La Sainte Russlavie

Micronation inspirée de la Russie tsariste des années 1900
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  
Derniers sujets
2éme Législature de 1916: Révision des Lois Fondamentales
Mar 18 Oct 2016 - 5:05 par Mikhaïl-Alexandrovich
Dans ses moments de lucidité, le tsar Mikhaïl II montrait une singulière intelligence politique doublée d’un attachement réel pour son pays. Et il se trouvait que le remplacement de son médecin personnel, ancien moine au passé douteux, par un professionnel respecté avait presque pérennisé la maîtrise de soi du souverain. Les effets des nouveaux médicaments expliquaient peut-être sa décision …

Commentaires: 4
1ère Législature de 1916: Séance 1: Réforme Agraire
Lun 16 Mai 2016 - 22:30 par Mikhaïl-Alexandrovich

Radimir Komiov (PNJ), Président de la Douma.


Quelques heures après le discours du trône débuta la première séance de la Douma depuis la fin des hostilités. Tel bon nombre d’édifices publics, le palais Marinski était en phase de réparation. Les forces républicaines l’avaient utilisé comme entrepôt, d’abord à munitions …

Commentaires: 2
Discours sur l'état de l'Empire
Mer 10 Avr 2013 - 2:40 par Stemka Soyembika
Le régent de la couronne se plaça derrière le strapontin que lui avait expressément installé les huissiers de la Douma. Si le Régent se foutait un peu de la démocratie et de ce qu'elle avait apporté de négatif à l'empire, il était important que les députés sachent tout de même ce qui se passait dans les tractations diplomatique internes et externes.

Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



Commentaires: 3
Qui est en ligne ?
Il y a en tout 5 utilisateurs en ligne :: 0 Enregistré, 0 Invisible et 5 Invités

Aucun

Le record du nombre d'utilisateurs en ligne est de 60 le Lun 22 Déc 2014 - 1:40
Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Forum

Partagez | 
 

 Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Diplomatie belondaure



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 08/01/2008

MessageSujet: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Sam 4 Juin 2011 - 2:11

Le Général d'Armée Jules Anvien arriva à trois heures du matin ce 6 Sibenine après plusieurs dizaines d'heures passées en voiture depuis Alsterdame où il supervisait l'ensemble de l'Armée du Nord. Il paraissait exténué lorsqu'il se présenta aux généraux Avalbon Malet, François Rambeaud et Jean-Frédéric Yvendior, respectivement à la tête des légions LXIX, LXX et LXXI. Cependant, le temps pressait et il entreprit donc de suite de les tenir au courant de son plan :

- Bonsoir messieurs, j'imagine que la nuit a été courte ? Pour moi, aussi...

Un officier d'ordonnance prit soin d'étaler une carte de la Petite Russlavie sur la table, et il put commencer son exposé :

- Nous avons de la chance d'avoir une carte, dit le général Malet, en souriant, je crois que c'est à la seule dont nous disposons sur la Petite Russlavie... toutes les autres sont sur la Russlavie entière.
- Oui, on m'a dit cela, général Malet, répondit le Général Anvien un rictus aux lèvres. Mais nous en avons une c'est le principal. Je vais donc pouvoir vous exposer mon plan.

Il commença à tracer à la craie rouge des traits sur la carte, sous le regard attentif des généraux et autres officiers. Une flèche allait en direction de Ekaterinopol, un autre de Ob et la dernière vers Théodosia après être passée par Laodikea. Le Général Anvien commença alors à commenter ses faits et gestes :


Le plan de campagne du Général Anvien : simple et classique mais efficace

- Messieurs, le situation est simple et le plan l'est tout autant. J'ai interdiction formelle de la part de l'Empereur de passer la ligne de chemin de fer Lebronovsk-Ekaterinopol-Ob-Opessa. Les Russlaves lui ont dit visiblement que les Edoranais étaient très mal disposés à notre égard et qu'il ne fallait donc pas les rencontrer... cela risquerait de dégénérer... Je ne sais pas ce qu'ils nous reprochent, mais cela m'est égal. J'ai reçu des ordres et je les appliquerai. Et je vous conseille d'en faire autant. Je ne veux pas que le bâton de Maréchal me passe sous le nez parce que l'un de vous aura fait une erreur...

Le Général d'Armée regarda les trois généraux dans les yeux les uns après les autres, afin de leur faire comprendre qu'ils ne pardonnerait jamais le coupable d'une telle faute. Et qu'il le ferait payer très cher. Reprenant, il dit :

- Bien. Maintenant que c'est clair, venons-en au plan. La légion LXIX du général Malet se mettra en route dans trois heures...
- Dans trois heures mon Général, répéta surpris le général Malet.
- Oui, dans trois heures, général. Nous devons faire vite et couper toute possibilité de repli à l'armée de Pojarski. En effet, celle-ci s'est rassemblée au nord afin de couper la route aux armées edoranaises. Si nous prenons possession de Ekaterinopol dans trois jours, ils verront toute possibilité de retraite coupée et il ne nous restera qu'à nous occuper des débris de leur armée.

Se tournant vers les généraux Rambeaud et Yvendior, le Général Anvien continua :

- Général Rambeaud, à la tête de la légion LXX vous foncerez vers Ob. Avec de la chance, demain, la ville est à vous. Quant à vous général Yvendior, vous allez passer sous mes ordres directs. Avec la légion LXXI nous allons prendre Laodikea puis nous nous occuperons de prendre Theodosia. Messieurs, vos hommes vont devoir avancer à marcher forcée, alors veillez à ce qu'ils aient seulement le strict minimum sur le dos. Cette campagne doit être courte. Il ne s'agit pas de nous embourber...

Le Général d'Armée s'interrompit un instant, se grattant son visage glabre. Il semblait avoir oublié de dire quelque chose. Finalement, cela finit par lui revenir :

- Ah ! J'ai un message de l'Empereur à vous transmettre à tous ici, et que vous devrez diffuser aux soldats...

Il les regarda un par un dans les yeux tout en disant :

- Messieurs, nous n'allons pas en Petite Russlavie pour commettre des crimes de guerres ou pour oppresser un Peuple. Nous ne sommes engagés que pour rétablir l'ordre, la justice et le droit. Il n'est pas question que vos troupes se conduisent mal envers la population qui doit certainement être folle d'inquiétude à l'idée de voir nos armées arriver. Les Peuples de Russlavie ont suffisamment connu de brimades et de persécutions, suffisamment vu couler le sang pour que nous en rajoutions. Nous ne sommes par des sauvages incapables de nous contrôler, vous m'entendez ! Nous sommes des Belondaures, sages et glorieux, honorables même dans l'adversité. J'exige que tout homme qui fera preuve de brutalité gratuite, pillera, violera, tuera sans en avoir reçu l'autorisation soit exécuté sur le champ. Nous sommes la Grande Armée de la République, pas des mercenaires ni des barbares. Lorsque vous prendrez possession de villes ou villages, vous devrez montrer le meilleure visage possible et rassurer la population. Le Belondor est synonyme de grandeur et de puissance, mais n'oubliez pas que la Grande Révolution est notre héritage et que les principes républicains que nous défendons font aussi notre gloire. Alors même que Sa Majesté entend rétablir et raffermir ces principes républicains au sein du Belondor, il n'est pas possible que notre comportement constitue une tâche sur notre drapeau. Me suis-je fait comprendre ?
- C'est parfaitement clair, Général, répondit le général Rambeaud. Nous surveillerons nos hommes et veillerons à ce qu'ils se comportent correctement. En Belondaures.
- Bien, messieurs. Dans ce cas, vous pouvez partir. Les légions LXX et LXXI partiront à huit du matin. Veillez à ce qu'il n'y ait pas un grain de sable qui se glisse dans la machine.

Les officiers se dispersèrent pendant que le Général d'Armée examinait la liste des effectifs – tous au complet, comme toujours en temps de « paix » au Belondor – ainsi que les réserves de munitions, de médicaments et pharmacie diverses, ainsi qu'en rations alimentaires. S'il n'était pas particulièrement inquiet quant à l'avenir sachant la faible opposition qu'il allait rencontrer, il n'était pas rassuré pour autant. En effet, si les réserves en munitions permettraient de tenir pendant un mois sans problèmes et plus encore si la campagne était courte et que l'armée se contentait d'être une force de rétablissement de l'ordre par la suite, il n'en était pas de même pour les pharmacies et la nourriture. Comment était-il possible qu'il y ait si peu en réserves ? A peine de quoi tenir une dure bataille pour les soins, et de quoi tenir quinze jours pour la nourriture. Il allait devoir multiplier les demandes afin qu'on lui transmette rapidement des tonnes de grain et de riz... sinon, il lui serait difficile d'empêcher les troupes de se livrer au pillage et aux réquisitions.


Les cavaliers du 69e régiment de dragons de la légion LXIX se mettent en ligne avant le départ pour la Petite Russlavie


Les fantassins du 616e régiment d'infanterie de ligne belondaure de la légion LXIX marchant vers la Petite Russlavie

Vers cinq heures trente du matin, il sortit et enfourcha son cheval. Les préparatifs avançaient bien et il était certain que la légion LXIX partirait à l'heure. Le général Malet, bien qu'il n'avait que trente-trois ans était décidément prometteur... lui qui n'était que lieutenant il y a un an mais avait connu une promotion en flèche avec la Guerre de Sécession et d'Ardanie. Finalement, et alors que les deux autres légions continuaient leurs préparatifs pour le départ, à six heures du matin la légion LXIX leva définitivement le camp et se mit en route vers le nord. Vers la Russlavie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Feodor V. Pojarski



Nombre de messages : 347
Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Sam 4 Juin 2011 - 15:20


Le départ de Pojarski avait rapidement fait sombrer la Petite-Russlavie dans l'anarchie. A Poursk, un coup d'Etat fomenté par les propriétaires terriens et les milices du Poing de Fer avait renversé le gouvernement de coalition laissé derrière lui par Pojarski. Le nouveau régime, autoproclamé "Hetmanat de Petite Russlavie," avait inauguré son règne en organisant un gigantesque pogrom d'Hébraïtes à travers toute la ville. On avait également fusillé syndicalistes et intellectuels en masse.

Les choses commencèrent à se corser quand l'Hetman Radziwillow décida d'envoyer un train blindé pour imposer son pouvoir à Ekaterinopol. Les cheminots firent sauter les voies, tandis qu'en réaction au scandaleux putsch contre-révolutionnaire de Poursk, le prolétariat local se soulevait et remettait le pouvoir au Soviet d'Ekaterinopol, dominé par les Socialistes-Révolutionnaires, qui s'empressèrent de mettre en place un régime de terreur, fusillant toute la bourgeoisie de la ville en un week-end tandis que des escadrons de Gardes Rouges étaient envoyés dans les campagnes pour liquider la noblesse et remettre la terre aux mudziks.

Du coup, les classes dirigeantes s'enfuirent en masse vers le sud, vers Ob, Laodikia et Théodosia, trois villes où s'était imposé le "Directoire Démocrate Petit-Russlave" (DDPR), un régime ploutocrate aux mains de la bourgeoisie libérale et cosmopolite de Théodosia. L'avénement du DDPR fut, bien évidemment, accompagné de purges massives parmi les dockers de Théodosia, particulièrement contaminés par le bacille révolutionnaire.

Pendant ce temps là, le VIIIe corps de l'Armée Impériale russlave s'emparait facilement de Wolodymirsk, qui n'avait d'ailleurs jamais cherché à se soulever contre le joug russlave.

Aux extrémités orientales, c'étaient les armées du Khan de Krimée qui, au prétexte de rétablir l'ordre au nom du Tsar, s'avançaient jusqu'au Don... Le Khan Hazim le Magnifique espérait ainsi profiter du chaos ambiant pour agrandir discrètement ses états...

Enfin, les Cosaques du Tniepr se mirent en route vers le nord après avoir décrété qu'il était temps de raser jusqu'aux fondations la ville de Steitelburg, peuplée à 98% d'Hébraïtes...



Rapports de force en Petite-Russlavie au matin de l'intervention belondaure:



_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diplomatie belondaure



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 08/01/2008

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Lun 6 Juin 2011 - 20:08

Les légions LXIX et LXX continuaient leur avancée à marche forcée en ce 7 Sibenine 2713 sans rencontrer une trop grande résistance selon les informations du Général d'Armée Jules Anvien.

D'après celles-ci, le général Rambeaud à la tête de la légion LXX avait bousculer un petit groupe de soldats pojarkistes et de cosaques qui pillaient un petit groupe urbain constitués de villages proches les uns des autres, en fonçant vers Ob. Le combat avait été relativement court et avait permis aux Belondaures de se faire bien voir de la population, les officiers assurant les habitants qu'ils n'étaient ici que pour les protéger et rétablir l'ordre. En plus, si plus de 40 hommes étaient restés au tapis du côté des ennemis, les Belondaures n'avaient eu que 9 blessés, dont seulement 2 graves. La route de Ob était désormais ouverte. Il n'y avait pas d'inquiétudes à avoir de ce côté.

Le général Malet continuait également de pousser vers le nord en direction d'Ekaterinopol. Nul ne doutait qu'il faudrait combattre pour prendre la ville. En effet, les socialistes-révolutionnaires au pouvoir depuis peu tentaient d'organiser et d'armer la population, la ville étant informée de l'avancée des Belondaures. La légion LXIX n'avait pas connu une seule perte ni aucun blessé. En fait, elle n'avait eu qu'à s'occuper de pillards égarés, lesquels avaient été soient chassés, soient passés par les armes. Ce rétablissement de l'ordre sans commettre d'exactions faisaient le bonheur du Peuple, lequel bien que craintif au départ face aux Belondaures, semblait désormais les voir tels des libérateurs. Cependant, à Belianov, juste avant d'entrer sur le territoire contrôlé par le Soviet d'Ekaterinopol, le général Malet avait dû passer par les armes trois soldats de du 615e régiment d'infanterie légère qui avaient pillé la maison d'un notable de la ville et violé ses femmes. Les troupes belondaures progressaient cependant et selon toute vraisemblance, elles allaient atteindre Ekaterinopol le lendemain.


Un peloton d'exécution se préparant à passer par les armes des pillards

De son côté, Anvien avançait toujours aux côtés du général Yvendior à la tête de la légion LXXI. Ils avaient dû faire pour l'instant l'essentiel de leur trajet sur le territoire belondaure, anciennement hollyadien. Mais ce 7 Nabelnine, à quinze heures, ils franchirent la frontière et arrivèrent en vue de Laodikea. Quelques gardes-frontières ayant proclamé leur allégeance au Directoire Démocrate Petite-Russlave en place depuis une journée avaient tenté avec leurs mitrailleuses aux ratés fréquents et leurs vieux fusils de s'opposer à l'avant-garde. Mais finalement, ils avaient été forcés de se replier avec leurs blessés, non sans avoir tué 5 Belondaures et en avoir blessé une quarantaine d'autres. Laodikea était en face, désormais.


- Bien, général Yvendior, envoyez des éclaireurs vers Ladikoea afin d'évaluer leurs forces, commença le Général d'Armée Anvien. Mettez également les canons en batterie et prêts à faire feu.
- Bien, mon Général, répondit celui-ci pendant qu'il donnait ses ordres et avant de reprendre quelques minutes plus tard. Comptez-vous tenter de parlementer ou faire usage de la force ?
- Si je peux éviter d'avoir à faire tirer sur la ville, je le ferai. Qu'aurions-nous à gagner à cela ? Les dirigeants du Directoire qui contrôlent Laodikea, Ob et Theodosia sont des petits bourgeois qui souhaitent garder leurs situations, leurs richesses et défendre leurs propriétés. En usant d'un mélange de menaces et de promesses quant à l'avenir, dont nous serions les garants, nous devrions pouvoir les convaincre de nous livrer leurs villes unes à unes.


L'artillerie belondaure se mettant en position autour de Laodikea

Vers seize heures trente, un des éclaireurs revint, et fit son rapport à ses supérieurs :

- Mon Général, dit-il en s'adressant à Anvien. Laodikea n'est défendu que par un millier d'hommes, tous fantassins. Il n'ont que quatre canons d'après ce que nous avons vu.
- Se sont-ils fortifiés ?
- A priori non, mon Général, mais ils sont en train de monter des barricades. Nous ne savons pas s'ils ont des mitrailleuses en revanche.

Le Général d'Armée sembla réfléchir quelques instants, puis après un regard au général Yvendior, il dit :

- Bien, général. Prenez quelques hommes et affichez un drapeau blanc. Nous allons tenter d'obtenir la reddition de la ville sans avoir à faire feu.
- Oui mon Général, répondit Yvendior en souriant.

Il fit signe à six cuirassiers de le suivre, dont un sergent et major, puis criant « allez, on y va ! » il prit le chemin de la ville, à un kilomètres en avant, après avoir pris soin d'afficher un drapeau blanc en lieu et place du drapeau belondaure. Pendant ce temps, des petits groupes de Belondaures armés de mitrailleuses et de quelques fantassins prenaient position vers le sud de la ville afin d'éviter toute retraite vers Theodosia (la retraite vers le nord étant impossible puisque la légion LXX marchait vers Ob).


De petits groupes de Belondaures situés au sud de la ville avec leurs mitrailleuses afin d'empêcher une retraite vers le sud

C'est sous le regard du Général Anvien que la petite troupe arriva à la première barricade de la ville. Cessant leur galop, les Belondaures firent avancer leurs chevaux au pas. Sous le menace de fusils braqués sur eux, ils s'arrêtèrent à quinzaine de mètres des assiégés. Tout était silencieux. Le général Yvendior, levant la main en signe de paix, il commença à s'exprimer :


- Je suis le général Yvendior, commandant la légion LXXI belondaure. Quelqu'un parle-t-il belondaure ici ? Qui est habilité à parlementer avec moi ?

Alors que personne ne lui répondait et que le silence se prolongeait, le général continua, espérant que quelqu'un finirait par lui répondre :

- Nous ne sommes pas ici pour étouffer la liberté de votre Peuple et vous imposer un joug tyrannique. Nous ne sommes présents et n'intervenons que pour garantir vos droits, vos propriétés et votre sécurité. Le Belondor est la Nation de la Grande Révolution. Qui peut donc croire que nous agirions contre la volonté d'un Peuple ?


Dernière édition par Diplomatie Belondaure le Mar 14 Juin 2011 - 19:53, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Feodor V. Pojarski



Nombre de messages : 347
Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Sam 11 Juin 2011 - 16:45


La raison de ce silence était simple: un âpre débat divisait les défenseurs de Laodikia en deux camps. D'un côté se trouvaient les soldats du 87e de ligne, ses officiers, le conseil municipal rallié au DDPR et la totalité de la population de la ville, qui étaient partisans de se soumettre sans combat aux armées belondaures. De l'autre côté se trouvait le camp de la guerre, de la résistance à tout prix pour sauver l'honneur des armes russlaves: il était composé du capitaine Drouguine, jeune officier de vingt-huit ans.

Après près d'une demi-heure de discussion acharnée au cours de laquelle le capitaine Drouguine tenta tout pour réveiller l'ardeur combative de ses hommes, les suppliant, les menaçant, leur promettant gloire et honneur, exaltant la défense de la Mère-Patrie face à l'envahisseur étranger (car comme beaucoup de Pojarskistes, Drouguine ne se considérait pas comme un traître, mais comme un véritable patriote), la décision fut prise: Laodikia se soumettrait sans combattre.

Une délégation de bourgeois, de conseillers municipaux et de soldats fut envoyée au devant des émissaires belondaures pour souhaiter la bienvenue au noble conquérant et apporter la soumission de Laodikia à son nouveau maître, le "tsar Nabelninov", loué soit Son nom.

Alors que la délégation sortait de la ville, et qu'à l'intérieur de celle-ci une population soulagée s'activait à ériger des banderoles de bienvenue, on entendit un coup de feu claquer dans l'air, le seul qui fut tiré ce jour-là. Le capitaine Drouguine venait de mettre fin à ses jours.


_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diplomatie belondaure



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 08/01/2008

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Mar 14 Juin 2011 - 20:38

Une délégation de notables de la petite ville de Laodikea avait présenté leur soumission aux armées du « Tsar Nabelninov », à la grande joie de Anvien qui n'aura donc pas eu à faire tirer la troupe. Remerciant les notables de leur prévenance, il leur annonça que les forces armées belondaures allaient se regrouper et défiler dans les rues de leur cité. C'est ainsi que quelques heures plus tard, les soldats belondaures de la Légion LXXI firent leur entrée solennelle dans Laodikea en colonne par six et musiques en tête, derrière leur état-major.

Les soldats belondaures étaient acclamés sur leur passage par une population soulagée de ne pas avoir à souffrir des rigueurs de la guerre. La population souhaitait la bienvenue aux soldats, leur lançant des fleurs sur leur passage, entamant des chants, ayant affiché dans un belondaure approximatif des messages amicaux sur quelques banderoles. Ici et là, il y avait un drapeau belondaure accroché aux maisons ou aux infrastructures publiques, comme les lampadaires ou les poteaux électriques et télégraphiques. Euphoriques après ce succès obtenu sans avoir à tirer un seul coup de fusil, les soldats belondaures se mirent à chanter,
Marchant vers la liberté, l'hymne national :



« Dieux préservez-nous des misères,
La victoire en chantant,
Nous ouvre la barrière.
La Liberté guide nos pas.
Et sous les guirlandes d'honneur,
La trompette guerrière,
A sonné l'heure des combats.
Tremblez ennemis de la Patrie,
Monarques ivres de sang et d'orgueil !
Les Belondaures sont ici,
Le tyran finira au cercueil !
C'est notre immense splendeur,
C'est notre inégalable grandeur !
(...) »


- Général Yvendior, dit alors le Général d'Armée Jules Anvien à son subordonné. Je souhaite m'adresser à la population de la ville. Ordonnez aux notables de rassembler leurs concitoyens sur la place de l'hôtel de ville. Et trouvez-moi quelqu'un capable de traduire mes propos à la population.
- Bien, Général, ce sera fait.

« Du bout de notre bannière,
Se dessine notre victoire !
Ces horribles serpillères,
verront l'Honneur, la Sagesse et la Gloire !
(...) »

Le général Yvendior s'éloigna un instant afin de transmettre les ordres de Anvien à ses propres subordonnés, lesquels après un signe de la tête s'ébranlèrent du cortège dans le but d'accomplir ses directives, puis revint se mettre à la hauteur de son supérieur :

« (...)
Brisons la puissance de nos ennemis,
Les Dieux nous indiqueront ennemis et espions !
Notre liberté est Leur loi d'ici,
Cette loi que nous apprécions, 
Notre Peuple versera son sang,
Pour ses frères et sa terre, en chantant !
(...) »


- Ah, il faudra aussi penser à me trouver une imprimerie, continua Anvien. Je souhaite faire imprimer mon discours en russlave afin que la population puisse en prendre connaissance plus facilement et que cette trace écrite les rassure sur nos véritables intentions...
- Il y a si peu de personnes qui savent lire, mon Général.
- Oh, il y en a bien quelques-uns qui liront pour les autres...

Et alors qu'ils arrivaient place de l'hôtel de ville où attendait une petite délégation de notables, tombèrent les ultimes paroles de Marchant vers la liberté...

« (…)
Nos frères unis tous en marche, 
Ils entendront nos pas !
Et lorsqu'ils demanderont grâce,
Nous ne leur accorderons pas ! »

Descendant de leurs montures, les officiers belondaures furent conduits par la délégation des notables, très obséquieusement jusqu'à une fenêtre où Anvien pourrait s'exprimer face à toute la population rassemblée. Accompagné de quelques notables, également aux fenêtres et de ses officiers, le Général d'Armée leva les mains afin de réclamer l'attention puis commença à parler, une fois assuré qu'on le traduirait :


- Citoyennes et citoyens de Petite Russlavie, le Belondor est votre allié et votre ami. Sa Majesté l'Empereur des Belondaures Nabelnine II est l'ami de tous les Peuples libres.

Il s'arrêta afin de laisser le temps à un quelconque notable petit russlave de le traduire, puis à la population de l'applaudir, avant de reprendre de nouveau :

- Nous ne sommes ici que pour rétablir l'ordre et éviter l'anarchie, au nom du Tsar Konstantin, soucieux du bien de ses Peuples. Nous ne sommes pas là pour confisquer vos droits et anéantir vos libertés.

De nouveau il s'arrêta et de nouveau, il fut acclamé, avant de continuer :

- Le Belondor n'usera jamais de ses armes contre la liberté d'un Peuple. Soyez assurés que notre présence ici se fait au nom de la justice et du droit, contre l'oppression et l'anarchie qui vous menacent. Le Belondor ne vous trahira pas !

Il avait fini et il fut acclamé une fois son discours fini. Il s'éloigna alors de la fenêtre et se tint prêt à répondre aux interrogations des notables qui pour l'instant ne faisait que le louer lui, ainsi que l'Empereur Nabelnine II, pour avoir éliminé la menace d'une dictature pojarkiste ou pire encore... prolétarienne.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diplomatie belondaure



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 08/01/2008

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Lun 20 Juin 2011 - 18:42

Alors que Anvien discutait avec les notables petit-russlaves lors du repas organisé en l'honneur des officiers belondaures, il reçut deux messages. Le premier indiquait que la légion LXX du général Rambeaud avait pris sans coup férir la ville de Ob, sans grande résistance, un mort et six blessés légers seulement étaient à déplorer. Comme à Laodikea, les notables n'avaient pas voulu combattre, bien qu'une petite résistance avait eu lieu de la part d'un groupe de soldats assez fous pour avoir cru que l'on pouvait résister à la puissance militaire grandiose du Belondor.

En revanche, à Ekaterinopol, les forces armées belondaures de la légion LXIX campaient désormais devant la ville, sous les ordres du général Malet. Celui-ci avait dépêché des émissaires qui s'étaient fait refouler. Il avait alors ordonné à ses trente pièces d'artillerie d'ouvrir le feu cinq fois sur la ville, chose suffisante pour provoquer un petit incendie et provoquer suffisamment de dégâts et de peur pour tenter de nouveau de pousser le soviet à abandonner sa résistance folle à la meilleur armée qui soit dans tout l'Archipel. Dans son message, il annonçait qu'il allait envoyer un autre messager le lendemain et était optimiste sur la réponse.

C'est donc passablement satisfait que Anvien revint à ses hôtes, répondant à leurs inquiétudes sur l'avenir...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Konstantin Ier



Nombre de messages : 68
Date d'inscription : 22/03/2011

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Mar 21 Juin 2011 - 15:01

La reddition du prince Pojarski changeait la situation en Petite-Russlavie. Ses partisans se rendaient partout aux autorités, et les forces jusque là incertaines (le Khan de Krimée, les Cosaques du Tniepr, le DDPIR) se ralliaient promptement au Tsar. Associées au VIIIe Corps d'Armée Russlave, ces forces étaient suffisantes pour ramener l'ordre en Petite-Russlavie.

La missive suivante fut donc transmise au GQG Belondaure.



Citation :
Sa Majesté Impériale le Tsar de Toutes les Russlavies;

Adresse le témoignage le plus sincère de sa gratitude éternelle à Sa Majesté Impériale l'Empereur des Belondaures pour son aide loyale et désintéressée dans cette triste affaire.

Dans la situation actuelle, l'intervention des forces armées belondaures a rempli tous ses objectifs, et partant, les braves soldats de Sa Majesté Nabelnine peuvent à présent rentrer chez eux fiers du devoir accompli.

Sa Majesté Impériale le Tsar a le plaisir de décerner l'Ordre de Saint-Wolodymir aux généraux Anvien et Yvendior, ainsi que le titre de Baron de Laodikeia au général Anvien.

Sa Majesté Impériale prie Sa Majesté Impériale d'agréer l'expression de son amitié la plus indéfectible.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diplomatie belondaure



Nombre de messages : 87
Date d'inscription : 08/01/2008

MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Jeu 23 Juin 2011 - 15:35

La nouvelle du cessez-le-feu était parvenue jusqu'aux légions belondaures. Après deux jours de temporisation, Anvien avait fini par prendre sa décision. Ekaterinopol était tombée entre les mains des Belondaures, capitulant après la démonstration de forces de l'artillerie de la légion LXIX du général Malet. Celui-ci avait demandé quelles étaient ses instructions. Devait-il rentrer ou rester ? Le général Rambeaud à la tête de la légion LXX, à Ob, avait demandé exactement la même chose. Et lui-même, avec la légion LXXI du général Yvendior, qu'allait-il faire ? Rentrer ? Laisser les Petit-Russlaves à leur sort, sans aucune garantie que les motifs de leur lutte seraient respectés ou qu'ils ne tomberaient pas dans l'anarchie ? Non, le Belondor ne le pouvait pas après avoir fait tant de promesses.

Mais finalement, ce qui le força à prendre sa décision ne fut autre que les ordres venus d'Elbêröhnit. Les Services Impériaux d'Espionnage et de Renseignement signalaient une activité anormale à Opessa, ville pourtant déclarée abandonnée, ville fantôme donc, où il ne devrait pas y avoir âme qui vive, ou presque. Pourtant, un intense remue-ménage y était décelable. Les informateurs belondaures étaient certains aussi que ce fait n'était pas dû qu'aux seuls Petit-Russlaves, mais également à l'intervention étrangère. Car des agents étrangers, dont on ne connaissait la nationalité, y avaient été aperçus. Peut-être l'explication de la sécession était-elle là ? Peut-être l'explication de la traîtrise de Pojarski était-elle à Opessa.

Ainsi, au troisième jour, le Général d'Armée Anvien donna l'ordre à la légion LXXI de lever le camp de Laodikea et de foncer à marche forcée vers Opessa. Il fallait faire vite si l'on voulait éviter que ces étranges agissements soient découverts avant que ces mystérieux étrangers aient fui. Ils quittèrent la ville à quatre heures du matin, sans en avertir la population, marchant à toute allure vers la cité détruite et portuaire de Opessa. Anvien avait donné l'ordre aux légions LXX et LXIX de se déployer dans leurs zones respectives afin d'y maintenir l'ordre et la sécurité, et d'éviter que la région ne retombe dans l'anarchie, le temps que les troupes du Tsar ne fassent leur apparition, prenant ainsi le relais. Dans le même temps, un message fut envoyé au Tsar :


Citation :
A sa Majesté Impériale le Tsar de Toutes les Russlavies,

Sa Majesté peut compter sur l'amitié et l'indéfectible loyauté de Sa Majesté Impériale l'Empereur des Belondaures, ainsi que de ses forces armées. Nous sommes venus en Petite Russlavie pour y rétablir l'ordre et la justice et avons accompli notre serment.

Nous informons Sa Majesté que nous avons donné l'ordre aux légions LXX et LXIX de rester positionnées en Petite Russlavie, dans le seul objectif d'y maintenir l'ordre, la justice et la sécurité des habitants, le temps que les troupes de Sa Majesté ne prennent le relais, afin d'y éviter les affres de l'anarchie.

Nous l'informons également que la légion LXXI marche actuellement sur Opessa. En effet, des informations relativement inquiétantes nous sont parvenues depuis cette ville et semblent indiquer qu'une présence étrangère hostile y est présente. Partant, nous allons nous en assurer, et si besoin est nous chasserons cette présence étrangère non-désirée des terres de Votre Majesté.

Soyez assurés de l'amitié de Sa Majesté Impériale et Royale Nabelnine II et de celle du Peuple belondaure,

Le Général d'Armée Jules Anvien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie   Aujourd'hui à 21:25

Revenir en haut Aller en bas
 
Les légions belondaures s'élancent vers la Russlavie
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» elevage de vers de terre ?????????????????
» Leurre souple imitation vers.
» Vers manié et la carpe.
» Comment pêchez-vous La perche vers la fin de l'hiver ?
» Recolte des vers de terre

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Sainte Russlavie :: A travers le pays :: Zone d'influence russlave :: Petite Russlavie-
Sauter vers: