La Sainte Russlavie

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Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



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 Arrivé à Tougoukym

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Légation du Daearuil



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MessageSujet: Arrivé à Tougoukym   Lun 29 Nov 2010 - 21:09

L'ouchanka en ours bien vissé sur la tête, je veillais au bon déchargement du train dans la gare de Tougoulym, six cents personnes descendant d'un train, ça demande beaucoup de coordination. Il n'y avait qu'a espérer que la cible ne soit pas arrivé avant nous. Je fis envoyer un message au généralissime, j'avais besoin d'un surplus de renseignement.

Citation :
« Le renard à la Mère-Grand :

La poule n'est pas encore rentré au poulailler, combien de poussins l'accompagnent ?

Le renard. »

Il comprendrait bien ce que j'ai écrie. L'estafette partit avec une rapidité déconcertante vers le nord, en espérant qu'une réponse arrive bientôt.

Comme il y avait encore beaucoup de matériel à décharger, je réquisitionné quelques soldats et officiers de la troupe et leurs ordonner de m'accompagner, il fallait que je fasse comprendre au bourg-mestre du coin qu'il allait devoir coopérer, ou ses miches regretterait mon passage. Nous en profitâmes pour faire un repérage des lieux, il fallait absolument savoir, comment nous pourrions organiser l'arrestation d'un régiment complet, extra-muros, intra-muros, les choix tactiques était nombreux.

Après réflexion, nous décidâmes avec mon petit comité, d'établir le point suivant, réquisitionné tout les cosaques présent dans cette ville ainsi que toutes les armes qui pourrait servir, coincé la cible et ses hommes entre la ville et la plaine, des engins explosifs pourrait faire diversion pour forcer l'ennemie à se maintenir en position, tandis que des tireurs embusqué dans les bâtiments pourrait neutraliser le commandement des sous-officiers. Si ils ont des canassons, des frises de cheval rudimentaire pour bloquer tout mouvement de cavalerie.

Comme selon toute vraisemblances, ils arriveraient aussi par le train, l'autre solution proposé était de défaire les rails à un certain endroit, un goulot d'étranglement par exemple, comme celui que nous avons traversé quelques kilomètres avant d'entrer en gare, voyant les rails défait le chauffeur de la locomotive serait forcément obligé de stopper son train, nos hommes cachés dans les auteurs et les broussaille surgirait de chaque coté du train, encerclant ainsi la cible avec ses hommes.

Il aurait était plus simple de couper des troncs d'arbres et de les poser en travers des rails, mais dans ces steppe trouvé un arbre relève du miracle …

Nous étions arrivés devant ce qui semblait être l'hôtel de ville, comme nous étions armés et que j'avais vraiment l'air d'être un haut gradé, je pus entré dans le bureau du maire sans problème. Je lui expliquer la situation et lui, calme, comprenait très bien mon problème. D'autant que lui ayant raconté le sort d'Opessa, il n'avait semble t-il pas très envie de subir le même sort que cette ville.. Il me mis sous la main une cinquantaine de cosaques ainsi que la milice local, soit en tout deux cents hommes en plus. Satisfait de cette collaboration, moi et mon état-major, nous nous retournions à la gare ou le déchargement des troupes s'était terminer, nous montâmes le camp à l'extérieure de la ville. Ayant questionné le chef de gare sur le prochain train venant d'Opessa, il me répondit qu'en général, ce train met quatre jours pour relier Tougoulym, et qu'il a due partir en temps normal le 27, soit il y a deux jours.
Je fis envoyé les cosaques pour surveiller la voie ferroviaire, ce Loughinine aurait très bien pu faire partir le train une journée plus tôt.
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Mar 30 Nov 2010 - 11:47


La réponse du Généralissime arriva bientôt... par le télégraphe, installé à Tougoulym depuis 1892.

Citation :
Mère-Grand au Renard:

En principe, poussins au nombre de quatre mille.
Mais pertes et désertions en quantité probables.
Poussins d'élite: la négociation est recommandée,
poussins locaux pouvant changer de camp.

Argent et renforts suivent.

Face à trois-quatre mille cosaques d'élite, le IIIe régiment de Génie ne faisait pas le poids, Pojarski le savait bien. D'autant plus que les Cosaques de Tougoulym étaient toujours susceptibles de rallier leurs frères de race.
Il allait donc falloir que Vladimirovitch soit prêt à s'en sortir par la magouille si la force échouait. Les deux hypothèses étaient prévues: un convoi chargé d'une forte somme d'argent et du 121e Valaque, commandé par le colonel Petrescu, était en route pour Tougoulym. Mais, selon toute vraisemblance, ce convoi n'arriverait pas avant trois jours, soit après Loughinine.

_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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Légation du Daearuil



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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Jeu 2 Déc 2010 - 13:52

Dans la soirée, je reçus un message, en télégraphe, nouveau, je ne connaissait pas, surement un de ces trucs de la haute-technologie. C'était la réponse du généralissime concernant le nombre d'individus à interpeller. Un soldat me l'apporta, je le lus avec attention. A la fin, j'étais tout coi. La bouché bée grande ouverte, des yeux exorbités, et la chapka qui glissa et tomba sur le coté.

« Ah le con ! M'exlamais-je. Le con, le con, le con ! Quatre milles péquins ! Pouvais pas prévenir avant de m'envoyer au casse-pipe cette hurluberlue ! Est-ce qu'il sait ce que sa représente à notre échèle, un contre six, et même plus ! »

Je n'avais pas oublié mon petit État-major à moi qui était présent au moment de la scène.

« Est-ce que l'un de vous aurait la bonté d'âme de m'expliquer comment le type qui est censé être notre patron n'est pas fichue de nous renseigner en même temps que de nous envoyer en missions plutôt que de nous renseignés sur leurs nombre quand ils sont surement juste derrière la colline ? Mais bordel de foutre de vierge ! Comment sa fonctionne ici !?

-C'est la Russlavie mon colonel. Répondis un lieutenant, je le regardais avec un très mauvais regard.

-Avec un peu de chance, il va nous envoyer les grenadiers de Vaplovska, ou la Garde du préau Brajensky, aller, peut-être si il est de bonne humeur les Chevaliers-Gardes ! »

Visiblement, ils n'apprécièrent pas mes allusions aux anciennes unités de l'Empire.

« N'allez pas me dire que même les grenadiers de Vaplovska ont étaient dissout pendant la république ? »

Un des lieutenants fit la moue.

« J'hallucine ! Bon sang, les géants de Vaplovsk ! Deux mètres dix de taille moyenne ! De quoi défoncer n'importe quel ligne, connue dans le micromonde entier, n'allait pas me dire qu'il sont passer à la casserole !

-C'est qu'ils étaient pour le Tzar.

-Rien à foutre, bon sang, si sa se trouve, à cent soixante, ils auraient défoncer la troupe de pèquenots qui nous fonce dessus en dix minutes un quart d'heure ! Mais comment vous pouvez être aussi irresponsable !

-Si nous sortons vivant de ce pétrin vous pourrez toujours demander à Pojarski de reformer ces unités la. Mais je ne me fais pas trop d'espoir la dessus.

-Attention, attention, j'ai deux morts à mon actif depuis que je suis ici ça peut augmenter. Dites moi, même leurs mitres ont disparue ?

-Il y en a deux au musée de l'armée.

-Ouais bon laisse tombé. Je reprit le message et le relut. Qu'est-ce qu'il veut que j'en fasse de son argent ? Et c'est quoi ces renforts ?

-Si je peut me permettre Colonel. Si ils sont quatre milles, il ne pourront pas venir tous d'un coup dans un seul train.

-C'est à dire ?

-La réglementation n'autorise pas que les trains comptent plus de vingt-cinq wagons, soit six cent personnes, vingt-quatre par wagons. Une locomotive, même à pleine puissance ne peut pas tiré plus d'un certains poids, et les vingt-cinq wagons charger à cent pour cent représente la limite du tolérable pour une locomotive.

-Donc ?

-Ils ne viendront pas à quatre milles en une seul fois.

-Nous sommes six cents et le train que nous avons pris ne compté que dix sept wagons …

-Oui, mais la charge à tiré était plus légère pour la locomotive.

-Donc ont attend qu'ils viennent et on les chopes par petit groupe ?

-Ça me semble être le plus évident à faire.

-N'empêche que nous ne pourrons pas surveiller quatre milles prisonniers avec notre seul troupe.

-D’où le renfort de troupes

-Et l'argent ?

-Nous sommes très friand question argent en Russlavie.

-Bons espérons que ça arrive rapidement sinon nous serons débordés. Disposé ! »

Les lieutenants s'en allèrent, mais je restais perplexe. Ils auraient pu garder les éléments pro-républicains dans la Garde quand même. Quatre milles hommes, si je sort vivants, faudra que j'explique à ce généralissime l'utilité de renseigner avant d'envoyer au casse-pipes.
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Kassian P. Loughinine



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Date d'inscription : 24/05/2008

MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Lun 6 Déc 2010 - 23:23

- Ecoutez donc cela, Iraklion Dimitrievitch : "- ô Don tranquille, ô notre père, pourquoi tes eaux sont-ils plus troubles que d'habitude? - Mon cours est trouble car je pleurs mes fils, tombés dans un lointain pays..." répétait Loughinine, percevant la mélodie mélancolique chantée par les sentinelles cosaques à l'extérieur de leur compartiment.

Le vieux trudovik et le jeune radical fumait plaisamment, échangeant des vues d'esprit sur la future réorganisation démocratique et agraire de la Russlavie. Les deux hommes ne se doutaient pas de ce qui les attendait à Tougoulym-sur-Don. Là-bas, un mercenaire étranger à la solde d'un Prince-Généralissime kaukazien tentait, avec l'aide d'une troupe de Russlaves soviétistes, de dompter le caractère belliqueux des cosaques dans le but d'arrêter un régiment tout entier !

Mais, en ce début de décembre, l'hiver prenait définitivement possession de la vallée du Don. Le convoi blindé du régiment "Révolution et Etat de Droit", bloqué par les neiges à une cinquantaine de verstes de Tougoulym, avait rebroussé chemin. Filant vers le sud, il devait bientôt atteindre la ville de Terekopol. Celle-ci, située à l'entrée du désert du Plateau Central, en face de la ville turcose d'Akhachogouz, était également la terre d'origine des cosaques du régiment pogromiste qui accompagnait Loughinine et Menchikov dans leur folle aventure.

Depuis Terekopol et sa région, peuplée de cinq à dix mille foyers cosaques, Loughinine pouvait soulever les cosaqueries. Ayant à sa disposition trois trains blindés et pouvant compter - du moins pour le moment - sur la loyauté des trois mille soudards du régiment "Révolution et Etat de Droit", le vieux politicien n'avait plus qu'à user de son légendaire sens de la persuasion pour faire basculer le Kroug de son côté. Après tout, ne s'était-il pas toujours positionné comme ennemi des hébraïtes et des francs-charpentiers? Loughinine était peut-être le seul Russlave pouvant espérer avoir une bonne réputation auprès des cosaques.

Cosaques fatigués par des guerres incessantes, mais dont la fureur nationaliste pouvait s'embraser rapidement. L'exemple du massacre de la colonie russlave de Tzarinopolk, en mars 1910, l'avait montré !

- Qu'en pensez-vous, Iraklion Dimitrievitch ? Devrions-nous promettre l'indépendance totale aux cosaques, ou plutôt leur jurer de relancer la guerre patriotique et cathodoxe contre la Turcosie ?
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Iraklion Menchikov



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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Mar 7 Déc 2010 - 15:14


Terekopol, capitale du voisko du Terek, était une petite bourgade insignifiante, qui s'animait seulement en périodes de grandes turbulences, quand le Kroug jugeait utile de se rassembler. Les Cosaques du Terek, féroces colons militaires endurcis dans les guerres turcoses dont était issu le régiment "Révolution et Etat de Droit", étaient connus pour leur progressisme.

Quand la République avait été proclamée à Gornograd, le Kroug de Terekopol avait voté un Manifeste proclamant l'instauration du "Socialisme". Mais c'était un socialisme à la cosaque, qui avait peu de points communs avec la définition ordinaire du mot: le "Socialisme cosaque" avait consisté en un vaste pogrom d'Hébraïtes et de Russlaves, dont les maigres lopins avaient été ensuite redistribués aux plus modestes des propriétaires cosaques.

I.D. Menchikov, quant à lui, était au bord de l'effondrement nerveux depuis le départ d'Opessa. Il avait renoncé à comprendre quoi que ce soit aux actes et aux propos de son mentor, le grand Loughinine. Le vieux renard usait avec lui d'un subtil mélange de brutalité et de fascination. A chaque fois qu'Iraklion Dmitrievitch pensait enfin comprendre que Loughinine n'était rien d'autre qu'un pogromiste cynique et corrompu, le vieux tribun trudovik se lançait dans de vastes développements sur le futur de la démocratie russlave, et, ce qui ne manquait pas de séduire Menchikov, il semblait réellement désireux d'entendre les idées du jeune radical, qu'il accueillait souvent avec un hochement de tête à la fois madré et paternel.

Hors donc, pour calmer ses nerfs, Menchikov fumait cigarette sur cigarette et se consolait en se rappelant qu'il œuvrait avec son héros pour le rétablissement de la République démocratique... Il y parvenait plutôt bien... Mais ce n'était pas destiné à durer: l'arrivée à Terekopol remit brutalement en question le fragile équilibre qu'Iraklion Dmitrievitch était parvenu à sauvegarder.

En un éclair, à la sortie du train, Loughinine avait abandonné ses oripeaux - déja bien usés - de trudovik républicain pour adopter le language des cosaques, un language quasi-féodal, où ne résonnaient que des mots comme "guerre", "étrangers", "pogroms". On les conduisit à la grande salle du Kroug, où siègaient les élus et l'Ataman Selivachev.


L'après-midi touchait à sa fin. Par la fenêtre, Menchikov pouvait voir le soleil disparaitre derrière les montagnes enneigées. Loughinine discourait, inlassablement; il discourait bien, et longuement. Il évoquait l'âge d'Or des Cosaques, les siècles bénis où les libres guerriers exerçaient leur loi de rapine jusqu'en Palogne. Il vouait aux gémonies les Hébraïtes, les Franc-charpentiers et, plus troublant, les Russlaves, responsables de tous les maux du peuple du cosaque. Et, au grand effroi de Menchikov, les Cosaques approuvaient bruyamment Loughinine. Ils le considéraient presque comme un des leurs.

Menchikov regardait toujours le paysage. Son oeil fut attiré par la voie de chemin de fer venant du Nord. Et, l'espace d'un instant, le jeune radical se pris à espérer qu'un train rempli de soldats russlaves y apparaisse, pour l'arracher à ce cauchemar absurde.
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Légation du Daearuil



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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Ven 10 Déc 2010 - 19:13

Comme le froid était mordant et qu'il n'y avait toujours aucun signe de l'ennemie, il fallait bien que je m'occupe, j'en profitais donc pour faire la leçon à mes hommes.

-Ce que nous appelons la sublime quintessence de l'art de la guerre, c'est la victoire sur l'ennemie sans tiré un seul coup de feu, sans faire une seul victime quelques soit le camp. Contraindre l'ennemi à accomplir notre seul volonté sans violence, tel est la véritable victoire dans un conflit armée. Il est évident que cette ambition n'a était que très rarement atteint dans l'Histoire, seul de nos jours les services secrets, peuvent se vanter de réussir de tel exploit. Aujourd'hui, les guerres sont infiniment plus différente qu'il y a un siècle. La ou au siècle dernier, l'armée se contenté de piller un village, aujourd'hui il pillerait le village, le brulerait, violerait les femmes et massacrerait tout les habitants …

Fait curieux, les russlaves sont des gens plutôt attentifs, je n'en ai pas vue un papillonné ailleurs pendant mon cour de théorie martial. Pour une salle de classe de six cents personnes, c'est bon signe.

… Aux quatre volets que nous connaissons de la guerre, politique, économique, culturel et humain, s'est rajouté un cinquième volet, morale, non pas éthique, les deux termes sont proches mais ne veulent pas dire la même chose. Prenons un exemple, vous êtes des soldats, en territoire ennemie, vous voyez un village ennemie, vous l'investissez et vous accaparez tout les objets de valeur et les vivres sans vous préoccuper des habitants, au pire, il y en aura toujours un ou deux pour montré les crocs. Vous quittez le village, mais aucune pertes humaines par ici, mais l'économie local est touché.

Prenons le même village, sauf que la, vous l’anéantissez, vous rasez le village et tuez tout les habitants. La ou les gens se contentaient de râler, ils auront la haine, et chercherons la vengeance, c'est ainsi que les quelques survivants (n'insister pas, il y en aura toujours au moins un) préviendrons les autres des atrocités commises, et n'hésiterons pas à vous attaquer dans votre bivouac, de préférence la nuit quand tout le monde dort, la ou l'effet de surprise est totale …

Certains même notés religieusement ce que je disais.

… C'est ce que nous appelons la guerre de démoralisation, la ou une armée ne se contenté de démolir les infrastructures essentiel pour l'armée ennemie, elle change radicalement de cible pour s'en prendre exclusivement aux populations civils, afin de s'en prendre directement sur le moral de l'adversaire. Ceci provoque très souvent, comme vous l'aurez constaté, un retour de bâton : guérilla, francs-tireurs, corps francs, résistance, insurrection, bref le genre de choses qui n'aide pas à maintenir une population occupé tranquille. Nous sommes à partir de la, au antipodes de la guerre et au début de la simple barbarie.

La première véritable guerre de démoralisation a eu lieu lors de l'invasion de la Turcosie par les avarois. Ces derniers voulait reprendre la ville sainte Yrusalem en raison de lois interdisant le culte zorthodoxe dans la ville. Ayant pris la ville une fois et installé un roitelet en la personne du fils à papy Guysenval (un vieux clerc grabataire qui ne tient pas debout), ils s'y installèrent, mais les populations locales n'acceptèrent pas l'occupation et n'attendirent pas l'arrivé de l'armée turcose qui commençait à développer de nouvelles forces entrainés à notre manière. Ces paysans réussirent le tour de force de faire partir les troupes avaroises, bien mieux former. Alors ces derniers revinrent plus nombreux et plus remontés. Cette fois, ce fût le véritable bain de sang. Aujourd'hui Yrusalem n'est pratiquement plus habité que par des avarois, les lieux de cultes des autres religions présentes (syisme, halawisme) démolis, la ville entière fût redessiner au goût avarois, un truc affreux ou le décor vomissant vous massacrerez la vue, même à un aveugle …

Petite pause.

… La guerre de démoralisation est en soi, la plus inhumaine, la plus barbare et la plus inutile qui soit, elle renforce la haine du peuple pour l'ennemie et l'incite à redoubler d’effort pour mieux expulser ce dernier du territoire. Si jamais nous serions confronter à une situation de ce genre, je vous interdirez de commettre la moindre exaction sur un civil, et si jamais on m'en donnerait l'ordre, je démissionnerais. Si jamais malgré tout vous feriez ce que je vous ait décrit, ne vous étonnez de rien. Fin du cours, disposez.

Les soldats se dispersèrent à leurs occupations, il fallait que je sache ce que pouvez bien faire ces ennemies. Dans le doute, je retournais au poste télégraphique, en espérant que la ligne ne soit pas coupé par la neige. Les rails eux l'était bien en revanche, je n'étais pas prêt de voir arriver l'or et les renforts.

Citation :
Renard à Mère-Grand :

Déplacement bloqué par la neige, ligne télégraphique OP.
Poule RAS, soupçonnée d'avoir pris une autre direction.
Or et renfort RAS idem, certainement bloqué par la neige aussi.
Mauvais temps, blizzard, route verglacés, ça patine pour les chevaux.
6 Cas d'hypothermies recensé dans le rang, aucune vie en danger.

Espérons qu'ils prennent une décision la-bas.
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Ven 10 Déc 2010 - 21:12


La réponse du Généralissime ne tarda pas, mais elle ne vint pas sous la forme d'un télégramme. Ni d'un train de soldats. La réponse du Généralissime était un homme seul. Un homme seul qui, un beau jour, apparut mystérieusement au milieu au cantonnement du régiment à Tougoulym. Il portait l'uniforme de l'Armée Impériale et se présenta comme le colonel Derjavine, envoyé spécial du GQG, et porteur d'instructions précises. Comment cet homme était-il parvenu à Tougoulym venu de nulle part, c'était un mystère que les soldats ne s'expliquaient pas, et qui participait à l'aura du nouveau venu.

Bien avant de recevoir le second télégramme de Vladimirovitch, le Généralissime-prince avait pressenti que l'épopée de Loughinine pouvait potentiellement se transformer en insurrection de tous les territoires cosaques. Il avait donc dépêché un homme des Renseignements militaires avec le train de renforts. C'était le colonel Derjavine.

Quant il avait reçu le second télégramme du colonel Vladimirovitch, le Prince Pojarski n'avait même pas pris la peine d'y répondre: il faisait entière confiance à Derjavine pour répondre à toutes ces questions, et puis il était très occupé à établir un guide touristique des fumeries d'opium de Murasibirsk, tâche qui occupaient l'essentiel de ses journées. Si l'on ajoute que Pojarski avait également repris ses petites "activités", la plupart du temps nocturnes, l'on comprendra qu'il manque de temps pour s'occuper sérieusement de la question Loughinine.

Derjavine avait quitté le 121e Valaque immobilisé par les neiges à l'entrée du Don, et avait continué par d'autres moyens, accompagné de trois soldats. Le voyage jusqu'à Tougoulym avait été semé d'embûches. Souvent, les routes, qui n'étaient parfois que de méchants chemins de boue, disparaissaient complètement sous la neige. A d'autres endroits, des villages indiqués sur la carte d'Etat-major n'existaient pas.
Plus grave, Derjavine et ses camarades avaient senti partout l'hostilité des populations cosaques. A Primorosk, on refusa de leur vendre des chevaux. A Vichnetsk, un groupe de cavaliers cosaque leur interdit l'accès au village. Ils avait essuyé des coups de feu venus de nulle part à plusieurs reprises. Le sixième jour, ses trois compagnons furent emportés par une avalanche que Derjavine soupçonnait de ne pas être purement accidentelle. Mais il en fallait plus pour le décourager.

Et donc, en ce 10 décembre 1910, le colonel Arseni Abramovitch Derjavine se trouvait à Tougoulym, demandant à parler au colonel Vladimirovitch.
Il ne connaissait pas son interlocuteur, mais le Généralissime-prince le lui avait décrit comme un militaire buté et rigide, étranger de surcroît. Ce qui rendait doublement nécessaire la présence à ses côtés d'un envoyé spécial de la Stavka pour gérer le côté "politique" de l'affaire. Apparemment, le Généralissime-prince craignait que Vladimirovitch, par quelque maladresse, dresse toutes les Cosaqueries contre lui.
Derjavine sourit dans l'air froid du matin: d'après ce qu'il avait vu en arrivant jusqu'ici, la rébellion avait peut-être déjà éclaté. Dans ce cas, il ne donnait pas cher de leur peau, aux 600 russlaves encerclés au milieu d'une province inaccessible et pleine de fous dangereux...

Derjavine se fit annoncer au Colonel Vladimirovitch. Espérons, pensait-il, qu'il ne soit pas antihébraïte... Sa mission promettait déja d'être assez difficile comme ça...

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Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Sam 11 Déc 2010 - 21:13

Les jambes croisés sur le bureau de ma tente, bras croisés et œils mi-clos, je somnolais, combien de temps j'allais être bloqué ici avec cette bande de bon à rien, et une population civil à tendance insurrectionnelle ? Un mois, six ? Un an ? Je tenais à la main gauche livre maintenue ouvert avec le pouce, un livre de philosophie boudhinste, mine de rien, ça repose ce genre de bouquins.

Je sortais de ma torpeur, un soldat emmitouflé se présenta devant ma tente, on voyait que ses yeux.


-Colonel, c'est le colonel Derjavine qui souhaite vous voir.

-Le colonel qui ?

-Il est derrière moi et s'impatiente, c'est que le froid se fait mordant.

-Et bien allait lui faire acheté une de vos grosses doudounes comme vous en avez chez vous !

Le soldat s'écarta et l'officier entra, je ne pris même pas la peine de me mettre debout, j'étais déjà assez fatigué comme ça. Mais je trouvais qu'il avait l'air d'avoir un truc à me dire.

-Vous savez que sur les 25 000 Km² au tour de cette ville, il y a un demie-mètre de neige en moyenne en plus du relief habituel ? Enfin bon, vous avais réussi à arriver malgré ce bordel sans nom c'est déjà ça. Que voulez-vous colonel ? Asseyez-vous, vous devez surement en avoir plein les pattes de votre voyage. Vous avez des nouvelles de ce qui se fait la-bas ? A Murasibirsk ?
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Mer 15 Déc 2010 - 14:53


Le colonel Derjavine s'assit tranquillement, et alluma une cigarette.

- La situation n'est pas franchement emballante, Vladimirovitch. La Stavka est sur les dents à cause des rumeurs de guerre imminente contre le Nordzeeland et le Jaton. A l'ouest, notre vieil ennemi, l'Empire d'Edoran, a déclaré la guerre à la Turcosie. De plus, des grèves ont éclaté à Navolstov. Tout ça pour dire que nous sommes le dernier des soucis du Gouvernement pour l'instant.

Derjavine aspira une profonde bouffée de tabac, puis fit un geste circulaire autour de lui:

- En plus, comme vous l'avez souligné, cette foutue région est noyée sous la neige. Les communications avec le pays vont être extrêmement difficiles jusqu'en mars, au moins. Les lignes de télégraphe vont souffrir. Si les lignes de chemin de fer sont bloquées entre la Sibérie et ici, elles le sont sans doute partout ailleurs. Si les Cosaques se révoltent, ils pourraient nous massacrer tranquillement, personne n'en entendrait parler avant trois bons mois...

Mais nous avons une mission, mon vieux. Trouver Loughinine, et le mettre aux arrêts. Il est hors de question de le laisser soulever à sa guise toute la région. Si nous restons planqués ici, nous courons le risque de nous retrouver un beau jour encerclés par des milliers de barbares armés jusqu'aux dents.

Votre régiment est-il capable de se déplacer ? Je veux dire, en conservant une capacité de combat suffisante ?

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MessageSujet: Re: Arrivé à Tougoukym   Dim 26 Déc 2010 - 1:28

« A moins d'avoir assez de traîneaux ou de skis pour six cents personnes ou être doté de pouvoir surnaturelles pour faire fondre la neige, non, nous irons pas bien loin dans cette merde blanche. Au Belondor un épisode neigeux d'une telle ampleur n'a lieu qu'une fois tout les vingt-cinq ans, dépaysement garanti …

A moins que … »

J'avais une idée qui me trotté dans la tête. Je sortais une feuille un crayon et me mis à dessiner quelque chose.

« Dites moi, en cas de gros temps, vous avez des trains-chasse-neige ? Parce qu'autant c'est notre ticket de sortie dans ce merdier. »

Pendant que je parlais, je dessinais toujours mon truc, rien de compliqué, il s'agissait de rajouté au chasse-pierre des plaques de fers placé de manière à dévié la neige sur les coté, dégageant les rails, et permettant par la même occasion au train d'avancer.

« Suivez moi. »

Je pris mon plan et je sortis de ma tente, le colonel derrière moi, j'allais rameuté les ingés de la troupe et j'ordonnais à ce petit monde de se retrouvé le plus tôt possible au dépôt ferroviaire de la ville.

Le but était simple, dégager les voies dans les deux sens, l'un pour permettre au renfort d'arrivé, l'autre pour poursuivre la cible, il fallait faire vite car notre poule s'éloignait de plus en plus vite et compliqué également la situation à chaque fois. Un train lancé à pleine vitesse pourrait dégager toute la poudreuse qui est tomber dernièrement avec simplicité. Valait mieux pour les types du dépôt ait deux locomotives de libre.
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