La Sainte Russlavie

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Excellences, Altesses, messieurs et mesdames.



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 Un train à travers la Russlavie....

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Feodor V. Pojarski



Nombre de messages : 347
Date d'inscription : 06/09/2008

MessageSujet: Un train à travers la Russlavie....   Ven 28 Fév 2014 - 20:03


Dans la plaine qui s’étendait entre Murasibirsk et le Don, un train serpentait lentement vers la Vieille Capitale. Ce train était plein à craquer de Russlaves qui fuyaient les protectorats du Sud pour chercher protection sous les murs de la Capitale. C’étaient pour la plupart des marchands, des colons, des propriétaires, qui préféraient quitter leurs établissements en Kazharie ou en Krimée plutôt que de risquer y être égorgés par la population locale ou la soldatesque krasslandaise. C’étaient aussi des moujiks des régions frontalières qui, craignant de nouvelles invasions, fuyaient vers la Russlavie centrale, n’emportant avec eux rien que leurs enfants et la chemise qu’ils avaient sur le dos.

Mais le plus misérable de tous les passagers était sans conteste ce clochard qui, assit à même le sol dans le wagon de queue, regardait anxieusement par les fenêtres, dévorant le paysage de ses yeux fiévreux. Maigre à en faire peur, noir de crasse, le visage mangé par une barbe broussailleuse, vêtu de hardes infectes, nul n’aurait pu se douter que ce débris humain n’était nul autre que le prince Fedor Vassilievitch Pojarski, qui jadis avait été successivement Premier Ministre du Tsar, Généralissime des Armées Impériales, puis criminel de guerre et enfin bagnard au fin fond de la Kazharie, sans parler de tous les agissements qu’il avait commis dans une autre vie, avant de revêtir l’identité du prince Pojarski...


- T’as eu des temps difficiles, à ce que je vois !

Cette apostrophe tira Pojarski de sa rêverie. L’intrus, un gros marchand au teint rougeaud, s’assit à côté de lui et lui tendit un oignon au vinaigre, que Pojarski s’empressa d’engloutir. C’était vrai. Les derniers mois avaient été… difficiles. Après qu’il eut fini de mâcher, Pojarski répondit à son bienfaiteur :

- Da, les protectorats du Sud ne sont pas des endroits agréables pour les Russlaves ces derniers temps…

- S’il n’y avait que ça ! s’exclama le marchand ; n’oublie pas la Transvalachie ! Et la Petite-Russlavie !

Interloqué, Pojarski demanda :
- Et le Tsar, qu’est ce qu’il attend ? Pourquoi il n’envoie pas Ioudenitch et deux-trois corps d’armée pour refouler toute cette chiennaille ?

Le marchand le regarda comme s’il avait affaire à un fantôme, ce qui, du reste, n’était pas si éloigné de la vérité :
- M…Mais ma parole t’as passé l’année écoulée dans une grotte ?! « A peu près » songea Pojarski. Le marchand reprit : « Y’a plus de Tsar ! Le Tsar Kostia est mort !"  

- Et qui lui a succédé ? demanda Pojarski.

- C’est ça qui est curieux, soupira le marchand. « Personne. La famille a disparu. Z’ont fui en Noordzeeland, pour c’que j’en sais. Y’a eu un pope, Mgr Soyembika, il est devenu régent. C’est depuis lors que tout va mal pour la Russlavie… » ajouta le marchand.

Un homme au fond du wagon, habillé en bourjoui, intervint dans la conversation :

- Ce pope est un incapable ! C’est la révolution à travers tout l’est du pays, de Svetivostok à Tobolsk, et le gouvernement, ce « Conseil Théocratique » ne fait rien !

Pojarski fronça les sourcils. La révolution ?

- Ouais, approuva un jeune homme au maintien militaire qui fumait à la fenêtre ; « Ces maudits rouges ont profité de la situation pour faire un coup d’état à Svetivostok pas plus tard que la semaine passée, c’est mon cousin qui est télégraphiste à Orenburg qui me l’a dit !

Eh bien ma foi…, pensa Pojarski, un mauvais sourire aux lèvres, il est temps que nous arrivions à Murasibirsk et que j’ai une conversation avec ce régent…

Justement, le train ralentissait, car il arrivait en gare de Stepanitchevo, l’un des faubourgs de Murasibirsk. Alors que le train décèlerait pour s’arrêter devant le quai, on entendit, porté par le vent, le bruit de coups de canon et de rafales de mitrailleuses qui se faisaient entendre depuis le centre-ville.

Au milieu de la panique grandissante, Pojarski se fraya un chemin et descendit sur le quai. Il agrippa le premier factionnaire sur lequel il mit la main et lui demanda :


- Qu’est-ce que c’est ? Qu’est ce qui se passe en ville ?

Le malheureux préposé était tellement affolé qu’il ne trouvait rien à redire à cette déplaisante familiarité. Il répondit, en panique :

- C’est un putsch ! La régence a été renversée ! Des soldats ! Le maréchal Romanovsky ! Ils ont chassé la gendarmerie ! Il y a des combats de rue ! Ils tirent au mortier sur la caserne St-Pavel !

Pojarski relâcha sa prise. Romanovsky ! ce vieux gredin, cet indécrottable républicain !… Pojarski éclata de rire. Décidément, il n’était pas le seul à faire son grande retour aux affaires.

Mais pour l’instant, cela signifiait surtout que Murasibirsk n’était plus sûre. Pojarski entendit soudain :


« Dernier train pour Gornograd ! Départ immédiat ».

En quelques enjambées rapides qui démentaient sa faiblesse, le prince Pojarski sauta sur les voies et embarqua dans le vieux train qui démarrait lentement de l’autre quai, en direction du nord, et de Gornograd. S’il y avait bien quelque part où les partisans de l’ordre devaient se rassembler, c’était bien dans l’ancienne capitale impériale de Gorno le Grand… Pojarski préparait déjà mentalement les lettres et télégrammes qu’il allait adresser à ses anciens frères d’armes.

Alors que la nuit tombait sur la plaine russe, le prince Pojarski réfléchissait, fumant lentement des cigarettes qu’il avait dérobé dans la poche d’un voyageur assoupi.
D’après les renseignements qu’il avait glané, la Russlavie était face à deux impératifs, également importants :

- Écraser les Rouges et autres démocrates, qui commençaient à prendre un peu trop leurs aises ;

- Rétablir l’intégrité des frontières, en écrasant les diverses sécessions périphériques et en boutant les étrangers hors de l’Empire.

Ces deux objectifs n’étaient pas contradictoires, mais il serait difficile de les mener de front. S’assoupissant lentement au rythme du voyage, Pojarski réfléchissait aux combinaisons possibles… Certes, Romanovsky était un républicain, mais c’était aussi un patriote… Ne pourrait-on pas l’utiliser pour écraser la révolution merksiste ? Et pourquoi Pojarski ne rendrait-il pas visite à son vieil « ami » Boulkianov, pour le convaincre que le vrai péril n’était pas la Russlavie, mais bien le Merksisme micromondial ?  Ou bien alors ce Ztalinov, qui règnait sur la Petite-Russlavie, et dont ses camarades de voyage lui avaient dit le plus grand bien ? Enfin, restait la possibilité de faire appel aux anciens ennemis d’hier, Edoran, ou même le Jaton, pour aider la Russlavie à se débarasser des gangrènes qui la rongeaient…

Décidément, songea Pojarski avec délice, l’anarchie dans laquelle il avait retrouvé son vieux pays lui semblait propice à de grandes choses… Pas d’erreur, le prince Pojarski était fait pour la guerre, bien d’avantage que pour la paix…


_________________
Prince Feodor Vassilievitch Pojarski
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