La Sainte Russlavie

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Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



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 Déploiement aux frontières

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Konstantin Ier



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MessageSujet: Déploiement aux frontières   Mar 11 Oct 2011 - 23:54


La Transvalachie orientale est en plein remue-ménage. Depuis la veille, d'innombrables trains venus de l'est déversent à la frontière des soldats, chevaux, canons par centaines. Il semblerait que la Stavka ait fait le pari de dégarnir le front du Kaukaze et les garnisons intérieures pour gonfler les effectifs de l'Armée Impériale en Transvalachie. Les préparatifs vont bon train. Les Cosaqueries et les protectorats du sud ont été largement mis à contribution: des milliers de Tcherkesses, Cosaques, Khazars et sauvages Kriméens revêtus de l'uniforme russlave se déploient dans la campagne transvalaque, terre autrefois prospère, à présent ravagée par les impitoyables combats de l'été dernier.



Le 84e de ligne oudmourte défile à Bravnopol.


Des conscrits venus de tout l'Empire marchent vers l'Ouest, inondant la Transvalachie de leur multitude.

Le général Ioudenitch, commandant-en-chef de l'Ouest, pourra compter d'ici quelques jours sur plus de 500.000 hommes. Le Tsar lui a promit d'appeler les classes 1912-1913 en avance, ce qui permettrait à la Stavka d'aligner près d'un million d'hommes d'ici un mois.


Le général Ioudenitch et son Etat-major en plein travail

Au large des côtes transvalaques, la flotte impériale, rassemblée à Alexandrovoskoe, fait mouvement vers l'ouest...
La Sainte Russlavie semble prête à l'épreuve de force.



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Charles de Hauteville



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Mer 12 Oct 2011 - 15:56

Le Général Lassalle, commandant de la Ve armée basée à Mircea et sur l'ensemble de la frontière transvalo-russlave, déjeunait dans une tente de campagne avec son homologue palonais, le Général Popescu commandant des IIIe et IVe armée palono-transvalaque.

- Général Popescu, nous venons de recevoir une réponse du Palais Corvin. L'Empereur a décrété la mobilisation générale. La IVe armée de mon ami le Général Coffre vient nous rejoindre en Transvalachie. Les premiers détachements arriverons par avions et par dirigeables dans quelques heures et le reste dans la journée de demain par la route.

- Seulement une armée ?

- Oui, les Ie, IIIe et IXe armées seront déployé en Moldavia sur la ligne Dutronc-Pombal. Nous pouvons également compter sur le Corps Expéditionnaire Impérial et sur les armées vassales et en particulier tchécoslovènes.

- Alors, la paix touche déjà à sa fin en Transvalachie ?

- J'en ai bien peur... allons faire une revue des troupes
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Konstantin Ier



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Mer 12 Oct 2011 - 16:12


Signe de l'attention accordée à la Transvalachie, le Tsar lui-même est venu faire l'honneur de sa province à ses fidèles soldats et sujets. Le parcours du train impérial jusqu'au front a été l'objet de cérémonies pompeuses et grandiloquentes magnifiant la grandeur de l'Autocratie. A chaque halte, des centaines de loyaux sujets transvalaques avaient été placé par les autorités, munis de petits drapeaux aux couleurs russlaves, et dûment priés d'acclamer l'Autocrate Illimité, l'Oint du Seigneur, le Gossovdar Imperator, le... bref, le Tsar.

A Sibiou, le Tsar a rencontré une délégation de nobles locaux, qui lui ont remit une Adresse le suppliant de refaire l'unité de la Transvalachie sous son sceptre. Un groupe de rabbi venus soit-disant de l'autre côté de la frontière ont également remis une Supplique à l'Empereur, le priant de délivrer les malheureux Hébraïtes du joug impitoyable de l'infâme Casimir et de ses odieux sicaires paloniens. Le même genre de cérémonie s'est répété avec tous les groupes religieux, ethniques ou sociaux présents en Transvalachie. Tsar, c'est parfois un boulot épuisant.



Les chefs de l'Eglise cathodoxe locale: "Pitié, libérez-nous de ces sales païens d'Ethéristes ! On les déteste !"


Une bande de bourjouis en haut-de-forme: "Les Paloniens veulent prendre notre argent !"

L'Autocrate Isopostole s'est ensuite rendu au front, où il a été chaleureusement acclamé par ses fidèles soldats, qui ont renouvelé leur serment sacré de verser jusqu'à la dernière goutte de leur sang pour la Dynastie bien-aimée. Ensuite, il y au distribution d'icônes, de saucisson et de vodka à tout le monde. Tandis que les officiers et la bonne société locale étaient conviés au bal de Sa Majesté, la soldatesque recevait des bons pour une pute gratuite (valable dans tout bordel de Transvalachie). On s'est bien amusé.



Le Tsar passant en revue ses troupes.

.... Soudain, en plein bal, une estafette apporte un pli à l'Empereur: Edoran vient de décréter la mobilisation générale. L'Autocrate Suprême fronce les sourcils, achève la mazurka endiablée qu'il était en train de danser, jette sa cavalière dans les bras d'un hoberau local éperdu de gratitude et quitte les festivités pour rejoindre la Stavka, établie à Bravnopol. La situation est grave. Après plusieurs heures de discussion avec ses principaux généraux et conseillers, le Tsar envoie vers Murasibirsk deux télégrammes capitaux.

Le premier, à destination du Ministère de la Guerre, ordonne la mobilisation générale des régions qui n'étaient pas encore concernées, et l'appel des classes 1912-1913.

Le second télégramme est à destination du Ministre des Affaires Etrangères, le Prince Gornostaï:


Citation :
Conflit imminent - STOP - Menace edoranaise indiscutable - STOP - Si échec pourparlers, passerons à l'offensive dans le mois - STOP
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Konstantin Ier



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Jeu 13 Oct 2011 - 17:55


Les troupes continuent de s'amasser le long de la ligne de démarcation entre la Transvalachie russlave et la zone contrôlée par les Paloniens, au grand drame des populations locales qui croient revivre l'atroce été dernier: comme d'habitude, la soldatesque russlave se comporte partout en pays conquis. Mais cela importe peu, car l'Armée est prête à l'offensive. Les efforts colossaux entrepris par le Ministère de la Guerre depuis la fin de la révolte Pojarski ont porté: la discipline a été impitoyablement restaurée, et la conscription massive a permit de rafler des centaines de milliers d'hommes supplémentaires qui, après un entraînement sommaire, seront à leur tour déversés en Transvalachie.



L'Université de Pazan a été entièrement vidée de ses étudiants pour les besoin de la guerre. De toute façon ça ne sert à rien, un étudiant, c'est bien connu.

A l'heure actuelle, le général Ioudenitch dispose de 500. 000 hommes, de près de cinq mille canons de tout calibre, de quelques dizaines d'aéroplanes, et même d'une demi-douzaine de zeppelins capables de bombarder jusqu'en Moldavia si la chose est nécessaire. Mais l'arme secrète qui rend la Stavka très optimiste, c'est la cavalerie autotractée de combat, comme ont été baptisés les blindés conçus par le célèbre renégat noordzeelandais, Fop van Woep. Si l'on y ajoute la fidèle cavalerie cosaque et les multitudes de barbares halawites venus des protectorats, l'Armée Impériale est une menace pour n'importe qui.



L'autotracté de choc, modèle "Woep-III"

Au large de la Transvalachie, la flotte impériale se regroupe. Plutôt faible en effectifs (une trentaine de bâtiments, guère plus), le Tsar espère néanmoins la voir jouer un rôle, au moins de diversion. Elle a été placée sous les ordres de l'amiral Andreï N. Dmitrienko, certes un ancien républicain rallié à la monarchie avec tiédeur, mais incontestablement le meilleur homme de mer russlave depuis la retraite de l'amiral Sebastopol.



La flotte impériale croise au large de Sibiou.
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Charles de Hauteville



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Ven 14 Oct 2011 - 1:18

Les rapports pleuvaient au Quartier Général de l'Armée du Saint-Empire à Mircea, en Transvalachie palonaise. La Russlavie s'était vidé en Transvalachie orientale et le Général Lassalle commençait à sentir la tension monter. Heureusement, la IVe armée avait rejoint la Ve et les divisions se positionnaient de manière stratégique le long de la frontière. Les deux armées palono-transvalaques n'était pas de trop. C'était environ 440 000 hommes qui défendait donc la Transvalachie de Casimir.

Le Général Dutronc-Pombal venait d'obtenir le commandement des 3 armées basées en Moldavia, qui constituait donc, grâce à la ligne de défense Dutronc-Pombal, un goulot mortel pour toutes armées ennemies voulant pénétrer dans le Saint-Empire par l'Est.

L'artillerie recevait petit à petit des bombes au gaz ketchup, la fameuse substance qui avait réglé leurs comptes aux armées El Doranaises et indigènes pendant la Guerre coloniale de cet été.


ça sent le gaz ici !

En Transvalachie et Moldavia, des bases aériennes sont installés et commencent à recevoir les premiers avions de chasse et dirigeable.


À nous l’ivresse, l’ivresse de la vitesse !


Un dirigeable édoranais et le patrouilleur "MIE Albatros" dans le port de Sint-Paulus, Transvalachie palonaise.

Là où l'avantage était incontestable, c'était en mer... la réorganisation militaire du printemps dernier avait permit à la Marine édoranaise d'être doté d'un nombre considérable de navires de différents types. Parmi la centaine de bâtiments déployés dans le Golfe de Bordeleau : le porte-avion "MIE Henri Ier" et le sous-marin "MIE Effroyable"




Tout le monde espérait encore une issue pacifique à ce conflit diplomatique.

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Konstantin Ier



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Lun 17 Oct 2011 - 17:03


Vous vous souvenez de la Légion palonienne ? Ce corps composé d'émigrés et d'exilés politiques paloniens fut formé par Nicolas Ier en 1907, avec l'objectif autoproclamé d'achever l'indépendance de la Palogne(et, accessoirement, le renversement du tyran Casimir III) lors du conflit qui, tout comme aujourd'hui, s'annonçait imminent. C'était avant que la violente, anarchique, ubuesque révolution de mars 1907 ne balaye Kolia le Sanglant et ne plonge la Sainte Russlavie dans un maëlstrom de guerre civile, soulèvements, pogroms, purges violentes, pelotons d’exécution, assassinats de masse, révoltes pougatcheviennes, coups d'Etat niviakovistes et contre-coups d'Etat septembristes, contre-révolutions krasschenkistes et contre-contre-révolutions godinnikistes, irruption de prétendants sortis du fond des obscurs, anarchie et anarchistes, fauves jatonnais ou halawites, intrigues de palais, incendies, massacres.

Au lieu de marcher sur Edoran et la Palogne, la Légion palonienne réprima la tentative de putsch du général Niviakov avant d'écraser celle du Menchevik Loughinine. Plus tard les Paloniens se retrouvèrent, on ne sait comment, au fin fond des montagnes kaukaziennes, jouant leur partition dans la désintégration sanglante du protectorat jusqu'à l'arrivée salvatrice des troupes nitonnes. Quelques brigades jouèrent également un rôle qui demeure peu clair dans la destruction d'Opessa.

A présent, acheminée par le Transsibérien jusqu'en Transvalachie, les reîtres épuisés de la Légion semblent enfin près d'accomplir ce pourquoi ils rallièrent un jour la Russlavie, il y à 4 ans de cela: vaincre le despote de Palogne et rentrer au pays en libérateurs, afin d'y instaurer... d'y instaurer quoi ? Une république medjeleviste ? Une monarchie parlementaire ? Un Etat corporatiste ? Une dictature septembriste ? On verra plus tard. L'essentiel est de renverser le tyran.



Le général Robomirsky, commandant de la Légion. Il est pressenti pour être le premier Président de la République Palonienne.


"On rentre au pays !"

La Légion compte 18.000 hommes, dont la moitié seulement sont paloniens. Les autres sont issus de toutes les nationalités vassales de l'Empire d'Edoran: Alémaniens, Eslagnols, Moldaviens, etc. On y trouve aussi des déserteurs noordzeelandais, des bagnards évadés, des anciens gardes rouges: c'est un vivier de tous les déclassés du Micromonde.
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Charles de Hauteville



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Mar 18 Oct 2011 - 1:46

L'annonce de pourparlers avait quelque peu détendu l'atmosphère le long de la frontière transvalaquo-transvalaque, mais la publication du "Vigilant" parlant de la possible libération du criminel Pojarski avait provoquer des manifestations de haine anti-russlave à travers tous le pays.

Pojarski avait assassiné et pillé à travers toute la province jusqu'à ce que l'Armée du Saint-Empire d'Edoran viennent, au nom du Tsar, les sauver !

Partout les familles allumé des cierges en mémoire des morts, des disparus. Encore régulièrement, les patrouilles édoranaises ou palono-transvalaques découvrait de nouveau charnier. Des drapeaux russlaves et des numéros du "Vigilant" était brulés par centaines à travers la Transvalachie. On ne comptait plus les veuves ayant perdu leur mari, les femmes et les filles battues et violées, les enfants orphelins qui se suicidaient rien qu'en réentendant le nom de Pojarski. Les hébraîtes organisèrent des séance de recueillement et de prières en mémoire de leur frères tué dans les pogroms de mai.


Des soldats édoranais découvrant un charnier de victimes de Pojarski

Le Général Lassalle, rouge de colère, avait fait mettre en position les régiments d'artillerie. De gros moyens avait été déployé. La portée des plus gros canon permettait d'atteindre Maremartiez sans problème si besoin.


Les Ve et IVe armées possèdent à eux deux plus de 200 pièces d'artillerie de ce type

Quatre escadrons de chasse s'entrainait déjà dans le ciel transvalaque, quand deux escadrons de bombardiers soit dix appareils furent accueilli dans les aérodromes réquisitionnés.


L'un des dix redoutables Carnavon "Rédempteur"

Le Corps Expéditionnaire Impérial, composé de soldats édoranais, palonais, alémaniens, moldaviens, tchécoslovènes, indigènes des colonies ou de micrarctiques et dans une moindre mesure de toutes les régions du micromonde, débarqua au port de Sint-Paulus.


40 000 marsouins débarquent dans le port militaire transvalaque de Sint-Paulus
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Charles de Hauteville



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Dim 30 Oct 2011 - 16:50

Le premier essai nucléaire édoranais, réalisé la veille en Terre du Roi Henri, avait été un succès total. Le Feld-Maréchal, bien qu'impressionné par le pouvoir destructeur de cette arme, n'avait pas douté du succès de l'expérimentation et avait pris certaine disposition d'avance...

Parallèlement à la première bombe, une seconde bombe expérimentale avait été fabriquée en Terre du Roi Henri, avec 100 kilogrammes d'édoranium brut, soit le double qu'"étincelle", la bombe du test. Théoriquement, cette deuxième bombe pourrait dégager 2 Olfasen, soit 38 000 fois l'énergie d'une tonne de dynamite.

Le Feld-Maréchal avait prit la décision de faire parvenir celle-ci en Transvalachie. Pour l'occasion elle fut baptisé "Tsarine".

Un important dispositif de sécurité encadra ce transport. La bombe voguait dans la soute d'un destroyer à l'équipage minimal. 20 autres destroyers lourdement armé disposés en quinconce autour de celui-ci l'escortait. 4 mille marin séparé chaque bateau, le porteur de la bombe n'était pas au centre. Impossible donc de savoir lequel en était l'hôte. Des sous-marins, 1 porte-aeronef, et 5 croiseurs complétaient le dispositif.

Du port de Sint-Paulus jusqu'à la campagne mirceaque, c'est les 40 000 hommes du Corps Expéditionnaire qui l'accompagnèrent. "Tsarine" était dépourvue d'explosif classique et les deux hémisphère d'édoranium était très éloigné dans la bombe et séparait par une masse importante de plomb. Tout risque d'explosion était évitée même en cas d'impact avec un obus ou une bombe aérienne.

Lorsqu'elle arriva à destination. "Tsarine" rencontra le géant qui la propulserai (moyennant l'installation dans un obus) : "Petit Konstantin". Le plus gros canon édoranais, issus d'un contrat entre les Manufactures d'armes chironnaises du Prince de Fricard et l'Armée. Une ligne de chemin de fer parallèle à la voie ferrée allant de Chinisau (où il fut assemblé par 250 hommes en 55 heures) à Mircea fut construite durant l'été pour permettre l'acheminement du mastodone.


"Petit Konstantin" en Transvalachie
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Konstantin Ier



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Dim 30 Oct 2011 - 18:07


Ces manœuvres pouvaient difficilement passer inaperçues, et assez rapidement un rapport des renseignements militaires atterrit sur le bureau du général Ioudenitch, commandant-en-chef du Front Occidental. L'arrivée d'un canon aussi colossal que le "Petit Konstantin" avait bien évidemment attiré l'attention des espions russlaves qui purent mettre la main sur des renseignements assez précis le concernant.

Par contre, la nature du projectile qui lui était destiné avait complètement échappé aux agents russlaves. Ceux-ci relevaient du renseignement militaire, et en tant que tels, entretenaient une furieuse rivalité avec les agents de l'Okhrana, la Police secrète qui entretenait également des réseaux à l'étranger. Chaque service cloisonnait étroitement ses informations et ne les partageait pas volontiers: c'est pourquoi les chefs du Renseignement militaire ne firent pas le lien entre le convoi qui transportait "manifestement une cargaison extrêmement précieuse" (rapport de l'agent Pacha, 28 octobre 1911), et les mystérieuses recherches ultra-secrètes que menaient les autorités edoranaises depuis plusieurs mois, sur lesquels enquêtait l'Okhrana.

Néanmoins, la dangerosité du monstrueux canon ne pouvait être traitée à la légère. C'est pourquoi la Stavka ordonna aux Renseignements militaires de dresser des plans en vue du sabotage du "Petit Konstantin". Le colonel Frounze, ancien chef des renseignements de Pojarski, à présent rallié au régime, fut chargé de mettre en place l'opération.

S'infiltrer en territoire ennemi n'était pas difficile: après tout, les Renseignements disposaient déjà de nombreux agents restés sur place; il suffisait de leur faire parvenir les consignes et le matériel approprié par l'un de ces rares endroits, bien connus des informateurs locaux, où l'on pouvait franchir la ligne de démarcation clandestinement.

Dans la nuit de samedi à dimanche, le colonel Frounze et dix hommes parlant parfaitement le transylvanien franchirent la frontière, emportant avec eux suffisamment d'explosifs pour faire sauter "Petit Konstantin" et tout ce qui se trouvait autour de lui. Frounze et ses hommes devaient ensuite s'arranger pour que le sabotage paraisse l’œuvre d'un groupe terroriste merksiste. Aucun d'entre eux ne se doutait de l'arme apocalyptique qui se trouvait rangée aux côtés du canon...
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Konstantin Ier



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MessageSujet: Re: Déploiement aux frontières   Dim 30 Oct 2011 - 19:32

La tension nerveuse augmentait de jour en jour à la Stavka. L’annonce de pourparlers avait un temps écarté la perspective d’une guerre, mais les rumeurs insistantes qui faisaient état de leur échec avant même d’avoir commencés avait forcé le haut-commandement à réactualiser ses plans. L’armée était fin prête pour l’offensive, ne restait plus qu’à recevoir l’ordre du Chef Suprême, l’Autocrate auquel le corps des officiers était, dans sa grande majorité, complètement dévoué, tant dans l’esprit des officiers, même les plus jeunes, le patriotisme se confondait complètement avec le monarchisme.

Le plan conçu par la Stavka était simple. Dans un premier temps, l’Armée fut divisée en trois groupes armées (Nord, Centre et Sud). Le Groupe Armé Nord fut placé sous le commandement du général-comte Soukhomlinov, celui du Centre fut offert au duc de Lichtenbourg, dont le premier mérite était d’avoir épousé une sœur du Tsar. Quant au Groupe Armé Sud, stationné en Petite-Russlavie, il fut confié au général Iakoubovitch, un vieux routier des Guerres Turcoses. De manière générale, le régime tsariste semblait avoir à moitié tiré les leçons des échecs précédents : les postes de commandement étaient en apparence toujours tenus par de vieux courtisans galonnés (Ioudenitch en était un parfait exemple), mais en fait, la direction des opérations revenait à toute une clique d’officiers professionnels, travailleurs et ambitieux, issus de la nouvelle génération. Ils avaient pour nom Tourmanov, Bariatinski ou Schiller, et étaient décidés à redorer le blason de leur pauvre Patrie.



De gauche à droite ; le colonel P.I Frounze, le général E.V. Schiller, le général O.L. Bariatinski, le colonel-prince N.N. Tourmanov.

Le plan de l’offensive proprement dite était le suivant : l’offensive commencerait par un assaut en force du Groupe Centre sur la saillie autour d’Areguitha. Le but était de faire croire que la Stavka avait opté pour une stratégie prudente, celle d’un assaut concentré sur un seul point du front. Tout naturellement, le haut-commandement palonien lancerait ses troupes dans la saillie pour stopper l’offensive russlave et empêcher que ses lignes ne soient percées. C’est alors que l’offensive générale sur toute la longueur du front serait décrétée, conformément au plan suivant :


Le gros de l’armée edoranaise, encerclé et pris en tenaille par les efforts coordonnés du Groupe Armé Centre, de l’aile gauche du Groupe Nord et de l’aile droite du Groupe Sud, serait rapidement anéanti, tandis que l’offensive générale sur tous les points du front empêcherait l’ennemi de se ressaisir et de reconstituer un front stable. Dans un troisième temps, les troupes russlaves marcheraient jusqu’à la frontière moldavienne en bousculant sur leurs passages les débris désorganisés des armées paloniennes.

Au-delà de ses mérites militaires, ce plan avait également des objectifs politiques : si la victoire était suffisamment rapide et totale, cela pouvait décourager Edoran d’intervenir plus avant dans le conflit et d’accepter le retour de la Transvalachie aux mains du Tsar. Pour cette raison, il était aussi nécessaire que les troupes russlaves s’arrêtent strictement à la frontière moldavienne et ne tentent aucun assaut sur la ligne de défense Dutronc-Pombal.

Quant à la flotte impériale, très inférieure à son homologue edoranaise, il avait été décidé ceci: les batîments les moins rapides resteraient à Maremartiez pour servir de forteresses navales. Le reste de la flotte, composé d'une trentaine de navires à la vitesse appréciable, lanceraient une attaque sur les ports edoranais afin d'entrainer la flotte ennemie à leur poursuite. L'amiral Dmitrienko se lancerait alors dans un vaste périple autour du Micromonde, entraînant la flotte ennemie à sa suite, le temps que les armées de terre emportent la victoire.

L’Armée était prête, les plans étaient ficelés. Les officiers lorgnaient nerveusement vers la ligne téléphonique spéciale qui reliait le GQG à Murasibirsk, attendant l’ordre fatidique qui ne venait toujours pas…

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