La Sainte Russlavie

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Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



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 A Sibiou...

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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: A Sibiou...   Mar 10 Mai 2011 - 22:32

Pendant que la paix se joue en Edoran, pendant qu'à Mura' le prince Gornostaï joue les premiers rôles avec délectation, pendant qu'à Somorkonde le consul Nagano composait des origami et qu'à Vera Cruz Juanita Rodriguez achète des papayes à l'épicerie du coin, que se passe-t-il à Sibiou, capitale de Transvalachie ?

De bien vilaines choses, j'en ai peur.

Le Palais Stravisky, où l’Etat-major avait élu domicile, ressemblait à un foutoir. Littéralement. Des filles de peu titubaient dans les couloirs, pleines de foutre et d’alcool. Des officiers hirsutes les poursuivaient d’un pas hésitant, une bouteille à la main, le nez maculé de cocaïne. Dans de sombres alcôves, des capitaines aux moustaches luisantes s’adonnaient au vice skotinéque en compagnie de jeunes aides-de-camp aux joues glabres et poupines, tandis que derrière des vitres sans teint, des podagres galonnés sacrifiaient à Onan. La musique des orchestres tziganes retentissait jusqu’aux petites heures, et le QG de la Stavka était vite devenu, pour les habitants de Sibiou, l’antre du minotaure.

A peine arrivé en Transvalachie, Pojarski avait très vite épuisé tout ce que la province comptait de prostituées, de courtisanes, de demi-mondaines. Il s’était rapidement lassé des plaisirs tarifés, des afféteries de commande, des corps donnés trop vite, des émotions artificielles. Il avait donc enlevé la fille d’un des plus grands aristocrates de la province, le Comte N., et il avait fait de cette jeune vierge pâle aux épaules frêles et aux lèvres carminées sa maitresse en titre, plus ou moins séquestrée, plus ou moins consentante. Il la tenait enfermée dans de vastes appartements jonchés de bijoux extorqués aux orfèvres hébraïtes pour un prix de misère, de reliefs de mangeaille, de bouteilles grand cru pillées dans les caves du Comte N. ou du magnat van Steenhuis. Et chaque soir, Pojarski imposait à sa captive des devoirs odieux, souillant sa pureté virginale sur l’autel de la dépravation.

La ville tout entière battait au même rythme – violent, affolé, luxurieux – que le Palais Stravisky. Il ne se passait de jour sans que des soldats ivres ne brisent une vitrine, ne rouent de coup un hébraïte ou un noordzelandophone, ne violent une bourgeoise. On voyait des cosaques au teint sombre s’adonner à de noirs trafics dans d’obscures arrières-salles. On voyait des officiers s’entretuer dans les parcs publics, et les coups de feu de leurs duels abscons retentissaient dans les allées à présent désertées des promeneurs bourgeois. On voyait des femmes violées, on en voyait beaucoup, on en voyait énormément, errer, hagardes, de par les rues de Sibiou, les cuisses ensanglantées. Les écluses du canal étaient à présent obstruées de corps gonflés que la nuit laissait au jour. La population de la ville vivait dans la crainte perpétuelle de l’arbitraire soldatesque. Les trains se vidaient, les affaires tournaient au ralenti. L’aristocratie transylvaine tremblait de rage, le bourgeois tremblait de peur, l’ouvrier ruminait de sombres rêves de violence. La fumée des réquisitions s’élevait de la campagne et obscurcissait l’horizon autour de Sibiou.

Jamais le sentiment anti-russlave n’avait été aussi profond ni partagé. Le comportement scandaleux de Pojarski envers le Comte N. avait suffi à tourner les sympathies de l’aristocratie locale, traditionnellement pro-russlave, vers le Noordzeeland et Edoran… On se prenait à ésperer que la guerre éclate, afin que la province soit enfin délivrée du Sardanapale casqué qui faisait régner la terreur et l’opprobre à Sibiou.


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Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: A Sibiou...   Jeu 12 Mai 2011 - 12:53

- Ordres de mobilisation suspendus - STOP - rumeurs de paix - STOP - source: Andronikov - STOP -
(expéditeur) Arpakine


- Pas de guerre - STOP - conclusion imminente d'une alliance - STOP - source: Gornostaï - STOP -
(expéditeur) Moussyguine


Le prince Pojarski, Généralissime des Armées Impériales, n'accorda pas beaucoup d'importance à ces deux télégrammes reçus coup sur coup. Arpakine était un incapable notoire. Quant à Moussyguine, l'homme était impressionnable, et Pojarski n'était pas étonné que le sinueux prince Gornostaï parvienne à le manipuler. Néanmoins, si ces télégrammes ne parvinrent pas à convaincre Fedor Vassilievitch, ils semèrent néanmoins le doute dans son esprit, rendant celui-ci mûr pour le coup de grâce.

Celui-ci arriva dans la nuit, sous la forme d'un billet manuscrit en bien mauvais état, signe qu'il avait du traverser la frontière: il émanait de "Pacha", l'informateur du Prince en Moldavia, une source extrêmement bien informée des petites intrigues de cour Chisinau et d'Allancia. En principe, il n'avait qu'une importance secondaire, se perdant en détails inutiles sur des historiettes de cour qui n'intéressaient nullement Pojarski.


Citation :
Le Duc d'Esse et le Basileus ont quitté Chisinau pour l'Eslagne. Le Duc d'Esse veut la main de l'infante, et pourrait bien l'obtenir (personne en Edoran ne semble s'offusquer d'une pareille mésalliance). Il semblerait par ailleurs que le Basileus souffre d'hémorroïdes ou de gonorrhée (à confirmer). Selon sources fiables, le Prince héritier d'Edoran épousera la princesse Iraïda de Russlavie.

(signé) Pacha

Et Fedor Vassilievitch comprit: la guerre n'aurait pas lieu. La conjonction des télégrammes venus de Murasibirsk et des informations de Pacha ne laissait pas la place au doute. Le prince froissa le papier entre ses mains, grinçant des dents, les yeux exorbités perdus dans le vide.

A ce moment précis, pour son plus grand malheur, le lieutenant Loukhomski ouvrit la porte sans frapper, comme il avait pris l'habitude de le faire, et apostropha le Généralissime:


- Altesse, Altesse ! Y'a le voïvode qui...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase. En un éclair, sans même accorder un regard au fâcheux, Pojarski avait dégainé son tokharev d'ordonnance et tiré une balle en plein visage du malheureux lieutenant Loukhomski.

Au son du coup de feu, la garde était accourue: elle s'immobilisa à la porte, contemplant la scène. Le Généralissime-prince se leva, enjamba le cadavre comme si de rien n'était et quitta son bureau. Il lui fallait agir vite s'il voulait sauver la guerre.


- Réunion de l'Etat-major dans la Cour, immédiatement. Nous n'avons pas de temps à perdre.




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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: A Sibiou...   Ven 20 Mai 2011 - 13:28


Pojarski ne connaissait qu'un moyen de sauver la guerre, et cela signifiait la mort de tous les Noordzeelandophones de Transvalachie.

Au lever du jour, des escadrons de Cosaques, toujours prompts à rapiner et à violer, se jetèrent, à travers toute la province, sur les villages noordzeelandophones de la côte. La fumée noire des incendies, les plaintes des femmes, les sanglots des enfants, tout cela montait dans le ciel bleu de mai 1911.

Dans les grandes villes, des bataillons de choc composés des pires soudards de l'Armée, commandés par de jeunes officiers septembristes et panslavistes à la solde du Généralissime-Prince, ravagèrent de la même façon les quartiers habités par la riche bourgeoisie noordzeelandophone.

Dans la foulée, les ghettos hébraïtes ne furent bien sur pas oubliés.

Le Prince Fedor Vassilievitch, quant à lui, était parti avec le Régiment Cosaque "Princesse Sissi" vers la frontière moldavienne. En territoire transvalaque mais à quelques verstes seulement de la frontière se trouvait le petit bourg de Franzstadt, peuplé par une communauté d'origine moldavienne et chironaise.

La plume se refuse à décrire ce qui se commit là-bas. Qu'il me suffise de dire que la bourgade fut rasé jusqu'aux fondations, tandis que les survivants étaient conduits vers les ports de Petite Russlavie, afin d'y être vendus aux marchands d'esclaves turcoses.

A la fin de la journée, le Prince revint à Sibiou, avec la satisfaction du travail bien fait. La nouvelle du massacre de Franzstadt avait déjà du parvenir aux oreilles des soldats edoranais qui gardaient la frontière, pour remonter à celles de leur inepte général, le Duc d'Esse.

Quant aux pogroms, le Noordzeeland serait sans doute au courant dès ce soir, via ses informateurs...

Pojarski, épuisé de crime, s'affala dans un canapé défoncé installé dans la salle de l'Etat-major, et entama une bouteille de vodka. Il ne prêta pas attention aux paroles qui s'échappaient de la radio branchée sur le canal des communications officielles...

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Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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MessageSujet: Re: A Sibiou...   Ven 20 Mai 2011 - 21:14

"Marietje, Marietje!?!?" criait une mère noordzeelandophone à moitié nue au milieu des rues dévastées de Sint-Paulus, qui avait été l'un des bourgs les plus importants de la côte et le foyer de la culture noordzeelandophone de Transvalachie.... La mère cherchait sa petite dont elle avait retrouvé la robe maculée de sang et de foutre...

De l'opulence commerçante, de la rigueur et de l'ordonnancement régulier et harmonieux de la ville épargnée par le chaos des révolutions et contre-révolutions, il ne restait rien ou presque... Partout le désordre, la mort, la puanteur du crime de sang et l'humiliation des viols régnaient... Pas une once de terre à Sint-Paulus n'avait été épargnée... le feu n'aurait pas rendu cette terre plus stérile que la cruauté acharnée de bêtes assoiffées de sang, du sang de leurs congénères...

Omer Deschilder, un vieillard paralytique, épargné par quelque miracle, se traînait à même le sol de ce qui avait été l'artère principale de la ville. Il pleurait, gémissait, bavait et s'étranglait parfois avec ses propres glaviots de morve et de larmes mêlés... Le pauvre erre avait vu le feu de la bête humaine détruire et massacrer, il en avait perdu la raison... Omer Deschilder s'arrêta devant l'ancien temple des Noormannen, réduit à l'état de cendres, il réussit à se hisser sur ses coudes, poussa un gémissement qui aurait pu faire frisonner le plus vaillant des barbares du Kaukaze ou le plus stoïque des soldats jatonnais, puis prononça dans un russlave teinté d'un fort accent noordzeelandais une phrase noyée dans ses pleurs fous:

- Pieter, Maerten, Marieke, Jonas... MOOOOOOOORRRRTTTTTSSSSSS... Chair, sang, orgie de fèces et de douleur! HOMME TU ES MAUVAIS!

Une fois ceci dit, le bougre retomba brutalement sur le sol, ses yeux s'écarquillant et une mousse malodorante jaillissant de sa bouche... Il fut pris d'un rire dément à en faire se signer tous les petits popes de Russlavie... Il pissa sous lui, se mordit les mains et s'arrachant un auriculaire...

Puis plus rien... Comme ses frères il n'était plus que charogne... Il était mort de peine, mort de tristesse...

Cette scène fut sans conteste l'une des plus fortes auxquelles les spectateurs sains, si tant est qu'il en restât, eurent pu assister... Et cette folie douce de la soldatesque émancipée de la raison permettait au coucher de soleil printanier, d'en voir des dizaines dans les vestiges de la communauté noordzeelandophone de Transvalachie...
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Feodor V. Pojarski



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MessageSujet: Re: A Sibiou...   Sam 21 Mai 2011 - 14:01


Le prince Pojarski quittait la Transvalachie, au grand soulagement de ses habitants. Il laissait derrière lui la grande majorité des 600.000 hommes qui avaient été sous son commandement et qui n'étaient pas prêt à le suivre dans sa fuite en avant.

Pojarski partait avec moins de 30.000 hommes, dont la grande majorité étaient des Cosaques: ceux-ci, issus de Krimée, du Don et de Sibérie, étaient 21.000. Les 9.000 restants étaient des bataillons composées en partie de jeunes officiers résolus et avides de bataille, en partie de soudards cupides. Trois trains, dont un blindé, complétaient les effectifs.

L'armée du Boucher de Transvalachie quitta Sibiou en direction du sud-est et de la Petite Russlavie...

Avant de partir, le Prince Pojarski avait proclamé un manifeste qui n'aurait sans doute pas beaucoup de retentissement mais qui ne l'engageait pas à grand chose:


Citation :
Peuples de Transvalachie !

Votre esclavage n'a que trop duré ! Il est temps pour vous de briser les chaînes de l'oppression ! Votre droit à l'auto-détermination et à la liberté, il est maintenant temps de le revendiquer, les armes à la main.

En ce jour, moi, Fedor Vassilievitch Pojarski, déclare que la Transvalachie est désormais érigée en République Populaire Socialiste de Transylvanie et Valachie (RPSTV).

Le Voïvode Ion Andreïevitch Boulgakov est par la présente promu au rang de Dictateur de la République.

Armez-vous pour combattre le joug inique du Tsar !

Vive la démocratie, vive la RPSTV !

_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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MessageSujet: Re: A Sibiou...   Aujourd'hui à 12:52

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