du VIIIe régiment d’artillerie, et après deux jours de combats de rue, le soviet des marins était écrasé : les meneurs pendus, et les éléments peu fiables déportés dans les Katorga qui n’avaient jamais vraiment cessé de fonctionner. Quant aux officiers du Haut-commandement naval, ils furent presque tous précipités dans la Neva glacée, un remède de cheval approprié pour leur faire passer leur gloutonnerie.

Dans les semaines suivantes, le même genre d’opérations devait avoir lieu dans toutes les garnisons du pays : dans chaque régiment, les éléments peu sûrs seraient mutés dans des bataillons spéciaux envoyés au fin fond des montagnes kriméennes pour repousser les razzias de pillards turkhmanes ou ploukistanais.

Le même écrémage attendait le corps des officiers. Depuis la restauration de la Monarchie, la plus grande incertitude régnait à la Stavka : une multitude d’officiers tsaristes avaient fait leur retour, et regardaient en chien de faïence les officiers kadets en place, tandis que quelques medjelevistes s’accrochaient encore, espérant bien être suffisamment opportunistes pour sauver leur poste. Les tsaristes attendaient avec impatience la prise de fonction du prince Pojarski : ils furent bien déçus ; celui-ci réforma le corps des officiers sur base de critères bien plus utiles que l’appartenance politique : l’ambition, et l’énergie. De vieux généraux monarchistes à peine revenus d’exil furent priés de prendre leur retraite, les prévaricateurs les plus notoires furent déportés dans de lointaines garnisons de protectorat, les incapables dégradés. Dans l’ensemble, Pojarski favorisa la montée en grade d’officiers jeunes et sans scrupules, qui s’étaient fait eux-mêmes durant l’une ou l’autre de nos guerres civiles. Néanmoins, la marge de manœuvre du prince n’était pas absolue : nombreux étaient les incapables et les corrompus qui sauvèrent leur tête en jouant des appuis dont ils bénéficiaient à la cour du Régent ou au Parti Impérial.

Confortablement installé dans le colossal bureau, digne d’un dictateur, qu’il s’était fait aménager au premier étage de l’Institut Novikov, le Général-prince réfléchissait à la suite des opérations. Avant de ne fut-ce qu’imaginer une reprise des hostilités contre le Jaton, il lui fallait s’entourer de conseillers sagaces. Son premier choix se porta sur Anton Boulkinov, ancien leader de la Milice Rouge, à présent au chômage, et qui vouait une haine absolue à Medjelev et au PMLR depuis la suppression de la Milice. Boulkinov, ancien ouvrier, avait révélé des talents militaires insoupçonnés lors des combats de la guerre civile de 1907, et de plus, sa récupération priverait les merksistes d’un éventuel leader emblématique.



Le général Boulkinov. Pas franchement une tête de démocrate.

Mais il fallait aussi des petits malins, des entourloupeurs, des hommes de réseaux. Le prince envoya donc une missive à Opessa, ordonnant aux généraux Arpakine et Karpov de le rejoindre : ces deux renards lui seraient surement aussi utiles qu’ils l’avaient été à Loughinine. Tiens, où était-il d’ailleurs, celui-là ? Il décida d’ajouter un post-scriptum à sa lettre en ce sens.

Citation :

Aux généraux P.A. Arpakine et I.N. Karpov,

Ordre vous est donné de rejoindre Murasibirsk dans les délais les plus brefs, et de vous présenter à la Stavka, pour un entretien de la plus extrême importance avec le prince Pojarski, Généralissime des Armées Impériales. Le commandement militaire de la Petite Russlavie doit être confié aux généraux Sokolov et Chingarev.

A. Boulkinov,
Chef d’Etat-major

PS : Ordre vous est donné d’amener avec vous le dénommé Kassian P. Loughinine, s’il se trouve encore à Opessa.

_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Feodor V. Pojarski



Nombre de messages : 347
Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: Re: A la Stavka...   Sam 27 Nov 2010 - 15:36

- Qu’est ce qu…

Le Généralissime semble s’étouffer, ses yeux saillent, exorbités, plus terrifiants que jamais. Il pousse quelques grognements féroces, et fixe tour-à-tour ses deux interlocuteurs qui se regardent l’un l’autre avec crainte et un certain étonnement. Le Généralissime se retourne et tends le télégramme à Boulkinov, son chef d’Etat-major : Anton Fedoulovitch émet quelques grognements pas plus intelligibles que ceux de son supérieur, puis, sur un signe de celui-ci, tend brutalement la petite feuille de papier aux deux hommes assis en face du large bureau princier ; c’est alors seulement que Karpov et Arpakine prennent connaissance des événements d’Opessa. Opessa ! Rayée de la surface du Micromonde ! Loughinine en route vers les Cosaqueries, à la tête d'une division pogromiste ! Arpakine déglutit difficilement, une expression horrifiée peinte sur ses traits fatigués. Karpov semble bien près de se trouver mal : une épaisse moiteur, apparue soudainement, dégouline de son front, aveugle ses petits yeux porcins, trempe complètement son col, qu’il essaye tant bien que mal de desserrer. En une seconde, l’ambiance dans le bureau du Généralissime a changé du tout au tout. Ils aimeraient bien revenir en arrière, précisément avant que cette maudite porte ne s’ouvre sur une estafette pressée porteuse de ce fatidique télégramme. Alors, Pojarski, Karpov et Arpakine semblaient devenus les meilleurs amis du micromonde. Pojarski ne tarissait pas d’éloges sur les qualités hors du commun des deux généraux, et leur parlait promotion comme d’une chose certaine : Karpov serait nommé à l’approvisionnement (et des étoiles s’étaient alors allumées dans ses petits yeux rencognés : l’approvisionnement ! La manne d’Opessa, à l’échelle de l’Empire !). Quant à Arpakine, il recevait le commandement militaire de la province d’Orient, rien que ça !

Ah, ils font moins les malins, les soit-disant experts d'Opessa !

Mais le Général-prince n'est pas homme à perdre son sang-froid (quoique, feu le pope Malyguine n'est sans doute pas de cet avis), et des ordres prompts et concis sont immédiatement donnés au général Ioudenitch, cantonné à Dunav: ordre lui est donné d'affréter un train blindé et de le jeter à la rencontre de Loughinine.
L'atmosphère dans la vaste pièce enfumée se détend un peu. Pas pour longtemps. Une estafette entre, tremblante, porteuse de la réponse de Ioudenitch: vu certaines "avaries ferroviaires", il est dans l'impossibilité de satisfaire aux ordres donnés.

Pojarski est à deux doigts de dégainer son colt et d'abattre sur place l'estafette, Arpakine et Karpov, quand Boulkinov se permet d'intervenir:


- Votre Haute Noblesse, grommelle-t-il, il y a une autre solution: le IIIe de Génie est en exercice de campagne dans le sud. On peut peut-être l'envoyer à Tougoulym...

- Excellente idée, Anton Fedoulovitch; que des ordres soient donnés en ce sens. Tenez moi informé heure par heure.


Le prince se lève, enfile son long manteau de fourrure, et quitte la pièce sans un regard pour Arpakine et Karpov. Il s'arrête sur le pas de la porte:

- Ah, j'allais oublier: Anton Fedoulovitch: envoyez donc ces deux là à leur nouvelle affectation: les chiottes de la Garde !

_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Feodor V. Pojarski



Nombre de messages : 347
Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: Re: A la Stavka...   Jeu 14 Avr 2011 - 23:36


Le prince Pojarski, brièvement l'homme le plus puissant de l'Empire, avait désormais été relégué à un rôle de simple exécutant par le Tsar. Reclus dans le vaste palais du Ministère de la Guerre, il s'appliquait à préparer l'armée russlave pour la guerre...

Ce qui n'était pas une mince affaire. Il l'avait pourtant dit au Tsar et à Gornostaï: la Stavka avait besoin d'un an encore, pour être vraiment prête à une guerre contre Edoran et le Noordzeeland. Le travail de reconstruction de la Marine impériale ne faisait que commencer, et l'Armée de terre était, comme d'habitude, dans un état de délabrement et d'indiscipline avancé. Sans oublier que le Kaukaze, toujours occupé par les Jatonnais, exigeait la présence de 500 000 hommes.

Et sans flotte, le prince ne voyait pas bien comment le Tsar comptait l'emporter contre le Noordzeeland. Il lui avait posé la question, et le Souverain Oint du Seigneur lui avait gentiment dit de se mêler de ses affaires.

Au cours des semaines précédentes, Pojarski, par un patient travail de logistique, avait prélevé les régiments les plus valables au sein des corps d'armée existant pour les diriger vers l'Ouest: plus de six cent mille hommes, 1900 canons et cent mille chevaux stationnaient maintenant en Transvalachie et en Petite Russlavie. On y avait aussi dirigé trois cent chars de combat, des petits machins qui tombaient en panne tout le temps et qui selon Pojarski étaient totalement inutiles.

Les maigres forces aériennes russlaves, soit trente aéroplanes et deux zeppelins, étaient en ce moment même acheminées vers Sibiou.

Les bureaucrates de la Stavka avaient promis à Pojarski que si la guerre était retardée d'encore cinq mois, ils pouvaient mettre sur pied une seconde force de quatre cent mille hommes équipés de manière décente. Un an, et c'était 800.000 hommes de plus qui pouvaient déferler sur l'Edoran. En attendant, la défense du Kaukaze avait été confiée à des régiments affamés, sous-entraînés et dépourvus d'équipement: c'était un risque énorme, mais il fallait le courir.

La grande affaire de ces jours-ci, pour Pojarski, était de déplacer dans le plus grand secret les escadres de la Flotte Impériale, afin de les regrouper à Alexandrovskoe, la grande base occidentale, en une seule force rassemblant la totalité des unités navales russlaves, soit dix-huit cuirassés et douze croiseurs.

_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: A la Stavka...   Aujourd'hui à 12:57

Revenir en haut Aller en bas
 
A la Stavka...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Sainte Russlavie :: Politique :: Ministères et bureaux :: Ministère de la Guerre et de la Marine-
Sauter vers: